Les horlogers sont de plus en plus séduits par les sirènes

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  • #410000006035
    ZEN
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    Les horlogers sont de plus en plus séduits par les sirènes boursières

    MARCHE. Après Franck Muller et peut-être Girard-Perregaux, c’est au tour du genevois Van Der Bauwede d’ouvrir son capital-actions. D’autres sociétés pourraient suivre sous peu.

    Bastien Buss
    Samedi 29 avril 2006

    La Suisse horlogère semble fâchée avec la Bourse. Hormis les géants Swatch Group et Richemont, aucune société du secteur n’est présente sur une corbeille. A ce jeu-là, la concurrence internationale possède quelques longueurs d’avance, comme le Japon avec Seiko, Citizen et Casio ou les Etats-Unis avec Movado et Fossil.

    Ce retard pourrait toutefois être partiellement comblé ces prochaines années. Quelques horlogers ont en effet fait part de leur intérêt pour une entrée en Bourse (IPO: initial public offering). Certes parfois du bout des lèvres, mais le phénomène est suffisamment inédit pour être relaté.

    «L’horlogerie suisse vit une telle période d’euphorie que d’aucuns ont du mal à financer leur développement et d’autres parviennent à peine à honorer les commandes reçues», de l’avis de René Weber, analyste chez Vontobel.

    Franck Muller a déjà annoncé son intention d’entrer en Bourse, une opération qui devrait intervenir à fin 2007 ou en 2008. Pour ce faire, la société est en train de bâtir un groupe, qui comprend l’horloger éponyme, Pierre Kunz, ECW, Rodolphe et Alexis Barthelay. D’autres acquisitions ne sont pas exclues afin d’étoffer le portefeuille à sept marques. Cette IPO doit surtout permettre à Franck Muller de se retirer du capital.

    Objectif: 5 millions

    Du côté du Sowind Group, son patron Luigi Macaluso se dit titillé par la Bourse. La société, qui regroupe notamment les marques Girard-Perregaux et JeanRichard, n’exclut pas de franchir le pas, même si aucune décision n’est encore tombée. Le groupe a réalisé l’an passé un chiffre d’affaires de 189 millions de francs.

    Pour sa part, l’horloger genevois Van Der Bauwede prévoit aussi une sorte d’IPO. Il s’agit en fait de passer par le marché OTC («over the Counter», littéralement au-dessus du comptoir). C’est-à-dire que la transaction fait l’objet d’une discussion non seulement sur le prix mais aussi sur les caractéristiques (durée, montant, etc.).

    Sur ce marché de gré à gré, la société, qui emploie 25 personnes et produit quelque 4000 montres par année, souhaite récolter 5 millions de francs pour financer le développement de ses activités. L’opération débutera en mai ou en juin. La société a dégagé un chiffre d’affaires de 11 millions en 2005, selon nos sources.

    Cet engouement boursier pourrait avoir un effet domino. Parmi les papables, René Weber cite la marque Hublot. Les capacités de production de la maison, dont Jean-Claude Biver a repris les rênes, auraient en effet atteint leurs limites. Le groupe SFT, en mains de la société de private equity Leman Capital, serait aussi sur les rangs. Son propriétaire n’a en effet jamais caché son intention de retirer un jour ses billes. L’IPO pourrait être une option.

    Changer de ligue

    Outre le financement de l’extension industrielle, les entrées en Bourse recèlent de nombreux avantages, selon Vontobel. Un placement public et une cotation font converger sur l’entreprise l’attention quasi permanente des investisseurs étrangers. Pour René Weber, le premier bénéfice réside dans le changement de dimension de la société, qui gagnera énormément en visibilité. Mais, bien sûr, il y a aussi le revers de la médaille: la perte d’indépendance. Et ce Rubicon-là, de nombreux horlogers ne sont pas prêts à le franchir. Comme Rolex, Audemars Piguet, Roger Dubuis ou encore Breitling.

    http://www.letemps.ch/template/finance.asp?page=23&article=180026

    #420000051854
    Dynamo
    Membre

    en fait, l’aventage d’un capital famillale c’est laisser du temps au temps pour qu’un produit trouve sa place.

    #420000051855
    pse
    Membre

    Cela présente de nombreux avantages :
    – entrée d’argent pour renforcer le BE, investir dans des outils de production etc …
    – meilleur visibilité sur le marché …

    Mais la pérénité des gammes va elle être assurée ?
    La créativité des horlogers ne va elle pas être remplacée par des cahiers des charges établis par des designers pour répondre plus fidèlement aux besoins du marché, établissant ainsi un « nivellement par le bas » ?

    Je pense que c’est une voie indispensable de nos jours car peu de sociétés ont les reins aussi solides que les grandes manufactures (Rolex, etc, et encore que …?) … mais la satisfaction à tout prix des dividendes ne va t elle pas amoindrir les talents ?

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