FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Mon aventure -micro- industrielle: fabrication de boucles [impression 3D]
- Ce sujet contient 23 réponses, 15 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Lokean, le il y a 2 années et 9 mois.
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17 novembre 2023 à 22h51 #420004888316
Zeclarr
MembreChapeau bas ! Merci pour ce récit passionnant et bravo pour avoir essayé !
18 novembre 2023 à 15h29 #420004888317Milannimes
Membre- Liu a écrit:
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Effectivement, se lancer sans fortune ou « sponsor » est un peu naïf je te l’accorde
C’est tout l’objet du récit.Quant au domaine, si tu avais bien lu, tu comprendrais qu’il ne se cantonnait à l’origine du projet pas aux boucles ardillons mais bien aux boucles déployantes.
Pour ce qui est des débouchés, j’étais aller rencontrer le boss de chez ABP à Paris au commencement de tout ça pour tâter le terrain car évidement, je comptais
écouler une part non négligeable de ma production aux artisans du bracelet, et il avait été beaucoup moins pessimiste que toi.Pour le reste, il faut de tout pour faire un monde. Des illuminés, des rêveurs et des aigris; mais ce n’est pas cette dernière catégorie qui le rendra meilleur

Mais j’ai bien lu !
Se tourner vers les boucles ardillon en voyant la montagne qu’était la fabrication d’une boucle déployante EST l’erreur…
Je pense que, moi-même confronté à ce problème, j’aurai cherché à innover: créer une autre forme de boucle qui attire une clientèle d’amateurs avertis !
18 novembre 2023 à 15h45 #420004888318Yvan-hoé
MembreJe fabrique mes bracelets cuir à temps perdu. Ton projet est magnifique, et tes boucles le sont tout autant.
Je peux confirmer la difficulté de trouver des boucles qui sortent de l’ordinaire. Je peux également dire que pour des ardillons à 100€, il y a une clientèle mais très, voire trop rare.Je ne peux que féliciter ton travail et ta persévérance. C’est vraiment beau !
18 novembre 2023 à 16h44 #420004888319William21
Membre- Liu a écrit:
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Effectivement, se lancer sans fortune ou « sponsor » est un peu naïf je te l’accorde
C’est tout l’objet du récit.Quant au domaine, si tu avais bien lu, tu comprendrais qu’il ne se cantonnait à l’origine du projet pas aux boucles ardillons mais bien aux boucles déployantes.
Pour ce qui est des débouchés, j’étais aller rencontrer le boss de chez ABP à Paris au commencement de tout ça pour tâter le terrain car évidement, je comptais
écouler une part non négligeable de ma production aux artisans du bracelet, et il avait été beaucoup moins pessimiste que toi.Pour le reste, il faut de tout pour faire un monde. Des illuminés, des rêveurs et des aigris; mais ce n’est pas cette dernière catégorie qui le rendra meilleur

Belle aventure.
A posteriori, une analyse marché aurait sans doute permis de quantifier plus précisément le besoin et donc d’anticiper un CA prévisionnel et sa croissance sur 2 ou 3 ans.
Ensuite, une matrice SWOT permet de savoir ce qui va freiner et favoriser le projet. Ce n’est pas de l’arithmétique, mais ça permet au minimum de fixer le cadre du projet.
Et puis, la fabrication étant la pierre angulaire, c’est sans doute là qu’il faut mettre le paquet. Trouver le bon sous-traitant et au bon prix. Mais ça, c’est la base du business plan.
L’argent là-dedans, est secondaire. Quand on a un projet qui tient la route, on trouve toujours un financement.
Mais ça reste un projet qui, même s’il n’a pas abouti, restera plein d’enseignements pour la suite.
Bravo en tous cas et bien d’accord avec la conclusion. Pour monter quelque chose, il faut rêver, un peu, mais surtout y croire.22 novembre 2023 à 16h35 #420004888320Liu
Membre- William21 a écrit:
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Belle aventure.
A posteriori, une analyse marché aurait sans doute permis de quantifier plus précisément le besoin et donc d’anticiper un CA prévisionnel et sa croissance sur 2 ou 3 ans.
Ensuite, une matrice SWOT permet de savoir ce qui va freiner et favoriser le projet. Ce n’est pas de l’arithmétique, mais ça permet au minimum de fixer le cadre du projet.
Et puis, la fabrication étant la pierre angulaire, c’est sans doute là qu’il faut mettre le paquet. Trouver le bon sous-traitant et au bon prix. Mais ça, c’est la base du business plan.
L’argent là-dedans, est secondaire. Quand on a un projet qui tient la route, on trouve toujours un financement.
Mais ça reste un projet qui, même s’il n’a pas abouti, restera plein d’enseignements pour la suite.
Bravo en tous cas et bien d’accord avec la conclusion. Pour monter quelque chose, il faut rêver, un peu, mais surtout y croire.
Oui évidement j’avais tout de même réalisé une étude de marché avec matrice SWOT
Cependant les études de marché sont bien plus efficaces et parlantes lorsqu’il s’agit d’intégrer un marché que lorsqu’il est question
de le pénétrer avec une nouvelle offre.A cette date, lorsque j’ai monté le dossier (2015 je crois), il n’y avait aucun fabricant de boucle en nom propre pour la revente aux particuliers. On trouvait quelques sous-traitant – la majorité en Suisse-, et c’est tout. Le reste c’était du made in China étampé
à 5 euros la boucle.C’était notamment un problème pour les organismes de financement (BPI, région, banques privées), car pour examiner les
dossiers de financement, il s’appuient sur des bases de données concrètes afin de pouvoir comparer les coûts, prix de revient etc.
En l’occurrence, ils n’avaient aucune donnée à dispo pour pouvoir comparer mon modèle avec quelque chose d’existant.
J’ai donc du fournir un étude de marché un peu bidouillée en mettant le paquet sur les entretiens physiques.Pour aller dans le détail, par la suite il s’est avéré que, contrairement aux premiers sons de cloches que j’avais eu, il fallait pour usiner de telles pièces des CNC 4 ou 5 axes, 3 ne suffisant pas, en particulier pour ce qui est du travail à « l’intérieur » des boucles.
Les devis se sont envolés à ce moment là et c’est ici que j’ai du chercher un autre mode de fabrication. Après quelques semaines de flottement, ça a débouché sur l’injection laser 3D avec les résultats que je connais maintenant
Bon quoi qu’il en soit, mes investigations n’ont pas été assez sérieuses en amont c’est certain. J’imagine que l’aventure m’intéressait autant que la réalisation du projet car malgré la débauche de temps, d’argent et d’énergie, je n’ai pas véritablement ressenti d’abattement au delà des 10 ou 15 jours suivant la décision de tout arrêter même si je dois bien avouer a posteriori que tout cela a été moins anecdotique que ce que je l’ai longtemps cru. Ca reste un bon gros flop
22 novembre 2023 à 18h50 #420004888321Milannimes
MembreMais c’est bien d’avoir essayé…
1 décembre 2023 à 19h07 #420004888322HEUER SMQ
MembreSujet très intéressant.
En France, contrairement aux États-Unis je crois, on a du mal à comprendre que l’échec est ce qui permet de réussir ensuite.
Les personnes qui ont un échec, on les cloue au pilori.
Ex en sport moto, l’échec de Zarco quand il a été pilote d’usine chez Ktm.3 décembre 2023 à 10h18 #420004888323OMEG’A
MembreBonjour
Je souhaiterais vous féliciter pour avoir menées à terme un projet née de la réflexion d améliorer un objet existant qui n est pas situé dans un pôle accessible en France , mais à crée , donc bravo bravo bravo.
Même si cela a été un échec commercial mais avant tout une finalisation personnelle en partant de zéro .
Bien plus satisfaisant que les personnes qui ayant les moyens financiers ,les réseaux etc… se permettent de critiquer votre véritable esprit de pionnier sur le sujet .
Finalement il n’y a qu une chose a dire .
Respect7 janvier 2024 à 11h20 #420004888324Lokean
MembreBravo et merci pour le partage, la Dentex était sympa ! Une aide technique aurait pu t’aider sur les choix technologiques et méthodes avant de lancer la fabrication, j’imagine que le prototypage t’aurait permis d’identifier tout de suite le problème du polissage et de changer ton fusil d’épaule.
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