FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Les horlogers indépendants offrent-ils une pérénité d’entretien ?
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Emmanuel H, le il y a 17 années et 9 mois.
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7 janvier 2009 à 13h06 #410000038172
ZEN
MembreQuelle pérénité d’entretien, de SAV et de maintenance pour les montres des horlogers indépendants ? On voit dans les salons les indépendants qui se profilent avec de superbes modèles dont la cote en occasion est souvent injustement affaiblie et ces horlogers sont souvent jeunes ou entre deux âges avec des structures qui n’ont pas l’assise d’un groupe ou d’une marque ancestrale.
Comment ces horlogers peuvent-ils offrir une garantie de pérenité de l’accés aux pièces détachées et comment le SAV s’opérera-t-il sur les montres qu’ils vendent aujourd’hui si demain, leur société disparait ?
Le client qui investit 15 ou 40 000 euros et plus doit-il selon vous s’en inquiéter ou au contraire être aveuglément confiant ?
7 janvier 2009 à 13h09 #420000611248Did666
MembreJe pense qu’il doit y avoir une grande par de confiance de la part du client.
Et puis en quantité combien en vendent ils ? peut être qu’ils limtent justement pour pouvoir consacrée du temps sur leur SAV.7 janvier 2009 à 13h14 #420000611249quentinmarcus
Membrecomment Richard Mille a convaincu sa clientele?
7 janvier 2009 à 13h44 #420000611250Emmanuel H
MembreQuestion très intéressante, Zen ! Effectivement, il doit y avoir une grande part de confiance de la part du client… mais comme toujours, un cas n’est pas l’autre. On peut avoir un type qui met l’entièreté de ses économies, jusqu’au dernier euro, pour acheter la montre de ses rêves, une (allez, au hasard) Journe à 20.000 euros et un autre qui s’offre une Richard Mille à 50.000 euros (ou plus, hein, là j’ai pris une "pas chère"
) sur une seule opération/spéculation. Dans un cas, c’est un drame si le SAV disparaît, dans l’autre c’est probablement un "bah de toute façon j’en avais marre de cette montre".Autre élément de réflexion : parmi les horlogers indépendants, il y a des sociétés avec des structures minuscules (par exemple Voutilainen ou Philippe Dufour) et d’autres d’une taille déjà plus conséquente (justement F.P. Journe et Richard Mille). Je ne dis pas que ces sociétés plus grandes sont moins dépendantes de leur patron-fondateur, mais il y a néanmoins une plus grande probabilité qu’elles survivent à leur fondateur, par exemple au sein d’un grand groupe. Dans ce cas, le SAV serait assuré.
Dernier élément qui me vient à l’esprit : l’aspect technique des montres produites par les horlogers indépendants. Certains produisent des montres avec des finitions fabuleuses, mais des techniques et matériaux classiques. Peu importe ce que deviennent les sociétés F.P. Journe ou Philippe Dufour : dans 100 ans, il y aura toujours des horlogers qualifiés ou même des "mécaniciens" capables de refaire à l’identique l’un ou l’autre composant horloger d’une marque disparue. Cela coûtera peut-être un pont, mais ce sera possible. C’est ainsi que fonctionnent encore des pendules, horloges et montres de poche qui ont plusieurs centaines d’années… Par contre, d’autres indépendants se lancent dans des matériaux très exotiques et constructions avant-gardistes dont la pérennité est probablement moins assurée.
Moi perso cela ne m’empêchera pas de franchir le pas et je l’espère dans pas trop longtemps !!
Emmanuel
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