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- Ce sujet contient 6 réponses, 3 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
ZEN, le il y a 14 années et 3 mois.
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4 juillet 2012 à 10h57 #420001780836
ZEN
MembreOui c’est un personnage un peu oublié en Europe mais très intéressant pour son parcours.
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).4 juillet 2012 à 11h05 #420001780837ZEN
MembreL’implication de Longines dans l’aventure humaine du 20ème siécle fut extrême. La manufacture était à bord des Zeppelin, des explorations du globes, des navires, gérait le chronométrage des compétitions sportives. Swatch Group pour mettre en avant Omega a gelé l’image de Longines mais cette maison était une pionnière tant de l’exploration des marchés dans le monde que de l’accompagnement des personnalités du monde scientifique et sportif.
Son intérêt pour le marché américain était tel que Longines réalisa deux mouvements qui lui furent exclusivement dédiés et d’ailleurs furent déposés à New-York. Le plus grand des paradoxes d’ailleurs est que Longines avança d’abord masqué sur ces mouvements en ne les signant pas et en anonymisant les cadrans avant de les baptiser et de se le voir interdire par un concurrent américain ce qui permit de continuer à avancer masqué.
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).4 juillet 2012 à 11h54 #420001780833ZEN
MembreLa montre de Joseph Elzéar Bernier Explorateur du pôle nordLe capitaine Joseph Elzéar Bernier est né au Québec le 1er janvier 1852, à la fois marin et explorateur de l’Arctique prépare son périple vers le pôle nord. Capitaine de la marine britannique dès l’âge de 17 ans, ce marin d’exception aura, dans sa vie, parcouru les mers du globe pendant plus de 60 ans. On comptabilise plus de 267 traversées de l’océan Atlantique dans sa carrière de marin où il a commandé plus de 150 navires. Il aura réalisé en outre, 11 expéditions dans l’Arctique canadien. Il mourut en 1934 à l’âge de 82 ans.
Pendant de nombreuse années, il tente sans succès de persuader le gouvernement canadien hostile à tout soutien d’une quelconque expédition visant à assurer la souveraineté du Canada dans l’Arctique. La chance de Bernier tourne en 1903, quand un litige survient portant sur la limite territoriale entre l’Alaska et la Colombie-Britannique. Une bande de terre rattachée naturellement à la côte de la Colombie-Britannique est accordée aux États-Unis. Cela déplait aux autorités canadiennes et le premier ministre Wilfrid Laurier accepte ainsi de financer une expédition au pôle Nord. Bernier achète alors un bateau allemand, le rebaptise Arctic .
Malgré une préparation très poussée, au dernier moment, l’expédition est corrigée en une expédition de second ordre de surveillance de la baie d’Hudson. Il en faut beaucoup plus pour décourager Bernier et part le 28 juillet 1908 du port de Québec pour ce voyage qui va marquer l’histoire. Il prendra le 1er juillet 1909, possession au nom du Canada du Grand Nord, de l’archipel Arctique canadien jusqu’au pôle Nord. Cela représente plus d’un cinquième des territoires arctiques. Les manufactures horlogères sont à l’affut de ces expéditions qui leur donnent une notoriété inespérée sur tout le terrotoire nord américain et bien au delà, dans les pays du monde entier qui relaient les aventures des explorateurs en ménageant un suspens digne des plus grands feuilletons
Bernier est un personnage impressionnant, trempé, au caractére rugueux mais c’est aussi un fin négociateur qui va au bout de ses idées. Courtisé par les firmes horlogères américaines, Bernier est francophone. Les manufactures suisses accèdent à lui d’autant plus facilement que la langue française les rapproche. Les manufactures qui équiperont les explorateurs des régions arctiques seront souvent suisses. Ulysse Nardin pour Scott, Zenith pour Amundsen, Longines pour plusieurs de ces explorateurs et d’autres … Bernier est donc contacté début 1904 par Longines. La manufacture est présente sur le marché Nord-américain depuis déjà plus de 15 ans et elle a conquis les chemins de fers canadiens ainsi que sans aucun doute au moins deux compagnies de chemins de fers américaines, à savoir la Delaware & Hudson Railroad et la compagnie New-York Central & Hudson River Railroad. Il est alors très rare que des compagnies horlogères suisses réussisent à placer des montres auprès des compagnies de chemins de fer américaines qui donnent une priorité aux firmes américaines.
Longines a pourtant réussi ce défi en produisant spécifiquement pour le marché américain des montres baptisées Express Leader et Express Monarch, noms déposés par A Wittnauer à New-York qui était l’agent Longines pour l’Amérique du Nord ( USA et Canada). Ces calibres très empierrés, tous chronomètres de 17 à 23 rubis se verront débaptisés dans les années 30 sur requête de Dueber Hamden qui refusait qu’une autre marque puisse utiliser un nom réservé aux chemins de fers américains et avait donc protégé les noms de marques utilisées par Longines.
Fort de cette distribution de montres spéciales auprès des chemins de fers américains et canadiens et grâce à une activité commerciale soutenue sur ces territoires, Longines entre en contact avec Bernier et lui propose sa montre Monarch Express pour partir à la conquète du pôle Nord. Bernier s’avouera bluffé par la précision de son chronomètre Longines et en félicitera la manufacture.
Bernier est aujourd’hui un peu oublié sans doute parce que d’autres explorateurs ont su rendre leurs exploits plus médiatiques mais il eut une importance immense dans l’implantation canadienne dans l’Arctique. Longines n’aura pas donné à ses mouvements Leader et Express Monarch davantage de notoriété, sciée par Dueber Hampden et la grande difficulté de diffuser des calibres 3/4 platine qui n’avaient pas la préférence du public malgré des qualités chronométriques exceptionnelles et une construction particulièrement fiable et astucieuse.
Il reste une belle histoire pour ce mouvement à redécouvrir.
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).4 juillet 2012 à 11h54 #410000084982ZEN
MembreSuper article; Le CV de ce capitaine Bernier est fort impressionnant!
4 juillet 2012 à 12h08 #420001780834rvpwk
MembreBelle montre…Belle histoire….
C’est celle qui a eté perdue et retrouvée? (sans être indiscret)
rvpwk
4 juillet 2012 à 12h32 #420001780835ZEN
MembreNon, c’est une Omega qui a été perdue et retrouvée.
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).6 juillet 2012 à 12h30 #420001780838ZEN
MembreAvec quelques complements d’images et de texte …
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires). -
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