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- Ce sujet contient 62 réponses, 29 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Asfrag, le il y a 11 années et 9 mois.
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14 novembre 2014 à 19h48 #420002573441
euskadi33
Membre- L0r@N a écrit:
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+1
Par contre le « mètres below surface »
if if itiz goude
15 novembre 2014 à 13h02 #420002573442cyrcaete
Membre- Narval a écrit:
- Petit à petit […]
Beau récit d’expérience que je comprends, ô combien. Si toutefois je peux me permettre, car je ne veux pas gâcher le plaisir, je voudrai rappeler que la plongée en apnée est une activité risquée et que des profondeurs au-delà de 5 m ne sont pas « toutes relatives » mais déjà conséquentes. En principe, il ne faut pas s’y lancer seul ou seul avec un enfant, mais toujours avec un autre adulte qui reste en surface, surveille la progression, et peut plonger rapidement pour ramener son partenaire en cas de défaillance.
Je plaide coupable : j’ai plongé seul très souvent et pas toujours près des côtes, pour le plaisir et aussi par goût de la performance. D’abord quelques mètres pour voir, puis cinq mètres, puis sept, puis dix, puis douze, puis quinze… avec un peu d’entraînement et d’habitude, on y arrive, on descend plus vite, plus loin, on admire les fonds, je prenais même quelques photos, puis on remonte… et la remontée est interminable, comme tu dis. Cette sensation est lié au fait que le taux d’oxygène dans le sang chute lors de la remontée, et plus particulièrement entre 10 m et 5 m où la variation de pression est la plus importante, ce qui entraîne un besoin pressant de respirer que le plongeur réfrène évidemment. C’est là que peut arriver l’accident. En effet, à elle seule, cette chute du taux d’oxygène peut déjà provoquer une syncope, le plus souvent entre 7 et 5 m. Mais la diminution du taux d’oxygène dans le sang s’accompagne corrélativement d’une augmentation du taux de dioxyde de carbone. Or, au-delà d’un certain taux de dioxyde de carbone se produit un réflexe respiratoire qui ne peut plus être contrôlé par la volonté (il se produit même en état de syncope) : on inspire, littéralement, de l’air si on est à la surface, de l’eau si on n’est pas remonté assez vite. Et cela ne prévient absolument pas, il n’y a pas de signe avant-coureur. Si l’on est seul ou si personne n’est capable de vous remonter, c’est la noyade car sitôt après avoir inspiré de l’eau, on coule immédiatement sans jamais reprendre connaissance.
En piscine, je tenais plus de 3 mn sous l’eau, cela laisse théoriquement le temps de descendre à 20 m et de remonter, et j’ai été tenté de le faire. Mais voilà, comme j’ai pu m’en rendre compte, après 12 à 15 mètres de fond en pleine mer, l’effort physique d’une plongée en apnée est déjà important, la consommation d’oxygène augmente et nul ne peut prévoir le moment du fameux réflexe respiratoire. Quand la tête commence à tourner en surface juste après l’apport d’oxygène, c’est qu’on en était pas si loin, mais au moins, à ce moment, on ne risque plus rien. Selon la température de l’eau, sa forme physique et son âge (j’ai à peu près le même âge que toi et je pratique des sports d’endurance toute l’année), l’état de fatigue, le nombre de plongées déjà effectuées dans les dernières heures, la survenue de ce moment est variable, et quand on est au fond, on ne peut pas anticiper. La plupart des accidents se produisent pas très loin de la surface, à quelques mètres, mais même deux à trois mètres seulement, c’est déjà trop.
Je ne prends plus de risques : une fois remonté à la surface, je ne respire qu’après avoir nagé quelques brasses et au moins dix secondes sans forcer, si je n’y arrive pas, s’il faut absolument que je respire dès l’arrivée, si même je dois lutter pour retenir ma respiration en remontant, c’est que je suis allé trop profond… et je ne le fais plus. En pratique, je ne descend donc plus qu’à cinq mètres, rarement plus, parfois sept si la mer est claire, l’eau chaude et que les fonds s’y prêtent, je remonte complètement détendu et je sais que j’ai limité le risque.
La plongée en apnée apporte des sensations merveilleuses, mais sa pratique amène rapidement aux limites physiologiques ; il faut être informé de cela pour éviter un accident et souvent ce n’est pas le cas, surtout lorsqu’on découvre cette activité en vacances, seul, sans préparation. C’était mon cas au début, puis comme cela m’a plu, je me suis renseigné et formé, mais c’était au retour, bien après avoir pris des risques inconsidérés. D’autres n’ont pas eu la même chance, et les témoignages d’accidents sont nombreux, encore aujourd’hui. Le film Le Grand Bleu il y a déjà bien longtemps a été suivi d’une recrudescence importante de noyades, mais peu d’apprentis plongeurs le savent. Pire, certaines techniques respiratoires visibles dans ce film sont dangereuses (hyperventilation pour l’une, dite de « la carpe » pour l’autre), car elles entraînent une diminution de la proportion de gaz carbonique dans le sang, qui a pour conséquence, certes de retarder le fameux réflexe respiratoire (mais pas la syncope par asphyxie), mais surtout, retarde la sensation d’inconfort qui incite à remonter et conduit, le plongeur conservant artificiellement une sensation de bien-être plus longtemps, à descendre plus bas que ce qu’il pourra tenir à la remontée.
Peut-être sais-tu déjà tout cela, et si c’est le cas, mon propos pourra au moins être utile à d’autres ; quoiqu’il en soit, je te souhaite de belles plongées, mais sans risque inconsidéré, ni pour toi, ni pour ton fils.
15 novembre 2014 à 20h27 #420002573443euskadi33
MembreBonjour,
Ta réponse est tout à fait justifiée !
notre ami court à l’accidentMoi, je ne fais que plonger mais mes potes de la section apnée
m’autorisent à confirmer ton propos
http://bordeaux.asptt.com/actualites/resultats/la-plongee-sur-le-podium/
19 novembre 2014 à 8h36 #420002573444Osannah
Membreet oui, la majorité des gens pensent que c’est le manque d’O2 qui provoque le reflexe respiratoire, alors que c’est le niveau de gaz carbo qui est le facteur déclencheur….
en plus peu savent que c’est hyper pointu, on parle de pressions PARTIELLES (çà change tout), tête en bas, tête en haut, bonjour au rendez vous syncopal des 7 mètres….. ( ou 2 c’est pareil, t’es mort ) – remarque tu le vois pas arriver c’est instantané et sans douleurs.
Bref, ta contribution est très sympathique et un peu lyrique, mais si tu repasse par là, Narval ne pense pas qu’on te juge ou qu’on se la pète, mais prends juste en compte nos avis.
Très cordialement / Osannahpour revenir sur la Oris, je crois que je l’ai déjà dit dans le fil, j’aime beaucoup.
19 novembre 2014 à 14h05 #420002573445PIERROT585
Membreelle est superbe
le marquage de la profondeur est elle vraiment fiable?
merci pour la revue20 novembre 2014 à 9h39 #420002573446Narval
MembreBonjour à Tous
Merci Cyrcaète pour ces précisions , que j’ai lues avec le plus grand intérêt. Oui, très certainement, mon faible niveau théorique d’apnéiste aurait pu nous coûter cher et annihiler tout le plaisir de ces beaux moments de plongée. Heureusement, notre bonne forme physique a sans doute permis d’éviter un accident , et de nous sentir toujours à l’aise sous l’eau . Même si je n’ai pas une grande expérience de plongeur , mon organisme est entrainé tout au long de l’année à subir des états hypoxiques , par des entrainements réguliers aux limites de ma VMA , au cours de séance d’entrainement de course à pied, comme toi pour la pratique de course d’endurance , trails moyenne distance , semi marathons et marathons , raids, et juste avant ces fameuses vacances ma première participation à un triathlon format olympique soit une distance de 1500m en natation à couvrir en moins de 30 minutes . Et avant d’aller profond nous avons procédé par étapes , jour après jour, avec des séances d’ exercices quotidiens d’endurance dans la très grande piscine de l’hôtel . Quant à mon fils , même âgé de 13 ans , et malgré ma bonne pratique de la course à pied , et un niveau assez correct – 1h 34 au semi , 3h 26 au marathon, – il est plus rapide que moi à la course à pied sur 1000m et 2000m et est capable de me suivre quasi à mon rythme sur 12 km et même courir derrière moi sur 20 km , et bien qu’avant cet été il ne sache pas descendre au fond de la piscine , parce qu’il ne savait pas faire la décompression des tympans, il est bon nageur , plus rapide même que moi sur 50 m crawl et capable d’avaler 400m d’affilée . Bref, une bonne condition physique indispensable à la pratique de ce genre d’activité .
Si toutes ces précisions , ne nous exonèrent pas , pardon, ne m’exonère pas , d’une prise de risque sans doute excessive, je pense que notre bonne forme physique a permis de limiter la survenue d’un incident grave . Car , oui en effet la plongée , l’apnée sont des activités sportives risquées. La mer , pour les marins , pour les surfeurs ( que nous sommes aussi mon fils et moi ) , pour les pêcheurs des chalutiers ou pour les simples nageurs et baigneurs , est un milieu qui présente des risques . Et j’ai des amis qui sont morts noyés , emportés par un courant, ou assommés par une vague scélérate.
La question est alors , jusqu’où doit-on aller , jusqu’où doit t-on placer la limite. Jusqu’à quelle vitesse peut-on rouler ? est ce que la réponse , la limite doit-elle être la même pour tous , pour nous , pour un pilote de rallye ?
Pour moi qui ai beaucoup pratiquer l’alpinisme dans ma grande jeunesse, même avec la part d’inconscience propre à ce jeune âge, je connaissais les risques à gravir des parois de glace seulement chaussé de crampons et armés de piolets. Rien n’est jamais sûr , l’assurance d’une broche à glace au relais toute illusoire, la neige sur les ponts des crevasses bien profondes trop fragile , la tempête de neige qui vous prend a plus de 4000m , et les prémices d’une décharge électrique imminente qui vous tombe dessus et vous bourdonne aux oreilles . On devait accepter le danger . Et j’ai des amis qui sont morts là haut , balayés par une avalanche , une chute de pierres, par une seconde d’inattention ou écrasés sous des séracs de glace.
Qui de nous , ne s’aventure pas l’hiver ou au printemps , à skis en hors-piste ? ne me dites pas qu’il n’y a que Mickael Schumacher , et pour bien connaitre l’endroit de son accident , je peux vous dire qu’il n a pas eu de chance car personne ne pourrait supposer qu’on puisse se faire mal à cet endroit là et j’y suis passé aussi , et des centaines d’autres skieurs aussi certainement.
Doit-on limiter notre prise de risque ? Depuis l’aube de l’humanité, l’homme a dû prendre des risques pour survivre , pour manger ou pour conquérir des territoires nouveaux peuplés de bêtes sauvages . C’est ancré dans nos gênes , l’homme est toujours tenté de repousser les limites , de franchir de nouvelles barrières , et jusqu’à nous , car les premiers hommes à s’être aventurés dans l’espace ont pris des risques : Neil Armstrong en posant le premier pied sur la Lune, et Buzz Aldrin avec son Omega Speedmaster au poignet ont pris des risques . Et Felix Baumgartner avec sa Zenith Stratos Flybach en a pris aussi.
Nous devons accepter de vivre dangereusement, et de prendre parfois des risques , même mesurés , et parfois jouer avec la mort … pour vivre, et pas seulement exister.
Et comme le dit Mathew Mac Caunaughey, l’ important , n’est pas de perdre ou de gagner , mais d’accepter le défi.
La pratique de l’apnée est sans aucun doute un sport dangereux . Il était utile pour nous tous que vous le précisiez ici , en l’argumentant très justement comme vous avez su le faire . Maintenant, à chacun de savoir , en toutes connaissances des risques , si il a envie de relever ou non ce genre de défi . Mais personnellement, malgré tout je crois que j’irais surement un jour refaire un petit tour au fond avec mon Oris depth gauge.
Cordialement.20 novembre 2014 à 19h07 #420002573447euskadi33
MembreBonjour,
Avec mes excuses anticipées car je vais faire exprès de provoquer !
Au lieu de faire de grands discours, inscris toi dans un club d’apnée, tu comprendras
Là, tu es à coté de la plaquePour revenir à la fonction « profondimètre » de la montre,
plus la profondeur est grande, plus la différence de lecture est faible,
ce qui rend ce principe assez inutile
(sans parler de la non prise en compte automatique de la Pmax)20 novembre 2014 à 23h25 #420002573448Osannah
MembreJoli texte Narval, mais :
- euskadi33 a écrit:
- Bonjour,
Là, tu es à coté de la plaque
tout est dit…..
en tous cas puisque l’on est sur un forum montre, brisons là, et bienvenue à toi.je rejoins ZefeneK pour demander un petit wristshot, j’aimerais voir ce qu’elle rends au poignet
Cordialement / Osannah
21 novembre 2014 à 0h34 #420002573449euskadi33
MembreBonjour,
Avec mes excuses, mais devant un danger si on a une compétence, on se doit de réagir
Ensuite, je suis passé au coté technique du tube capilaire qui est plus en relation
avec le TopicPerso, les plongeuses, j’adore, mais, vu d’un « plongeur » seulement pour le coté esthétique
21 novembre 2014 à 4h24 #420002573450cyrcaete
Membre- Narval a écrit:
- Bonjour à Tous […] Mais personnellement, malgré tout je crois que j’irais surement un jour refaire un petit tour au fond avec mon Oris depth gauge.
Bonjour Narval,
Je vois que nous avons affaire à un athlète, en tout cas, avec ton fils, à un athlète et un futur athlète !
(ce n’est pas ironique, je le pense vraiment).
Certes, ton excellente condition physique te permet d’aller plus loin que quelqu’un qui n’est pas entraîné. Ne crois pas toutefois que cela permet d’éviter un accident d’apnée : c’est ce qu’ont voulu dire les autres intervenants en disant que tu es à côté de la plaque. Car, au risque de se répéter, cela ne prévient pas et la survenue de ce moment est variable. Quelqu’un qui n’aura pas ta forme physique ne pourra tout simplement pas descendre aussi loin que toi et, de ce seul fait, limitera le risque. Le rendez-vous syncopal des 7 mètres ne concerne pas les vrais sédentaires qui ne peuvent de toute façon pas descendre assez bas pour cela.
Les prises de risque que tu as évoquées sont de nature très différentes car il est toujours possible d’apprécier l’un ou l’autre paramètre : la qualité de l’ancrage en montagne, l’évolution météo avant de partir, et bien sûr ses propres capacités, de pilote, de grimpeur, ou même de nageur. Là, tu ne peux sérieusement rien apprécier car ce n’est pas toi qui décide mais ton corps selon des critères que tu ne maîtrise absolument pas. Renseigne-toi : la prise de risque est totale.Tu dis que ton corps est entraîné tout au long de l’année à subir des états hypoxiques. Pourtant le seuil anaérobie n’a rien à voir avec l’hypoxie : quand tu es aux limites de ta VMA, ce sont tes muscles qui travaillent en déficit d’oxygène, ce n’est pas ton cerveau (tu continue à respirer) et ton niveau de gaz carbonique dans le sang reste très bas. Or la syncope est une réaction de défense de l’organisme lorsque le cerveau est sous-oxygéné, car l’état d’inconscience limite les risques de lésions de cet organe. Elle est en principe de courte durée car elle est suivie immédiatement du reflexe respiratoire provoquée par la montée rapide du taux de dioxyde de carbone dans le sang : le retour d’une l’oxygénation provoque le réveil. Sauf en immersion… [je simplifie à l’extrême, les phénomènes corporels provoqués par l’apnée en immersion sont bien plus complexes]. Les apnéistes ne sont pas nécessairement des athlètes, ils font appel à d’autres qualités : outre une capacité respiratoire souvent plus élevée que la moyenne (mais pas toujours), ils apprennent surtout à limiter au maximum la consommation d’oxygène selon diverses techniques qui, en elles-même, n’ont rien à voir avec l’effort sportif.
Tu dis aussi accepter le danger : sans doute, mais encore faut-il exactement être en mesure de l’apprécier, ce qui, à te lire, n’est pas ton cas concernant cette activité spécifique. Ceci posé, rien ne t’empêche de plonger à nouveau, tout comme je le fais. Mais si tu es seul, ne descend pas trop bas. Et si tu veux encore descendre à dix mètres et plus, cela ne pose pas de problème si l’activité est encadrée : on ne recense aucun accident grave dans ce cas, tout simplement car quelqu’un est là, prêt à remonter la personne accidentée en quelques secondes. Tous les accidents surviennent lorsque l’activité n’est pas encadré, le plus souvent lorsque l’apnéiste est seul. Les apnéistes professionnels (si l’on peut dire) sont aussi sujets aux accidents d’apnée, même les meilleurs, et parfois lors de performances bien en deça de leurs performances habituelles, mais ils ne sont pas seuls. Une dernière chose : l’apnéiste qui réchappe à un accident d’apnée n’en a le plus souvent aucun souvenir (à cause de l’état de syncope) au réveil, alors même que la perte de connaissance a été constatée par des tiers. Plonger seul, même au-delà de la limite, même après l’accident, quand on a eu la chance de se réveiller en revenant à la surface (c’est-à-dire quand on a perdu connaissance à moins d’un mètre et que la flottabilité positive du plongeur le ramène à la surface en quelques secondes), ce qui est plus fréquent qu’on ne croit, ne laisse aucune trace. Ce n’est pas la même chose quelques mètres en dessous.

PS. Pardon pour cette nouvelle digression vu qu’on est sur un forum montres, en effet : j’ai voulu apporter certaines précisions à mon premier post, cela me semblait malgré tout important.
Et pour en revenir aux montres : le concept de profondimètre de la Oris est intéressant, mais il manque selon moi un élément important pour un profondimètre : la mémoire de profondeur. Cela est un élément important pour un plongeur. Autre élément important : la durée d’immersion par plongée. En effet, il n’est pas toujours aisé de relever la profondeur au fond, et presque impossible de mémoriser la durée d’immersion, surtout si l’on pratique pour observer les fonds marins plutôt que sa montre. Un apnéiste n’a pas besoin d’un ordinateur de plongée, avec les paliers de décompression.
Pour ma part, j’ai eu une Casio Sea-Pathfinder, aujourd’hui introuvable mais que j’ai perdue, et aujourd’hui, une Citizen Ecodrive Promaster (intéressante car elle possède une alarme de profondeur… pour ne pas aller trop bas
et une alarme de vitesse de remontée – si on remonte trop vite, c’est qu’on est pressé… plus d’air… pas bon) ainsi qu’une Suunto Core, montre outdoor qui fait aussi profondimètre, pratique à faible profondeur).
24 novembre 2014 à 8h51 #420002573451Narval
MembreBonjour à tous
Merci encore à Circaète pour ces précisions bien utiles sur les mécanismes physiologiques au cours de l’apnée, qui peuvent conduire à l’accident. Et aux autres pour les avoir fermement soutenues. J’aurai appris
pas mal de choses intéressantes , nouvelles, et très clairement dîtes. Mais si ce n’est pas tout à fait l’objet de ce topic , il aura au moins servi à ça , et ce n’est pas rien. Et je vous en suis reconnaissant.
Vous lisant , je me suis tout de même interrogé par cette notion de « syncope entre 5 et 7 mètres » exposée d’abord par Circaète et repris par Osannah avec ce fameux « … bonjour le rendez vous syncopal des 7 mètres ». ! ??? Ah ? … Une notion qui m était totalement inconnue ; …comme à peu près tout du monde de la plongée d’ailleurs.
: ! La question que je me suis d’abord posée, en fait , c’est pourquoi alors que nous avons – mon fils et moi – plongé plusieurs fois en dessous de 7 mètres, au moins une bonne vingtaine de fois en 10jours , le plus souvent entre 7 et 10 mètres et jusqu’à 12 mètres pour moi , 11 mètres pour lui , nous n’avons pas été atteint par ce phénomène, ni même ressenti le moindre signe précurseur au cours de nos plongées. Même si j’ai pu être un peu « à côté de la plaque » sur ce dossier , il reste qu’un phénomène bien décrit par la littérature ( Sciarli ) et qui a une probabilité certaine , aurait dû avoir plus de chance de nous arriver à nous plutôt qu’à des plongeurs confirmés. Sans être , ni moi , ni mon fils, des athlètes , loin de là , – on fait juste du sport en amateurs -, notre seule « bonne condition physique » , comme l’a écrit Circaète ne peut suffire à prévenir cette syncope des 7 mètres. Alors, quoi, devant vos unanimes mises en garde de ce phénomène , confirmées par des professionnels du club d’apnée d’Euskadi, statistiquement on aurait dû se le prendre en pleine figure ce rendez vous de la mort.
En consultant la littérature sur le sujet , la thèse d’un étudiant en Médecine de l’université de Rennes, et le rapport d’un moniteur de plongée et aussi d’autres sources, je crois que j’ai – peut-être – à moins que je ne sois encore complètement à côté de la plaque, trouvé une explication au fait que nous ayons échappé à ce fâcheux « rendez vous ».
Dans notre pratique , toute ludique si l’on peut parler ainsi pour de l’apnée , mais c’est ce que c’était pour nous in situ cet été – , nous n’avons procédé , mon fils et moi, avant de plonger , qu’à deux ou trois inspirations profondes , et hop la descente . Je veux dire , que par ignorance , peut-être salvatrice cette fois, nous n’avons pas du tout hyperventilé , comme il semble que ce soit une pratique assez répandue chez les apnéïstes expérimentés.
Mais , pour citer la littérature, et les propos de cette thèse : «
V – FACTEURS FAVORISANTS DE LA SYNCOPE HYPOXIQUE RETROUVÉS DANS LA LITTÉRATURE :
1 – L’hyperventilation :
Pour de très nombreux auteurs, l’hyperventilation excessive joue un rôle déterminant dans la genèse de la syncope hypoxique. Pour Corriol, « Sans hyperventilation, l’accident hypoxique est improbable. » [17]
Dans l’étude de Craig [20], tous les survivants victimes de syncope ont rapporté qu’ils s’étaient hyperventilés avant leur apnée. »
Dans un autre article , un moniteur , dit très clairement , « qu’ il ne parle d’ hyperventilation à ses élèves , que pour leur en décrire les dangers, et pour très fermement leur en interdire la pratique ».
C’est surement , ou peut-être , ce qui nous a sauvé d’un accident grave.A côté on trouve encore comme facteurs favorisants : «
2 – L’effort soutenu :
« Grand consommateur d’oxygène, l’effort soutenu est d’autant plus pourvoyeur de syncope qu’il a lieu en fin d’apnée où le taux d’O2 est déjà bas. [32]. Le palmage intensif en poids constant ou en apnée dynamique doit être évité. Il arrive que l’apnéiste majore son effort en fin d’apnée lorsqu’il veut atteindre son but à tout prix malgré les signaux d’alarme ou s’il est pris de panique ».
Nous ne sommes pas restés au fond pour pêcher, et personnellement , je n’ai pas souvenir d’avoir eu a donner un effort soutenu au cours de la remontée, plutôt la sensation de se laisser remonter, dans une remontée qui semblait « interminable » je l’ai dit , mais sans jamais avoir eu la sensation d’être limite.
Et encore, de citer : «
7- Le nombre d’apnées
’après Craig [20], la syncope semble plus fréquente après des apnées successives enchaînées.
8 – L’entraînement :A force d’exercices, les apnéistes développent une plus grande tolérance au CO2 et un meilleur contrôle sur les sensations d’inconfort. Ces premiers signaux pourront donc être outrepassés alors que la PO2 continue à baisser, jusqu’au seuil de syncope » .Finalement , notre manque relatif d’entrainement spécifique à la plongée , paradoxalement, nous a peut-être été également salvateur.
– Pas d’hyper ventilation
– Pas d’effort soutenu
– Peu d’apnées profondes successives ( deux ou trois par séance)
– Pas d’entrainement spécifique à la résistance au CO2.Je conserve de tout cela , et grâce à vous, que l’apnée est une pratique sportive qui peut être dangereuse , à ne surtout pas pratiquer seul, mais qu’il y a des pièges qui sont peut-être évitables par le bannissement de certaines pratiques , en particulier l’hyperventilation, et le respect de consignes particulièrement importantes.
Pour revenir à la montre , l’Oris Aquis Depth Gauge, l’objet de toutes ces digressions, et bien , je pense que contrairement à Euskadi qui ne trouve pas que le principe même du tube capillaire soit intéressant sur une montre de plongée au-delà d’une certaine profondeur ; « plus la profondeur est grande, plus la différence de lecture est faible, ce qui rend ce principe assez inutile » , et bien moi je pense que pour de l’apnée en eaux peu profondes , justement c’est pas mal, car c’est entre 0 et 10- 15 mètres que l’amplitude des graduations sera la plus grande , rendant la lecture plus aisée . Circaète , a écrit , « qu’il ne plongerait plus qu’à 5 mètres , peut –être jusqu’à 7 mètres. » Et bien alors c’est LA montre qu’il lui faut pour être sur de ne pas descendre plus bas.
Quant à dire qu’il lui manque un indicateur de profondeur maximale pour en faire une vraie plongeuse, là encore , à mon humble avis, cette fonctionnalité doit surtout être utile aux plongeurs en bouteilles, qui en ont besoin pour calculer leurs paliers de remontée . Mais pour ceux qui ne font que de l’apnée , ce n’est pas certain que ce soit vraiment très utile . Mais là, je ne m’y connais pas trop, peut-être que l’un d’entre vous me contredira.
En tous cas , pour avoir , une montre mécanique avec profondimètre intégré et indicateur de profondeur maximale , on peut aller voir chez IWC, avec son Aquatimer Deep Two , presque belle , encore que, mais , bonjour le prix : 12.000 € ! A ce prix, pour moi , non merci !
Alors je crois que pour son prix , l’Oris Aquis en donne déjà pas mal . C’est une montre assez jolie, avec une petite complication originale. Je n’ai aucune raison de l’encenser, et peut-être qu’un profondimètre , seul, sur une montre de plongée , ça ne sert à rien , après tout. . Mais en tout cas , pas moins qu’un indicateur de phase de Lune sur une Speedmaster Moonwatch . Et pourtant j’aime beaucoup regarder les étoiles , et le ciel nocturne. Pour les marées alors ? … non pas vraiment plus à mon avis.24 novembre 2014 à 10h13 #420002573452euskadi33
MembreSalut,
Merci de ton retour et de ta compréhension car j’ai été (volontairement)
un peu brut de fonderie !!!L’apnée fait travailler des filières très spécifiques
Nous avons pu voir notre pote faire 7mn07sec en statique, c’est
vraiment un autre monde !Cordialement
PS : réserve la Samba pour Rio !!!!
24 novembre 2014 à 22h59 #420002573453cyrcaete
Membre- Narval a écrit:
- La question que je me suis d’abord posée, en fait , c’est pourquoi alors que nous avons – mon fils et moi – plongé plusieurs fois en dessous de 7 mètres, au moins une bonne vingtaine de fois en 10jours , le plus souvent entre 7 et 10 mètres et jusqu’à 12 mètres pour moi , 11 mètres pour lui , nous n’avons pas été atteint par ce phénomène, ni même ressenti le moindre signe précurseur au cours de nos plongées. Même si j’ai pu être un peu « à côté de la plaque » sur ce dossier , il reste qu’un phénomène bien décrit par la littérature ( Sciarli ) et qui a une probabilité certaine , aurait dû avoir plus de chance de nous arriver à nous plutôt qu’à des plongeurs confirmés. Sans être , ni moi , ni mon fils, des athlètes , loin de là , – on fait juste du sport en amateurs -, notre seule « bonne condition physique » , comme l’a écrit Circaète ne peut suffire à prévenir cette syncope des 7 mètres. Alors, quoi, devant vos unanimes mises en garde de ce phénomène , confirmées par des professionnels du club d’apnée d’Euskadi, statistiquement on aurait dû se le prendre en pleine figure ce rendez vous de la mort.
En consultant la littérature sur le sujet…
Rappelle-toi : il n’y a pas de signes précurseurs, ou plutôt, les signes décrit, que tu as sans doute pu lire en te renseignant, ne sont guère perceptibles en plongée en raison des efforts pendant l’immersion et de la préoccupation du plongeur centrée sur l’apnée. Pourquoi cela ne vous est-il pas arrivé ? D’une part, heureusement, ce n’est pas systématique (sinon je ne serai plus là non plus), d’autre part, tu as bien analysé le sujet pour comprendre et tes explications sont cohérentes. Néanmoins, cela ne protège pas complètement de cette fameuse syncope en apnée. Deux éléments à retenir : la syncope est directement liée à l’hypoxémie (et non pas le réflexe respiratoire qui est provoquée par l’hypercapnie), elle peut se produire même en piscine (l’apnéiste s’entraînant seul chez lui et retrouvé noyé au fond en apnée statique, si concentré sur sa retenue respiratoire qu’il a outrepassé ses limites physiologiques sans même en avoir pris conscience avant l’issue fatale). Le risque est majoré par différents facteurs, le premier étant la chute de pression importante qui est de 100% entre -10m et la surface, un autre étant la différence de température de l’eau (plus froide au fond), ainsi que par l’importance de l’effort pour remonter (en apnée sans lest, le point de flottabilité négative est autour de -8m, donc en descendant plus bas, on coule et il faut palmer plus fort pour remonter, l’effort à fournir est moindre au-dessus car on est toujours en flottabilité positive… attention, sans lest sinon il faut revoir ces chiffres).
- Narval a écrit:
- Je conserve de tout cela , et grâce à vous, que l’apnée est une pratique sportive qui peut être dangereuse , à ne surtout pas pratiquer seul, mais qu’il y a des pièges qui sont peut-être évitables par le bannissement de certaines pratiques , en particulier l’hyperventilation, et le respect de consignes particulièrement importantes.
C’était bien le but de nos avertissements. Ils t’ont conduits à te renseigner par toi-même, ce qui est indispensable pour comprendre. Un homme averti en vaut deux !
Mais, si l’hyperventilation est à bannir, elle ne fait que majorer le risque et n’est pas seule à l’origine des accidents, n’oublie pas ! J’ai parlé également dans un précédent post de la technique de la carpe, à bannir également car elle provoque les mêmes effets. Elle consiste à surremplir ses poumons après plusieurs aspirations profondes en bloquant sa respiration, puis, juste avant de plonger, à inspirer quelques gorgées supplémentaires en ouvrant la bouche (un peu comme une carpe) et en inspirant brièvement à plusieurs reprises. Cette technique très dangereuse a un effet négatif supplémentaire : elle provoque des lésions pulmonaires par micro-déchirures et fragilise notablement la résistance des poumons aux agressions extérieures. De plus, mal maîtrisée, elle peut conduire à un relâchement brutal en immersion.
A noter qu’hyperventilation et technique de la carpe sont encore souvent utilisées par certains apnéistes professionnels car elles permettent d’améliorer les performances, bien qu’augmentant les risques. Ils comptent sur le fait qu’ils ne sont pas seuls mais entourés d’une équipe et d’un staff médical prêts à intervenir. Mais même ainsi, les accidents graves surviennent, alors imagine dans des conditions d’apnée de loisir…- Narval a écrit:
- Quant à dire qu’il lui manque un indicateur de profondeur maximale pour en faire une vraie plongeuse, là encore , à mon humble avis, cette fonctionnalité doit surtout être utile aux plongeurs en bouteilles, qui en ont besoin pour calculer leurs paliers de remontée . Mais pour ceux qui ne font que de l’apnée , ce n’est pas certain que ce soit vraiment très utile . Mais là, je ne m’y connais pas trop, peut-être que l’un d’entre vous me contredira.
Une montre de plongée n’est pas nécessairement munie d’un profondimètre ! J’en possède moi-même plusieurs avec seulement les fonctions de base… L’Oris Aquadepth est donc, bien sûr, une vraie plongeuse, qui est, de surcroît dotée d’un profondimètre fort sympathique, pas de doute là dessus. Mais quand je plonge, même seulement en apnée donc sans nécessité d’avoir accès à des données comme le calcul de paliers de décompression, j’aime maintenant avoir des données utiles telles que le temps de plongée (décompté automatiquement dès le début de la plongée, pas besoin d’actionner un bouton), la température de l’eau (avec mémorisation de la température au fond, la plus froide en principe), la profondeur instantanée bien sûr, mais aussi la profondeur maximale atteinte, tout cela étant mémorisé. Utiles aussi sans être indispensables, une alarme de profondeur lorsqu’on s’est fixé un seuil, et une alarme de vitesse de remontée (certes, en apnée, on remonte toujours assez vite mais plus vite on remonte, plus vite survient la chute brutale de pression qui peut provoquer la syncope… enfin bien sûr, ce n’est utile que si on descend à 10 m au moins). Tous ces indicateurs sont des aides à considérer au cours de l’exercice, puis après si on veut les analyser ou « revivre » le moment. Par exemple, je disais que pour limiter le risque, je ne plonge plus que dans certaines conditions favorables : ces indicateurs m’aident à les respecter. Ainsi, le chronographe, lisible pendant toute la plongée, se déclenche automatiquement dès le début, pas besoin de regarder l’heure et régler la lunette. Je descends rapidement au fond, éventuellement avec un peu de lest qui permet de limiter l’effort à la descente sans trop pénaliser la remontée, à la condition de ne pas descendre trop bas. L’alarme de profondeur m’indique les cinq mètres que je ne veux pas dépasser, à la rigueur sept mètres si les autres conditions sont bonnes (température de l’eau pas trop froide, certes ressentie corporellement mais l’indicateur permet de mettre un chiffre dessus à la remontée). Evidemment, l’alarme n’est pas indispensable, un coup d’oeil au profondimètre suffit, mais c’est quand même un plus car elle est nettement audible et permet de se concentrer sur la plongée elle-même et l’environnement aquatique. Je tiens une apnée de plus de trois minutes en piscine, donc en conditions réelles, je ne dois pas dépasser deux minutes. Vingt à trente secondes au fond et il faut remonter : quelques coups de palmes pour amorcer puis une remontée lente, sans forcer désespérément l’apnée, donc pas de consommation accrue d’oxygène pour aller plus vite, j’arrive en surface, je fais quelques brasses sans respirer, puis je relâche doucement ma respiration et vérifie le temps en plongée sur le chrono qui s’est arrêté tout seul : moins de deux minutes, c’est bon, je n’ai pas souffert, pas été en situation d’inconfort, j’ai profité de ma plongée et des fonds marins… Pour autant, je reste conscient que je n’ai pas supprimé le risque et je reste attentif à mon état de fatigue, au nombre de plongées déjà effectuées, au temps écoulé depuis la dernière plongée (que soit dit en passant, ma montre m’indique aussi en déclenchant automatiquement un nouveau chrono dès le retour en surface), de sorte que je suis sûr de laisser passer au moins dix minutes de récupération entre deux plongées… bien sûr, on peut penser à regarder l’heure en sortant et à régler la lunette pour mesurer le temps passé, mais on peut aussi oublier de le faire).
C’est sûr, on peut se passer de tout ça, mais ce n’est pas inutile pour autant et c’est pour moi un confort que j’apprécie.28 novembre 2014 à 8h36 #420002573454Narval
MembreBonjour à tous .
j’aurais bien voulu mettre une photo de l’Oris Depth Gauge sur le site pour égayer nos débats , mais je n’ai pas réussi à le faire. ça semble encore plus complexe que de plonger !
Bon, alors , c ‘est quoi, alors la montre de plongée idéale . Est ce préférable ou plus utile qu’elle ait un chronomètre pour mesurer son temps d’immersion , ou plutôt un profondimètre pour vérifier sa profondeur d’immersion ?
Et finalement , est ce qu’aujourd hui une montre dite de plongée , a réellement un intérêt pour faire de la plongée ?
Si une montre de plongée doit seulement être étanche pour nager , pourquoi avoir définit comme critère de sélection la résistance à 300 mètres pour les montres de plongée ?30 décembre 2014 à 4h55 #420002573455yayou56
MembreJe poste également mon message ici pour savoir si certains ont eu des retours liés au profondimètre de cette Oris :
S’encrasse-t-il rapidement (sel, etc) ? Est-il facile de le nettoyer ?
Du sable ne risque pas de se bloquer à l’intérieur ?Et deuxièmement, existe-t-il aujourd’hui d’autres montres avec un profondimètre intégré ?
Je constate que la Oris à baissé en tarif.. 2600 sur leur site aujourd’hui pour 3300 au lancement.
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