Montandon et frères Locle : de la seconde morte

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  • #420000844234
    chronofolie
    Membre
    Citation :
    Comme je te le dis depuis 3 plombes

    Oulààà, faudrait voir à se détendre What the fuck ?!?
    La première partie de la réponse pré-citée concernait les renseignements Montadon fournis par Antoine.
    La deuxième partie faisait référence aux diverses interventions.
    Je savais dès le départ qu’il s’agissait d’une seconde morte indépendante avec commande à poussoir. Ce que j’ignore, c’est comment fonctionne exactement l’embrayage de cette seconde (j’ai partiellement compris le fonctionnement à travers le post du Pianiste sur la foudroyante) ainsi que la provenance, on va dire l’ ‘enveloppe’ originelle de ce mécanisme tel que présenté dans son ‘boitier’. Je ne maitrise sans doute pas très bien les termes techniques mais je ne suis pas complètement stupide.

    #420000844235
    fly back
    Membre
    chronofolie a écrit:

    Ravi je suis d’être tombé sur une aussi belle mécanique, tjs fonctionnelle de surcroît ! Ceci dit je me demande dans quoi était ’emballé’ ce cadran.

    Une montre.

    Dont mise à part la commande à poussoir , tout le reste est idem smi

    #420000844236
    Nachtmotte
    Membre

    Excuses pour cette question : que s’appelle SMI?

    Seconde Morte ?

    Merci
    Antoine

    #420000844237
    fly back
    Membre
    Nachtmotte a écrit:
    Excuses pour cette question : que s’appelle SMI?

    Seconde Morte ?

    Merci
    Antoine

    indépendante ( le fouet est le seul organe qui passe dans le pignon) du rouage mouvement.

    Indépendant= qui n’en dépend pas.

    contrairement à la trotteuse qui dépend de l’avance du rouage

    #420000844238
    Petrus2
    Membre

    Je déterre ce sujet pour apporter un élément d’information, mais également une question…

    Ce superbe mouvement n’est pas sans rappeler l’un des mouvements cité dans l’ouvrage d’Hartmut Zantke sur la vie et l’oeuvre de Louis-Benjamin Audemars.
    IL est en effet actionné au pendant et semble avoir été réalisé par Jules Audemars vers 1845. Des mouvements similaires furent également livrés à Huguenin.

    Montandon et frères Locle : de la seconde morte 88b3-d602-451f-8608-e4eef0a20456

    IL s’agit bien là d’une foudroyante au 1/4
    Montandon et frères Locle : de la seconde morte 06da-4ce0-47dc-84e0-440c34500401

    Jules Huguenin avec même mouvment, mais pussoir à 12h00

    Montandon et frères Locle : de la seconde morte 3a81-3330-4b69-91d6-0de41a07f2c9

    Vous noterez les deux graduations sur le cadran, la seconde centrale semblant également battre le quart.

    Question 1 : peut on alors parler de seconde morte pour la seconde centrale ?

    La question 2 à présent : peut il y avoir à la fois seconde morte battant la seconde et non le quart et foudroyante au quart actionné par un unique poussoir ?

    #420000844239
    Milou
    Membre
    chronofolie a écrit:
    Lorsque j’ai rangé tous les mouvements récupérés (en l’occurence les poches de très bonnes factures), j’ai laissé ce truc quelques temps sur le côté. Un soir je me suis décidé à y jeter un oeil…

    De prime abord, pas de quoi secouer un prunier.

    Montandon et frères Locle : de la seconde morte Ab6ujk

    Mais à la vue du fond…

    Montandon et frères Locle : de la seconde morte 254zlvl

    En déclipsant le cadran, je découvre ceci :

    Montandon et frères Locle : de la seconde morte Iqkkud

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    Montandon et frères Locle : de la seconde morte 2n1bd40

    Quelque peu surexcité, je sors le mouvement ( il fait 38 mm environ) et découvre ce petit bijou !!!

    Montandon et frères Locle : de la seconde morte 5vn7le

    Rhaaaa qu’il est beau avec sa symétrie parfaite, ses deux barillets, ses 3 carrés…

    Montandon et frères Locle : de la seconde morte Nqtuo2

    Montandon et frères Locle : de la seconde morte 2vvuo34

    Quelle finition !

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    Montandon et frères Locle : de la seconde morte Nobrsy

    Montandon et frères Locle : de la seconde morte Ao27ty

    Ravi je suis d’être tombé sur une aussi belle mécanique, tjs fonctionnelle de surcroît ! Ceci dit je me demande dans quoi était ’emballé’ ce cadran.

    Je fais aussi du déterrage, mais j’aimerais savoir si le mouvement est en acier? Ca n’a pas l’air d’être rhodié. Merci pour la réponse.

    #420000844240
    Gzotor
    Membre

    Eh ben alors Milou, c’est quoi cette question, à cette époque l’électricité n’existait pas vraiment, alors le rhodiage non plus évidemment! clown

    Les dorures jusqu’à une certaine époque, se faisaient au mercure; j’ai appris ça en histoire de l’art, on met l’or à dissoudre dans le mercure, puis on trempe la pièce à dorer dedans, et on chauffe le mercure jusqu’à évaporation complète.
    La pièce est dorée mais on meurt très vite à cause du mercure qu’on respire au passage, ce qui est un peu con, en fait. Ça pourrait certainement se refaire de nos jours dans un environnement bien contrôlé, mais bon…

    Certains cadrans des pendules de paris pouvaient être argentés aussi, je ne sais pas comment à l’époque, ça se faisait aussi sur certains mouvements plus récents.
    Les deux étaient fait de laiton au départ.

    Autrement, je n’ai jamais tenté de limer ce genre de matériau pour voir ce qu’il y a dessous, mais je pencherais pour un alliage de cuivre et autre chose qui a donne cette couleur… Un genre de Maillechort peut-être? Qui du coup n’est pas plaqué. Ou un alliage avec de l’argent…

    Pour ce qui est de l’acier, les ponts de rouages et platines ne sont jamais en acier sur aucun mouvement. Surtout sur des montres anciennes où les rubis se cassent en soufflant dessus… Pour dire que je me vois mal river un rubis ancien dans de l’acier!

    Et le laiton et ses alliages sont SURTOUT beaucoup plus facile à usiner dans tous les cas.

    Et puisque j’y suis, ce mouvement est très beau! bravohap

    J’aimerais bien en voir un de près!

    #420000844241
    Wolfy
    Membre
    Gzotor a écrit:
    Eh ben alors Milou, c’est quoi cette question, à cette époque l’électricité n’existait pas vraiment, alors le rhodiage non plus évidemment! clown

    Les dorures jusqu’à une certaine époque, se faisaient au mercure; j’ai appris ça en histoire de l’art, on met l’or à dissoudre dans le mercure, puis on trempe la pièce à dorer dedans, et on chauffe le mercure jusqu’à évaporation complète.
    La pièce est dorée mais on meurt très vite à cause du mercure qu’on respire au passage, ce qui est un peu con, en fait. Ça pourrait certainement se refaire de nos jours dans un environnement bien contrôlé, mais bon…

    Certains cadrans des pendules de paris pouvaient être argentés aussi, je ne sais pas comment à l’époque, ça se faisait aussi sur certains mouvements plus récents.
    Les deux étaient fait de laiton au départ.

    Autrement, je n’ai jamais tenté de limer ce genre de matériau pour voir ce qu’il y a dessous, mais je pencherais pour un alliage de cuivre et autre chose qui a donne cette couleur… Un genre de Maillechort peut-être? Qui du coup n’est pas plaqué. Ou un alliage avec de l’argent…

    Pour ce qui est de l’acier, les ponts de rouages et platines ne sont jamais en acier sur aucun mouvement. Surtout sur des montres anciennes où les rubis se cassent en soufflant dessus… Pour dire que je me vois mal river un rubis ancien dans de l’acier!

    Et le laiton et ses alliages sont SURTOUT beaucoup plus facile à usiner dans tous les cas.

    Et puisque j’y suis, ce mouvement est très beau! bravohap

    J’aimerais bien en voir un de près!

    Certes l’électricité proprement dites non mais la pile oui ( Daniell par exemple) et la galvanoplastie reconnu en 1837/38, donc vue ce que j’ai lue ( 1880 ) la chose aurai pu être possible, je dis bien  » aurai » donc non affirmatif Mr. Green

    #420000844242
    Milou
    Membre
    Gzotor a écrit:
    Eh ben alors Milou, c’est quoi cette question, à cette époque l’électricité n’existait pas vraiment, alors le rhodiage non plus évidemment! clown

    Les dorures jusqu’à une certaine époque, se faisaient au mercure; j’ai appris ça en histoire de l’art, on met l’or à dissoudre dans le mercure, puis on trempe la pièce à dorer dedans, et on chauffe le mercure jusqu’à évaporation complète.
    La pièce est dorée mais on meurt très vite à cause du mercure qu’on respire au passage, ce qui est un peu con, en fait. Ça pourrait certainement se refaire de nos jours dans un environnement bien contrôlé, mais bon…

    Certains cadrans des pendules de paris pouvaient être argentés aussi, je ne sais pas comment à l’époque, ça se faisait aussi sur certains mouvements plus récents.
    Les deux étaient fait de laiton au départ.

    Autrement, je n’ai jamais tenté de limer ce genre de matériau pour voir ce qu’il y a dessous, mais je pencherais pour un alliage de cuivre et autre chose qui a donne cette couleur… Un genre de Maillechort peut-être? Qui du coup n’est pas plaqué. Ou un alliage avec de l’argent…

    Pour ce qui est de l’acier, les ponts de rouages et platines ne sont jamais en acier sur aucun mouvement. Surtout sur des montres anciennes où les rubis se cassent en soufflant dessus… Pour dire que je me vois mal river un rubis ancien dans de l’acier!

    Et le laiton et ses alliages sont SURTOUT beaucoup plus facile à usiner dans tous les cas.

    Et puisque j’y suis, ce mouvement est très beau! bravohap

    J’aimerais bien en voir un de près!

    Salut Gzotor

    Tu as raison je n’ai pas beaucoup réfléchi sur ce coup. C’était plus une constatation qu’une question. Le fini donne l’impression d’avoir affaire à de l’acier et tu as donné des pistes quant aux alliages possibles. J’ai fait la remarque parce qu’il y aurait certainement la possibilité de polir certaines parties du mouvement et de brosser d’autres si ce n’est pas traité en surface.

    En tout cas chaque collectionneur de mouvement aimerait avoir cette pièce. Bravo pour cette trouvaille. Pour ce qui est de sertir dans les différents métaux je n’y connais pas encore grand chose.

    #420000844243
    Petrus2
    Membre

    Un p’tit UP pour les questions tout en bas…
    Merci !

    Petrus2 a écrit:
    …
    Question 1 : peut on alors parler de seconde morte pour la seconde centrale ?

    La question 2 à présent : peut il y avoir à la fois seconde morte battant la seconde et non le quart et foudroyante au quart actionné par un unique poussoir ?

    #420000844244
    franck272
    Membre

    Voici les définitions extraites de « La montre Française’ par Aldolphe CHAPIRO

    Montandon et frères Locle : de la seconde morte - Page 2 Smi10

    #420000844245
    Petrus2
    Membre

    Merci Franck,

    c’est en effet la définition qui me semble universellement admise. Elle est largement reprise sur le web ou dans d’autres ouvrages.

    As-tu une idée sur la seconde question ?

    #420000844246
    Milou
    Membre
    fly back a écrit:

    Comme je te le dis depuis 3 plombes, il s’agit d’un mvt de montre SMI, qui est très rare, car ancètre des chronos, par système de poussoir, au contraire des classiques SMI qui sont à petite commande par glissière Seul l’imaginaire peut hélas nous faire supposer un poussoir au pendant, ou sur carrure.

    Te reste à la réemboiter…

    Est-ce la même SMI qui a fabriqué des réveils?

    #420000844247
    Petrus2
    Membre
    #420000844248
    Milou
    Membre
    Petrus2 a écrit:
    Non, rien à voir. SMI pour Seconde Morte Independante

    https://famontres.com/forums/topic/societe-meridionale-d-industrie-marseillaise/page/15/

    Autant pour moi confiused . Si j’avais lu un peu plus attentivement…Le mouvement présenté date de quand?
    Merci.

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