FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Les horlogers suisses n’ont pas tous le sourire (presse)
- Ce sujet contient 8 réponses, 6 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
menfin, le il y a 16 années et 2 mois.
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17 août 2010 à 22h03 #410000061233
Leko
MembreDes entreprises ferment, d’autres gèlent leur production, en proie à des difficultés financières. Les rouages les plus faibles de l’horlogerie suisse disparaissent. Tout bénéfice pour les plus forts, qui tournent à plein régime…
Un mal pour un bien? En répétant, quelques mois avant sa mort, sa volonté de ne plus livrer à la concurrence des composants produits par son groupe, Nicolas Hayek s’apprêtait à lancer une véritable révolution en Suisse. De très grandes marques helvétiques telles qu’Omega, Tag Heuer et Breitling et la quasi-totalité des plus petits fabricants achètent, en effet, une grande partie, voire la totalité de leurs pièces, comme les mouvements et les aiguilles, chez Swatch. Mais le patron aujourd’hui disparu du numéro un du secteur ne voulait plus voir son groupe "investir dans son outil de production alors que la majorité des autres horlogers se servent chez nous comme dans un supermarché et investissent en publicité". Jugeant que Swatch profitait d’une position dominante dans la fabrication des ébauches et des mouvements horlogers, la Commission de la concurrence (Comco) a cherché à calmer le jeu en obligeant la compagnie à fournir, jusqu’à la fin de cette année, l’industrie en ébauches (l’ensemble des pièces non assemblées du mouvement). Cette échéance bien courte a provoqué une course contre la montre dans toute la Confédération.
Des fabricants tels que Hublot ou DeWitt avaient senti le vent tourner ces dernières années en se dotant de leur propre manufacture. Cette stratégie qui permet de s’offrir l’indépendance est toutefois très coûteuse. "Une maison sans expérience dans ce domaine doit au moins faire trois ans de recherche et développement pour mettre au point un mouvement, souligne Olivier Müller, consultant horloger. Si vous ajoutez à cela l’achat d’un appareil de production, avec des machines souvent faites sur mesure, et le coût du terrain pour l’usine, vous arrivez à un investissement qui se chiffre en millions de francs."
Pour parer au plus pressé, d’autres marques comme Montblanc, filiale du géant Richemont, ont préféré acheter une manufacture existante. Mais les proies sont rares et chères.
Les plus petits fabricants ne sont pas pour autant condamnés à une mort certaine. La décision de Swatch de ne plus leur livrer de composants ne les empêchera pas de s’approvisionner auprès d’autres sociétés telles qu’Armin Strom ou CompliTime. Les prix de vente de ces pièces pourraient toutefois augmenter sensiblement. Car avec une part de marché comprise entre 75% et 90% sur les ébauches, le leader mondial pouvait profiter d’importantes économies d’échelle pour tirer ses tarifs vers le bas. Les marques horlogères les plus fragiles pourraient ne pas résister à cette hausse de leurs coûts. l F.T.
Jean-Daniel Pasche, le président de la Fédération de l’industrie horlogère suisse (FH), s’inquiète de l’avenir de certains sous-traitants du secteur, malgré une année 2010 très prometteuse.
Les exportations de montres suisses sont reparties à la hausse, mais de nombreuses petites sociétés ont mis la clé sous la porte ces derniers mois. Peut-on s’attendre à d’autres fermetures dans les mois à venir?
Jean-Daniel Pasche: Même si 2010 sera une bonne année pour notre branche, nous savons que des entreprises rencontrent encore des difficultés, notamment les sous-traitants. Je ne sais cependant pas si d’autres entreprises vont encore fermer, mais ce n’est pas exclu
Peut-on s’attendre à une concentration de ce secteur?
La crise n’a pas accéléré ni augmenté le phénomène de concentration. Celui-ci se poursuit normalement en fonction des opportunités.
La crise est-elle vraiment finie pour les marques horlogères suisses?
La situation s’est fortement améliorée dans la branche depuis janvier 2010. Les chiffres de juin, qui montrent une hausse de 35% des exportations, le confirment. Les résultats 2010 sont semblables à ceux de 2007 qui était une excellente année. Les entreprises bien établies sur les marchés mondiaux bénéficiant d’une marque imposée s’en sortent en général mieux que les nouvelles sociétés.
La décision de Swatch de ne plus livrer de composants à d’autres marques va-t-elle avoir d’importantes conséquences ?
Je ne fais pas de commentaires sur la stratégie des entreprises. Je relève simplement, en substance, que cette mesure devrait conduire à l’émergence d’autres sources d’approvisionnement en composants, ce qui serait dans l’intérêt de la branche.
Peut-on s’attendre à d’importants changements dans la stratégie de Swatch suite au décès de son fondateur, Nicolas Hayek?
Rien n’indique qu’il y aura des changements. D’ailleurs Mme Nayla Hayek et Nick Hayek (qui occupe respectivement la présidence du conseil d’administration et la direction générale du groupe) ont déclaré qu’il n’y aura pas de changement dans la stratégie de Swatch.
L’Echo
plus d´informations dans Épinglé
16.08.201017 août 2010 à 22h40 #420001124331fatalitas
Membrela Chine a un bel avenir
18 août 2010 à 12h58 #420001124332menfin
Membre- Leko a écrit:
- Des fabricants tels que Hublot ou DeWitt avaient senti le vent tourner ces dernières années en se dotant de leur propre manufacture. l F.T.
L’Echo
16.08.2010
Ca fait quand même depuis 2002, que Hayek faisait clairement comprendre aux emboiteurs que ça n’allait pas durer et qu’il était temps d’investir dans des outils de production.
Ceux qui paraissent surpris aujourd’hui me font bien rire
[Chronologie des faits :
Juillet 2002 ETA annonce sa volonté de diminuer ses livraisons d’ébauches (mouvements en kits) dès le 1er janvier 2003 pour cesser ses livraisons au 31 décembre 2005.
Octobre 2002 Donnant suite à plusieurs plaintes, la Comco ouvre une enquête préalable contre ETA.
Novembre 2002 Le 4, la Comco ouvre une enquête qui doit déterminer si les pratiques d’ETA sur le marché des ébauches de montres mécaniques contreviennent à la loi sur les cartels. Le 18, la Comco ordonne des mesures provisionnelles et oblige ETA à poursuivre ses livraisons d’ébauches le temps de l’enquête.
Novembre 2004 L’enquête se clôt par un accord à l’amiable: ETA continue à livrer jusqu’en 2008 le même volume d’ébauches que jusque-là, puis pendant deux années supplémentaires une quantité réduite. L’enquête avait démontré que la réduction et la cessation des livraisons d’ébauches telles que Swatch Group l’envisageait pouvaient être qualifiées de refus illicite d’entretenir des relations commerciales et donc d’abusif au sens de la loi sur les cartels.
[…]Source : Bilan No.263 – 17.12.2008]
18 août 2010 à 13h15 #420001124333Invité
Membre- menfin a écrit:
- [Chronologie des faits :
Juillet 2002 ETA annonce sa volonté de diminuer
ses livraisons d’ébauches(mouvements en kits) dès le 1er janvier 2003 pour cesser ses livraisons au 31 décembre 2005.
18 août 2010 à 13h20 #420001124334DjMerguez
MembreQuel est l’objectif du groupe Swatch en en distribuant plus les mouvements ? Faire du tort à ses concurrents emboiteurs ? De mon point de vue de néophyte, ils se privent d’une source de revenus.
18 août 2010 à 13h28 #420001124335Invité
Membre- DjMerguez a écrit:
- Quel est l’objectif du groupe Swatch en en distribuant plus les mouvements ? Faire du tort à ses concurrents emboiteurs ? De mon point de vue de néophyte, ils se privent d’une source de revenus.
des kits des kits

ils livrent le mouvement fini / assemblé et terminé …..
ETA est un fabriquant d’ébauches, leur activité est faire des ébauches, ils veulent peut être maintenir cette activité chez eux ?
18 août 2010 à 14h20 #420001124336georges zaslavsky
Membre- montresetmoi a écrit:
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- DjMerguez a écrit:
- Quel est l’objectif du groupe Swatch en en distribuant plus les mouvements ? Faire du tort à ses concurrents emboiteurs ? De mon point de vue de néophyte, ils se privent d’une source de revenus.
des kits des kits

ils livrent le mouvement fini / assemblé et terminé …..
ETA est un fabriquant d’ébauches, leur activité est faire des ébauches, ils veulent peut être maintenir cette activité chez eux ?
Effectivement, ETA souhaite fournir les marques propres au swatch group et dieu sait qu’il y en a. Quant aux autres, elles iront se fournir soit chez Soprod ou bien chez Sellita ou alors en dernier recours chez Seagull.
18 août 2010 à 14h25 #420001124337Invité
Membrece n’est pas ce que je voulais dire georges, par "maintenir cette activité chez eux" je comprends continuer cette activité
18 août 2010 à 14h37 #420001124338menfin
Membre- DjMerguez a écrit:
- Quel est l’objectif du groupe Swatch en en distribuant plus les mouvements ? Faire du tort à ses concurrents emboiteurs ? De mon point de vue de néophyte, ils se privent d’une source de revenus.
Ca représente que 7-8% des ventes de Swatch Group. Ces concurrents n’investissent pas dans un outil de production mais uniquement dans le marketing.
Hayek continue à rendre service à l’horlogerie, car les emboiteurs se servent chez ceux qui investissent réellement dans l’horlogerie et la font progresser. Ce sont des pique-assiettes…
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