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- Ce sujet contient 23 réponses, 11 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Charlie, le il y a 15 années et 10 mois.
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AuteurMessages
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30 mai 2010 à 15h16 #420000097754
Express Monarch
Membre- ZEN a écrit:
- La fin des années 60 avec l’incursion du quartz sonna le glas des concours.
Il y a un article très intéressant de Pierre-Yves Donzé dans le bulletin n°93 de la Société Suisse de Chronométrie qui relativise l’arrivée du quartz comme responsable de la fin des concours. Apparemment, ce qui a sonné le glas était surtout les succès de Seiko, non pas en quartz mais en mécanique (le record du monde de précision pour un mouvement mécanique est détenu par Seiko). Les victoires de Seiko étaient, je cite, « beaucoup plus dangereuses politiquement […] que l’abandon pur et simple du concours ».
30 mai 2010 à 19h34 #420000097755toyotiste
MembreJe partage, j’avais également en tête que les excellents résultats de Seiko avaient précipité l’arrêt de ces concours de chronométrie
7 décembre 2010 à 20h22 #410000010283ZEN
MembreToujours à ma quête d’un certain article de M. Reverchon voici un lien dirigeant vers le CNAM et une publication avec quelques images interressantes de balanciers.
https://cnum.cnam.fr/pgi/fpage.php?4KY28.100/181/100/644/5/633
Je penses qu’il n’est pas necessaire de créer un nouveau post alors deterrer un message de Zen c’est pas plus mal.
7 décembre 2010 à 20h22 #420000097733ZEN
MembreLes concours de chronométrie les plus disputés eurent certainement lieu à l’Observatoire de Neuchâtel entre 1922 et 1944.
On y retrouve (pas dès le début) des marques extérieures au canton de Neuchâtel comme Omega par exemple.
La vraie bataille se livrera en Ulysse Nardin, ZENITH, Longines, Movado et Technicum Neuchâtelois une marque indépendante.
Les concours se déroulent par classes de montres Poche et Bord ( distinctes ou jumelée au grès des réglements) et les chronomètres de Marines où Ulysse Nardin seul candidat reçoit le prix chaque année.Les montres étaient préparées par des chronomètriers qui ont marqué l’histoire de l’Horlogerie Charles Fleck ou René Gygax pour ZENITH, Gottlog Ith ou Joseph Ory pour Omega notamment.
Les montres bracelets furent introduites dans les concours seulement en 45.
Ces concours étaient préparés toute l’année par les régleurs ( Chronomètriers) qui déposaient les montres toute l’année pendant près de 2 mois pour que les montres soient testés dans toutes les positions , en étuve et glacières.
On raconte même que faute de chambre froide, c’est parfois dans les villages suisses la chambre froide du boucher qui servira aux chroniomètriers pour tester leurs montres avant les épreuves officielles. C’est le conseil d’état qui en fin d’année staue sur les prix et les remets en début d’année suivante.
Les marques entretenaient à la fois ces chronomètrier considérés comme des dieux dans leur métier et une écurie de calibres de compétition, véritables bètes de concours qui étaient hors norme prélevé sur des série spéciales et retravaillés par les chronomètrier.
Ces montres avaient des renforts techniques ponts, polissages des pierres, empierrement généreux, spiraux de haut de gamme, raquettes ajustées et barillets infaillibles.
Ces merveilles de l’horlogerie étaient après les concours gardées par les marques quelques mois ou années et puis étaient revendues aprés emboitage avec un simple bulletin de marche et éparpillées sans même que le client ne se doute que sa montre avait été une montre de compétition.
Les chronomètriers portaient littéralement les couleurs de leurs marques et avaient toute l’entreprise solidaire avec eux de l’épreuve qu’ils passaient eux même par l’entremise des montres qu’ils avaient réglées. Horlogers de haut niveau les chronomètriers étaient peu nombreux , une quarantaine sur Neuchâtel et par génération.
Les marques qui remportaient le plus de prix étaient à l’époque ZENITH, Ulysse Nardin ou Omega et les régleurs avaient constitué unesorte de confrérie cculte qui au dela des relations entre marques leur permettait de se retrouver. Tous se connaissaient et s’ils ne livraient pas entre eux leurs recettes les plus folles ( Comme par exemple huiler le spiral avant de le sécher) , il semble évident qu’ils se tenaient en haute estime réciproque.
Seuls les premiers prix étaient supports de publicité pour les marques, un deuxième prix sans être un déshonneur ne faisait que très rarement l’objet de communication par la marque car cela valorisait encore davantage la concurrence.
Les concours de chronomètries perdirent de leur superbe après guerre si les montres bracelets retenaient davantage l’intéret que les montres de bord ou les montres de poche, l’esprit du concours changea radicalement . La fin des années 60 avec l’incursion du quartz sonna le glas des concours.
La restauration des concours sorte de publicité comparative intelligenteavant l’heure aurait-elle sa place aujourd’hui et serait-elle simplement possible ? Probablement pas mais quel émoi ce devait être ces remise de prix solennelles dans la salle du conseil d’Etat…
Voilà c’était un petit "coucou" sur un domaine que je trouve passionnant et qui est celui des concours de chronomètrie qui finalement ne s’intéressent qu’à ce qui est dans la boite….
Thanks à Cécile, Charles, Marc, Joseph, Bruno, Jean et quelques autres qui permettent de cultiver cette passion
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).7 décembre 2010 à 20h28 #420000097734jean-michel
Membremerci pour ce rappel Zen, les concours de chronométrie m’ont toujours fasciné, les quelques annecdotes relatées dans "Omega Saga" sont pasionnantes sur ce sujet
c’est vrai qu’il serai sacrément interessant de refaire ce type de concours … mais aujourd’hui la technique s’efface devant marketing , product placement, et "look"

JM
7 décembre 2010 à 20h49 #420000097735Charlie
MembreComme d’habitude Zen a tout juste !
Grâce à ma doc ancienne je dispose d’une foule de document sur le concours de chronométrie de Besançon (résultats, rêgements…) , en liaison avec la norme dite "Cetheor" (cf les étoiles au dos de ceratins boitiers de montre ou de chrono) et le poinçon de Besançon. Dès que j’ai le temps je concocte LE post sur le sujet)
Amicalement
Charlie
J’ajoute que la marque de la montre n’y était pas pour grand chose : à Besançon on retouve souvent dans les premier des montres Maty ou Herma (vous savez l’horloger passionné d’escargots:pig: )!!!
En outre il y une foule de catégories (calsse A, B, C…) l’art du régleur y joue la plus large place: le nom de ceratins apparaissant même sur certaines pubs…"toutes les montres chronomètres ont été reglées par M… vainqueur de X prix au concours de chronométrie de …)7 décembre 2010 à 22h47 #420000097736Eléa
MembrePas le temps de poster longtemps ce soir, mais Charlie il faut qu’on en reparle! Besançon était à ma connaissance le seul observatoire a faire un prix des régleurs (remis je crois à l’université de Besançon)…. Les récits des "petites mains" de l’Obs, qui contrôlaient les marches des montres sont passionnants aussi…. IL faut profiter des journées du patrimoine où chaque année Besançon s’ouvre au public, c’est un lieu merveilleux!
7 décembre 2010 à 23h17 #420000097737Invité
MembreJe sens que la scanner de Charlie va encore fumer tout le week-end
7 décembre 2010 à 23h45 #420000097738ZEN
MembreJ’aurais peut-être mieux fait de parler de bracelets cuir adaptés sur des Seiko de plongée
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).7 décembre 2010 à 23h53 #420000097739Invité
MembreIl y avait plusieurs lieux de concours, autant que d’observatoires j’imagine ? Combien en fait et toujours sur un rythme annuel ?
7 décembre 2010 à 23h57 #420000097740ZEN
MembreGenève, Neuchatel, Besançon et Kew Teddington . Les concours étaient annuels avec parfois des extras…( Grands prix ou prix spéciaux)
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).8 décembre 2010 à 0h05 #420000097741Spock
Membreje me pose une question : A l’époque des premiers concours de chronométrie, est-ce que seules les montres primées avaient le droit à l’appelation de chronomètre ; ou bien y avait-il comme aujourd’hui des modèles certifiés "standard", hors compétitions ?
Suis-je clair ?
Cdlt
8 décembre 2010 à 0h07 #420000097742Invité
Membre- ZEN a écrit:
- Genève, Neuchatel, Besançon et Kew Teddington . Les concours étaient annuels avec parfois des extras…( Grands prix ou prix spéciaux)
Ca fait finalement peu de chances de se distinguer pour toute une année de vente.
Certaines marques étaient-elles plus "habituées" sur tel ou tel observatoire. Par exemple, Kew Teddington voyait-il aussi les montres suisses ou plutôt les anglo-saxonnes (usa-allemandes-anglaises) ?
8 décembre 2010 à 0h15 #420000097743Ratkiller
MembreQuand je lis sur un cache poussière de montre de gousset Longines : "Grand Prix – PARIS – PARIS – MILAN – BRUXELLES" avec tout plein de médailles !
– C’est de la zoubia, Longines n’a jamais eu de Grand Prix
– C’est de la zoubia, Paris, Paris, Milan et Bruxelles n’ont jamais délivré de Grands Prix.
– C’est de la zoubia tout court : Paris, Paris n’existe pas, il n’y a qu’un Paris. Milan et Bruxelles étaient dans les choux.Barrer les mentions inutiles (tout comme mon message du reste !)
8 décembre 2010 à 7h20 #420000097744ZEN
MembreCes grands prix avaient des vocations plus commerciales me semble-t-il et étaient décernés à l’occasion des expositions universelles notamment.
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires). -
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