FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › les entreprises vont etre contentes à vous lire Mr Pons
- Ce sujet contient 16 réponses, 11 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
EtienneBF, le il y a 15 années et 8 mois.
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19 février 2011 à 11h52 #420001287041
EtienneBF
Membre- hsarazin a écrit:
- Quelle infraction les malheureux israëlites de France avaient-ils donc commis entre 1942 et 1944 qui puisse donc justifier de les dénoncer aux autorités de l’époque?
Sur ce forum, on va peut-être en rester aux questions relatives à l’horlogerie.
19 février 2011 à 12h15 #420001287042EtienneBF
Membre- ZEN a écrit:
- Désolé mais le législateur a voulu donner aux entreprises les mêmes obligations et responsabilités qu’aux personnes physiques (cf laresponsabilité pénale). On regarde aujourd’hui des entreprises comme on regardait autrefois des personnes physiques.
Si un salarié dénonce son CEO pour des dépenses qu’il juge somptuaires, pour une réorganisation d’atelier qui lui déplait… ce n’est pas seulement de la déloyauté à l’égard de l’entreprise mais aussi une délation de personnes.
Les affaires du milieu horloger au cours des 3 dernières années ont démontré que la déloyauté à l’égard de l’entreprise se conjuguait souvent avec la délation des cadres. J’eus aimé pouvoir faire une différence…
Le journalisme d’investigation ne consiste pas à attendre dans son bureau les appels anonymes sinon quelle presse aurions nous ? Le journalisme analyse et recherche, il n’appelle pas les salariés individuellement à dénoncer. Rappelons qu’il existe des instances paritaires dans les entreprises, des syndicats qui sont là aussi pour réguler les choses. Si on accepte la déloyauté envers un support de diffusion d’info, pourquoi pas alors vers un concurrent ?
L’éthique, juste l’éthique concerne chacun de nous.
Les informations qui fuitent hors d’une entreprise peuvent effectivement relever de la délation, mais pas nécessairement.
Si un salarié transmet à un journaliste le dessin encore confidentiel du prochain modèle de montre qui ne devrait être dévoilà qu’à Bâle, il n’y a pas de délation. S’il rapporte des débats de stratégie marketing internes pour l’orientation de la marque, il n’y a pas de délation. Mais dans les deux cas, ce sont des informations qui doivent intéresser au plus haut point le journaliste, et je comprends qu’il en soit friand. Quitte à ne pas les publier, s’il estime que l’info est trop sensible ou qu’elle pourrait lui valoir des poursuites pour recel de vol de documents. C’est donc un amalgame un peu rapide que de crier tout de suite à « l’appel à la délation ».
Bien sûr, le travail du journaliste ne se résume pas à chasser le scoop pour le publier à l’état brut, à la façon de la presse de caniveau. Il consiste aussi (surtout ?) à mettre ces informations en perspective et à les analyser. Le journaliste peut même travailler sans disposer d’aucune information confidentielle, mais celles-ci peuvent enrichir considérablement son travail.
L’appel de Grégory Pons à manquer au devoir de respect du secret professionnel manque singulièrement d’élégance, mais je continue à penser que ça ne constitue pas un scandale. En l’occurence, ce qui me paraîtrait beaucoup plus grave serait le comportement du salarié qui répondrait à cet appel et qui trahirait son entreprise.
Je reconnais que c’est une appréciation très subjective, et qu’on peut avoir une autre vision du degré de gravité de l’acte de chacun (le journaliste et le salarié qui donne l’info). Mais on ne peut tout de même pas décemment mettre sur le même plan l’appel de Grégory Pons et Je Suis Partout.
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