FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Les montres dopent les profits de Richemont
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ZEN, le il y a 20 années et 4 mois.
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9 juin 2006 à 12h59 #410000006747
ZEN
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- Le numéro deux mondial derrière LVMH, a annoncé hier des bénéfices en hausse de 47%. Grâce à ses marques Jaeger LeCoultre, Vacheron Constantin ou IWC, en pleine forme.
APRÈS LVMH et Gucci Group (PPR), le suisse Richemont a clos hier le bal d’une année de résultats excellents pour le secteur du luxe. Ses profits pour son exercice annuel clos au 31 mars bondissent de 47%, à 713 millions d’euros (le bénéfice opérationnel a même atteint 741 millions en incluant des éléments exceptionnels comme la vente du chemisier Hackett). Les ventes du numéro deux mondial étaient en hausse de 17%, atteignant 4,3 milliards d’euros. Une tendance poursuivie en avril et mai, avec une croissance de 18%. Pourtant, ces résultats sont légèrement inférieurs aux attentes. De fait, le titre du groupe reculait de plus de 8%, hier en séance.
Dans la galaxie des produits de luxe, Richemont occupe une place un peu à part. Contrairement aux généralistes LVMH et Gucci Group, dont les activités touchent à la fois à la mode, la maroquinerie, les chaussures, les parfums ou la bijouterie, le suisse est surtout concentré sur la joaillerie et les montres. Et ce coeur d’activités figure parmi les plus dynamiques du secteur.
La joaillerie (Cartier, Van Cleef & Arpels) représente près de la moitié des ventes de Richemont. Elle a progressé de 15% l’an dernier. Mais c’est surtout des montres que provient le plus gros de la croissance : + 22% pour un portefeuille de marques qui compte Jaeger LeCoultre, Vacheron Constantin, Panerai, IWC, Baume & Mercier, A. Lange & Söhne et Piaget. À cela, il faut aussi ajouter les montres produites par Cartier, l’un des acteurs les plus importants de l’horlogerie. La marge opérationnelle de la branche est passée de 16,7% à 21,4%, soutenue par une politique d’innovations.
La Chine, premier débouché pour l’horlogerie suisse
Cette écurie de choc a encore de très belles perspectives devant elle. Après une croissance de 11% l’an dernier, l’horlogerie suisse mise sur une progression de 9% de ses exportations cette année. Plus elles sont chères, plus les montres sont demandées. Celles en or (un quart du chiffre d’affaires du secteur) ont vu leurs ventes augmenter de 18%. Et, depuis le début de l’année, le haut de gamme est en hausse de 40%, tiré par une augmentation des prix.
«Les segments les plus dynamiques sont les montres vendues moins de 300 euros et celles à plus de 3 000 euros», souligne une étude récente de la banque Goldman Sachs. Du coup, les spécialistes ne cachent pas leur intention d’augmenter leurs tarifs d’au moins 5% par an dans les cinq prochaines années.
Il est vrai que la demande ne faiblit pas. Les Etats-Unis et le Japon sont rejoints pas des marchés émergents en plein essor. La Chine est déjà devenue le premier consommateur de montres suisses au monde. La nouvelle taxe de 20% sur ces produits, introduite par le gouvernement, ne semble pas perturber outre mesure les industriels. D’ailleurs, les Indiens semblent prêts à prendre le relais : les exportations de l’horlogerie suisse y ont bondi de 96% au premier trimestre. Du coup, la pression sur les filiales de Richemont, hors joaillerie-horlogerie, nettement moins rentables, comme Lancel ou Dunhill (en pertes), ou Mont Blanc et Chloé, risque de rebondir.
Florentin Collomp
09 juin 2006 -
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