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- Ce sujet contient 35 réponses, 16 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Manivel, le il y a 15 années et 11 mois.
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6 juillet 2010 à 6h16 #420001083404
Chimère
MembreIl n’y a pas que le tritium qui peut être radioactif dans les montres. toutes les pièces acier issue de chaine de recyclage chinoise ou russe est potentiellement radioactif. Quand on recycle un sous marin nucléaire ça laisse des traces…
Je sais que la radioactivité des aciers pose problème dans certaines industrie.
exemple:
http://www.lexpansion.com/economie/actualite-entreprise/comment-le-recyclage-de-l-acier-disperse-de-la-radioactivite_195646.html6 juillet 2010 à 9h16 #420001083405caput
MembrePour infos un article de 2003 sur la "La radioactivité d’une montre au tritium est 1000 fois plus élevée que dans la nature".
- Citation :
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Le président de la Criirad dénonce la vente illégale mais généralisée de montres radioactives
Selon une enquête de la Criirad (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité), une grande quantité de montres vendues en France contient du tritium, une forme radioactive de l’hydrogène. Utilisé pour faire briller les aiguilles et les cadrans, le tritium peut être respiré ou entrer dans l’organisme à travers la peau au niveau du poignet. Selon Roland Desbordes, physicien, président de la Criirad, le taux de radioactivité présent dans ces montres, interdites à la vente depuis avril 2002, dépasse les normes internationales. Mais ni les consommateurs, ni même les employés de l’industrie horlogère ne semblent au courant des dangers potentiels du tritium.Quels sont les fabricants de montres qui utilisent du tritium ?
Roland Desbordes : Ce sont principalement des fabricants suisses et américains, comme Omega, Berreta, Baume & Mercier ou Fortis. La liste de ces montres serait trop longue à publier et nous n’avons pas les moyens de tester tous les produits. Nous avons rédigé à l’attention des consommateurs un test simple pour savoir si leur montre contient du tritium ou pas. Nous pouvons envoyer ce protocole par courrier à tous ceux qui le souhaitent.Est-ce qu’on continue à utiliser le tritium en France ?
Il n’y a pratiquement plus de fabricants de montres en France, mais certains ateliers de maintenance sont concernés. La durée de vie du tritium est limitée : tous les 7 ou 8 ans, des montres doivent être retraitées pour continuer à briller. J’ai demandé à des techniciens d’un atelier de maintenance de Breitling à Besançon ce qu’ils employaient. Ils m’ont répondu "des flacons de tritium", sans savoir que le produit qu’ils manipulent quotidiennement est radioactif ! C’est d’ailleurs le même problème avec les bijoutiers, qui n’ont pas conscience de vendre un objet "à risque". Nous sommes face à l’ignorance totale de la profession vis-à-vis de ce problème.Que risque-t-on en portant tous les jours une montre qui contient du tritium ?
Une montre est en contact direct avec la peau. Le tritium ne peut pas être confiné, il pénètre par la peau et irradie l’intérieur de l’organisme. Nous avons mesuré le taux de radioactivité dans l’urine d’une personne qui a porté une montre plusieurs heures : ce taux s’élève à plusieurs centaines de milliers de Becquerel par litre, mille fois plus que le taux "naturel". A ce niveau-là, ce n’est pas dangereux pour l’organisme, mais j’insiste sur la notion de risque. On dépasse ici les normes internationales de radioprotection. Il s’agit de faibles doses, qui sont en dessous des limites imposées par la norme ISO 3157, mais au-dessus du seuil "négligeable". C’est d’autant plus inquiétant pour une femme enceinte ou une personne fragile. Tout dépend bien sûr de la fréquence à laquelle on porte sa montre, de nuit comme de jour.Pourquoi l’industrie horlogère continue-t-elle à utiliser le tritium ? Est-ce qu’il existe des produits de remplacement ?
Jusqu’à maintenant, les industriels étaient soumis à la norme internationale ISO 3157, élaborée par la profession. Cette norme autorise l’utilisation de tritium à l’intérieur de la montre et admet un certain taux de fuite de radioactivité. Cependant, elle viole les dispositions du décret 2002-460, qui interdit, en France, tout ajout de radioactivité dans les biens de consommation. Malgré tout, l’industrie horlogère utilise encore des procédés de fabrication aberrants, simplement par habitude. Les fabricants japonais ont développé de nouveaux produits de remplacement. Ils ont remplacé le tritium par de nouveaux procédés chimiques non radioactifs. C’est le cas du Luminova, mis au point par Seiko, ou du LumiBrite, développé par une société japonaise spécialisée dans les pigments. Ces peintures luminescentes se rechargent à la lumière ambiante et peuvent faire briller les montres pendant plusieurs heures.Suite aux résultats de cette étude, que préconisez-vous ?
Nous voulons que le consommateur soit informé de la quantité de radioactivité présente dans le produit qu’il achète. Pratiquement aucune montre ne donne les bonnes indications, même sur la notice d’utilisation. La profession horlogère est totalement en tort vis-à-vis de l’acheteur. Nous aimerions mettre en place un logo, par exemple le logo nucléaire, sur toutes les montres vendues en France, qui serait barré ou non en fonction de la présence de tritium. D’ici quelques mois, nous recommencerons nos mesures. Nous irons sans doute jusqu’aux procès à l’encontre des fabricants non réglementaires.
7 juillet 2010 à 13h55 #420001083406carlgustav
Membre- cheminal67 a écrit:
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- Brice Bling a écrit:
- Les seules montres qui pourraient craindre les radiations sont les montres quartz, sinon je ne vois pas…
ou les émettre.
100% pur Radium.

C’est pour cela que tu l’as montée sur un bracelet rouge ?
7 juillet 2010 à 15h12 #420001083407cheminal67
Membre- carlgustav a écrit:
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- cheminal67 a écrit:
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- Brice Bling a écrit:
- Les seules montres qui pourraient craindre les radiations sont les montres quartz, sinon je ne vois pas…
ou les émettre.
100% pur Radium.

C’est pour cela que tu l’as montée sur un bracelet rouge ?
Qui avec le temps fini aussi par ce patiner en moins vif.
7 juillet 2010 à 21h20 #420001083408carlgustav
MembreC’est dû aux radiations ! Blague à part, j’ai constaté que des mouvements de grosses montres réveil, portefeuilles,années 30, débarrassées de leur cadrans , réagissaient encore au compteur Geiger !
C’est peut-être l’explication des montres " anti-radiations " de ce post : des montres qui, soumises à un champ radio-actif intense, ne l’emmagasinent pas dans la montre, pour ne pas mettre en danger le porteur.
A Tchernobyl, peut-être pas complétement inutile … Terrible à dire.
7 juillet 2010 à 22h20 #420001083409Iznogoud005
MembreIl faut arrêter de dire n’importe quoi. Il n’y a pas une radio-activité mais plusieurs. Celle du Radium est dangereuse, parce que hautement ionisante et pénétrante. Celle du tritium est quasi inoffensive, et très peu pénétrante.
Le danger d’une montre au tritium ne vient pas des rayons radioactifs mais des molécules de gaz qui s’échappent, et qui sont ensuite éventuellement absorbées (ingérées ou respirées). D’où l’intérêt de contenir le gaz dans des microtubes scellés ("vials").Les substances lumineuses au tritium présente un avantage majeur sur les luminova et al., elles n’ont pas besoin de lumière pour se recharger, l’énergie provenant de la désintégration radioactive et brillent de façon continue pendant 10 ans*, même dans l’obscurité totale.
*en fait, au cours de ces 10 ans la désintégration diminue régulièrement jusqu’à être la moitié de ce qu’elle était neuve; couplée au vieillissement de la substance luminescente, il ne reste plus grand chose après 10 ans
8 juillet 2010 à 7h44 #420001083410tic68
MembreBonjour,
Coriace quand-même, la peinture au radium …
Vu sur ce bon site : http://www.calixo.net/~knarf/jaz/jaz.htm
1997 : une pollution radioactive est détectée sur le site Jaz, due à l’emploi jusqu’au début des années 1960 de peinture au radium pour les affichages phosphorescents des montres et réveils.
Ces traces de radioactivité ont été éliminées au cours du 1 er semestre 1999.Cordialement.
8 juillet 2010 à 9h03 #420001083411carlgustav
Membre- Iznogoud005 a écrit:
- Il faut arrêter de dire n’importe quoi. Il n’y a pas une radio-activité mais plusieurs. Celle du Radium est dangereuse, parce que hautement ionisante et pénétrante. Celle du tritium est quasi inoffensive, et très peu pénétrante.
Le danger d’une montre au tritium ne vient pas des rayons radioactifs mais des molécules de gaz qui s’échappent, et qui sont ensuite éventuellement absorbées (ingérées ou respirées). D’où l’intérêt de contenir le gaz dans des microtubes scellés ("vials").Les substances lumineuses au tritium présente un avantage majeur sur les luminova et al., elles n’ont pas besoin de lumière pour se recharger, l’énergie provenant de la désintégration radioactive et brillent de façon continue pendant 10 ans*, même dans l’obscurité totale.
*en fait, au cours de ces 10 ans la désintégration diminue régulièrement jusqu’à être la moitié de ce qu’elle était neuve; couplée au vieillissement de la substance luminescente, il ne reste plus grand chose après 10 ans
Quand on évoque une montre des années 30, on parle de radium, et non de tritium.
Et lorsque l’aiguille du Geiger, après plus de 70 années, réagit vivement en présence du cadran, et même de la platine, on n’a pas l’impression " qu’il ne reste plus grand chose après 10 ans ".
Et pour complèter l’info de Tic68, très pertinente, il faut évoquer les fréquentes pathologies endurées par les ouvrieres qui appliquaient, au pinceau, ce radium.
8 juillet 2010 à 11h32 #420001083412caput
Membre- carlgustav a écrit:
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Et pour complèter l’info de Tic68, très pertinente, il faut évoquer les fréquentes pathologies endurées par les ouvrieres qui appliquaient, au pinceau, ce radium.
En humectant parfois leurs pinceaux avec la bouche.
Et dans ce genre de travaux les femmes étaient je crois majoritaire.8 juillet 2010 à 12h10 #420001083413tic68
Membre- caput a écrit:
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- carlgustav a écrit:
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Et pour complèter l’info de Tic68, très pertinente, il faut évoquer les fréquentes pathologies endurées par les ouvrieres qui appliquaient, au pinceau, ce radium.
En humectant parfois leurs pinceaux avec la bouche.
Et dans ce genre de travaux les femmes étaient je crois majoritaire.
J’en ai déjà vu au Bois de Boulogne qui brillaient bien la nuit, mais bien trop jeunes pour avoir travaillé chez Jaz à l’époque…
Blague à part, j’en reviens à cet article qui nous apprend que la radioactivité a été détectée (sûrement pas mesurée avant) en 1997,
longtemps après la fin de l’ emploi de ce procédé jusqu’au début des années 1960 .Je finis par me poser des questions au sujet de ma collection de vieux réveils aux belles aiguilles bien visibles la nuit !
Cordialement.
8 juillet 2010 à 13h51 #420001083414carlgustav
MembreHorlogerie suisse .com a édité le même sujet, il y a une année environ.
Il en ressortait que ce problème de dangerosité des index radium ne doit pas être absolument anodin, des études très précises et chiffrées ayant été réalisées à l’époque sur du matériel militaire, montres de bord surtout, dont certaines affichaient des valeurs considérables, en regard de celles d’instruments civils, pas à proprement parler dangereux, selon les conclusions.
8 juillet 2010 à 14h24 #420001083415Iznogoud005
MembreLes montres dont il est question dans le sujet n’ont pas 70 ans. Certaines sont même beaucoup plus moderne.
Il ne s’agit pas de nier les dangers de travailler avec des produits radioactifs, quels qu’ils soient puisque leur ingestion est suivie d’une incorporation dans les tissus (Organically Bound) potentiellement plus dangereuse car restant en place plus longtemps dans l’organisme (environ 1 mois pour le tritium, on parle de période biologique).
Quiconque travaille avec ces substances est donc amené à doser son exposition pour éviter des dommages à long terme.
Il en va tout autrement pour les porteurs de ces montres, pour lesquels le risque est statistiquement inexistant.
Je n’ai d’ailleurs pas connaissance d’un cas où une pathologie ait pu être liée au port d’une montre avec un cadran au radium (mais c’est statistiquement possible, contrairement à un cadran au tritium)2 novembre 2010 à 22h02 #4200010834161917
Membre- carlgustav a écrit:
- Merci pour le lien; effectivement, c’est bien indiqué ! Ils ont même une pièce incorporant un compteur Geiger ; là ça devient intéressant…
la raketa compteur geiger ressemble à ça :
(crédit : mauvaise capture d’écran d’un plan du documentaire sur l’histoire de la fabrique de saint-petersbourg : https://www.youtube.com/watch?v=PNMMSQHKnW4&feature=player_embedded où elle est présentée avec d’autres obscures raketa)3 novembre 2010 à 22h41 #420001083417carlgustav
MembreMerci pour ce lien ; ils doivent bien être les seuls à avoir produit une montre incorporant un compteur Geiger, pouvant, hélas , se révéler utile .
4 novembre 2010 à 9h18 #4200010834181917
MembreBah… il y a plein de pièces intéressantes (ou du moins curieuses, et par là charmantes) dans l’horlogerie russe dont une bonne partie chez raketa :
par exemple ça (mouvement raketa 2209 ; je dis ça mais y a peut-être des suisses ou autres qui ont fait la même chose…) :
ou ça :
(et son mouvement, côté cadran :
, côté fond, c’est la platine.)
ou encore ça (cadran en pierre — la manufacture de saint-petersbourg (usine raketa) était à la base une manufacture de taille de pierre) :
ou etc.
(crédit images : Alexander Brodnikovski, http://translate.googleusercontent.com/translate_c?hl=fr&ie=UTF-8&sl=ru&tl=en&u=http://fotki.yandex.ru/users/asasin0611/album/104334/&prev=_t&rurl=translate.google.com&usg=ALkJrhgu8teWH1rqeZ7ea_kVsxSUlbUV5Q)
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