Le retard dû à l’échappement

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  • #420000423977
    Saturne
    Membre
    Larekan a écrit:
    En résumé, il parcourra 300 degrés (disons) + un angle X de l’impulsion, la raison pour laquelle il aura du retard, c’est qu’il aura dû parcourir PLUS de chemin que son oscillation (300 degrés + angle d’impulsion après le point mort) ! C’est ça ?

    A vrai dire, l’angle "supplémentaire" n’est pas nécessairement égal à l’angle durant lequel l’impulsion est donnée après le point mort. Tout dépend de la force délivrée par cette impulsion. Pour un même angle d’impulsion, si j’envoie plus d’énergie à l’échappement, l’amplitude augmente.

    Larekan a écrit:
    Si c’est ça, comment on détermine l’amplitude d’un balancier ? On la mesure à partir du point mort ou à partir du moment où il ne reçoit plus le couple de l’ancre ?

    Théoriquement, l’amplitude du balancier c’est l’angle entre le point mort et une des deux positions extrêmes du balancier. En réalité, la plupart du temps, une des deux oscillations possède une amplitude légèrement supérieure à l’autre (du fait du spiral principalement; où sur les échappements à coup perdu).

    #420000423978
    carlgustav
    Membre

    Du fait aussi d’une asymétrie énergétique entre l’entrée et la sortie, l’une caractérisée par un frottement " rentrant ", l’autre par un frottement " sortant ".

    On constate aisément cette caractéristique, balancier ôté, en faisant défiler la roue d’ancre par manipulation alternative de l’ancre au moyen d’une broche fine: le dégagement s’opère plus facilement à la sortie.

    Raison pour laquelle il est parfois opportun de légérement décaler le repère vers l’entrée ; précepte actuellement complétement oublié, mais connu des vieux régleurs à qui étaient confiées les pièces de concours chronométriques.

    #420000423979
    Larekan
    Membre

    Et il y aurait possibilité de régler un balancier à ancre suisse pour que l’angle d’impulsion avant le point mort soit égal à l’angle d’impulsion après le point mort ? Bref, que les accélérations/freinages soient égaux de part et d’autre du point mort ?

    #420000423980
    carlgustav
    Membre

    Question géométrie, ça ne va pas changer grand chose, mais le fait de décaler le repère vers l’entrée compensera le handicap ( " frottement rentrant "), vis à vis de l’impulsion de sortie, (" frottement sortant ").

    Sur un mouvement muni d’un piton mobile, l’expérimentation est aisée, mais l’appréciation du résultat l’est moins, necessitant un chronocomparateur performant, sensible, et bien sûr l’usage simultané d’un amplimétre.

    Et évidemment une pièce en parfait état, principalement en ce qui concerne l’ancre : engagements virtuels, chemins perdus, tous deux optimisés.

    Pages 55 et 56 de " Echappements et moteurs pas à pas" de Huguenin, Guye, Gauchat, Fédération des ecoles techniques de Suisse, on trouve de plus amples explications à ce propos.

    #420000423981
    Larekan
    Membre

    Oulah, en fait je me suis rendu compte que ce que je demandais était totalement impossible… :p

    Pourrais-tu préciser ce qu’est le frottement rentrant / sortant ? Les différence physiques ou mécaniques qu’il y a ?

    #420000423982
    carlgustav
    Membre

    Bonsoir,

    C’est l’incidence différente
    des palettes de sortie ou d’entrée sur la dent de roue d’echappement qui définit le frottement rentrant ou sortant, avec les avantages ou les inconvénients déja cités.

    Facile de vérifier la véracité du propos en tentant l’expérience du défilement rouage par manipulation alternative de l’ancre .

    Mais l’explication théorique est parfaitement formulée dans l’ouvrage de Huguenin, Guye, Gauchat.

    Si tu n’as pas ce bouquin, je scanne demain les deux pages concernées.

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