FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Le premier Chronographe automatique d’Omega
- Ce sujet contient 15 réponses, 10 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Pulsar77, le il y a 8 années et 11 mois.
-
AuteurMessages
-
13 janvier 2017 à 7h37 #420003717578
ZEN
MembreNon pas à ma connaissance mais frein de tirette fragile….
__________________________________
Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).13 janvier 2017 à 7h44 #420003717579RAZ
MembrePas de dureté spécifique sur mon modèle (cf. plus haut) non plus.
13 janvier 2017 à 7h50 #420003717580willbur
MembreMerci, je vais donc devoir l’ouvrir pour investiguer.
13 janvier 2017 à 11h33 #420003717581willbur
Membre30 octobre 2017 à 6h38 #410000129627ZEN
MembreBonjour,
Sur ce mouvement, la mise en position de la couronne pour régler l’heure est-elle plus dure que sur d’autre calibre ?
Merci
30 octobre 2017 à 6h38 #420003717567ZEN
MembreLe premier Chronographe automatique d’Omega
Le début d’une nouvelle technologie est toujours l’occasion d’émuler chez ses concurrents un esprit d’innovation qui parfois s’assoupit. L’apparition publique en 1969 des premiers chronographes à remontage automatique a suscité de la part des concurrents de Zenith, Breitling-Buren- Hamilton-Heuer et Seiko, la volonté de rester dans la course à l’innovation et donc d’offrir au plus vite un chronographe bénéficiant du remontage automatique. Omega, qui avait rejeté en 1947 ce type de montre s’est retrouvé pris de court 22 ans plus tard et a dû imaginer avec son partenaire Lémania une nouvelle génération de chronographes. Ce fut le début d’une nouvelle ère.
Un savoir-faire solide
A partir de 1969 et de la présentation de trois mouvements de chronographes à remontage automatique, les grandes maisons horlogères vont se livrer à une concurrence sans merci en présentant chacune leur modèle de chronographe original. Omega s’appuie sur Lémania qui est l’un des plus grands spécialistes suisses des chronographes pour proposer son premier chronographe automatique. Lémania avait en 1947 mis au point grâce à son calibriste Albert Piguet, un prototype de calibre de chronographe à remontage automatique. Albert Piguet avait « greffé » sur un calibre de chrono CH27-C12A, un système de remontage à butée, très bruyant mais efficace. Le calibre était épais ce qui n’était guère à la mode et imposait un diamètre de montre jugé trop important pour que la commercialisation puisse être envisagée par Omega. Paul-Emile Brandt alors à la tête de la marque de Bienne l’avait donc balayé d’un revers de main en l’estimant superflu et …sans avenir.

Ce sont indéniablement les avancées de la concurrence qui alertent Omega en cette fin des années 1960. Omega incite à réfléchir avec Lémania à la création d’un mouvement moderne à remontage automatique. C’est ainsi que l’ingénieur de la Chaux de Fonds Raoul-Henri Erard met au point le premier calibre de chronographe à remontage automatique vendu sous la marque Omega. Le mouvement est fabriqué comme ses aînés chez Lémania et tire son énergie d’une masse oscillante montée sur roulement à billes, inventée par Marius Meylan-Piguet et breveté le 28 décembre 1970.
Une nouvelle génération de chronographes
Baptisé 1040, le mouvement appartient à la génération des calibres évoluant à la fréquence de 28 800 alternances par heure. Originalité, il est muni d’une part d’un quantième (date) et d’autre part, d’un indicateur 24 heures à lecture jour-nuit. Les premiers exemplaires de chronographes sont présentés en 1971 dans des boites tonneaux, étanches à 60 mètres. Les cadrans rhodiés soleil comportent une échelle tachymétrique 500-60 km/h. Des variantes offrent une échelle pulsométrique ou télémétrique. La minuterie est dessinée au cinquième de seconde et les index de type baguette sont lapidés avec des points de tritium. Les aiguilles de chrono sont intéressantes car par la conception même du calibre, la totalisation des minutes se fait à partir de l’axe central au moyen d’une aiguille trainante ailée dite « aiguille flèche »? Un totalisateur de 12 heures situé à six heures enregistre les heures chronométrées. Le verre en plexi bombé signé au centre avec la lettre Omega est renforcé mais il reste facilement polissable.
Le chronographe est décliné dans plusieurs types de boites tonneaux avec ou sans couverture de la fixation du bracelet, avec bracelet souple ou acier et enfin avec boite dite pilote avec couvre-anses. Cette dernière boite préfigure ce que sera la Speedmaster Mark III. Si Omega tient avec ces formes de boites des modèles qui sont dans la tendance de la mode et traverseront facilement le temps, il faut reconnaître que la lecture de son chronographe est moins intuitive que celle des concurrents qui ont dévoilé leurs versions deux ans plus tôt. Le principe de la trotteuse centrale qui dissimule l’aiguille du totalisateur sur le même axe que les aiguilles des heures et minutes ne contribue pas à améliorer la lisibilité. En outre, la présence d’un compteur à 9 heures et d’un autre à 6 heures créent un déséquilibre du cadran ce qui le désavantage au regard des modèles des concurrents qui ont mis l’accent sur la qualité visuelle de l’affichage. Le mouvement 1040 présente toutefois l’intérêt d’être précis et silencieux et d’avoir une bonne réserve de marche grâce à un remontage facile via sa masse oscillante. Le 1040 va donc s’installer dans plusieurs modèles et s’il ne supplante pas la version à remontage manuel qui équipe notamment la Speedmaster Professional, c’est simplement en raison du succès immense de ce dernier modèle qui grâce à l’aventure spatiale et aux expéditions lunaires en cours au début des années 1970 remporte un triomphe tant lié à sa notoriété qu’à son succès commercial.
Une nouveauté attendue

Omega fera quelques essais de variantes d’aiguilles et de couleurs, la plus réussie est sans doute celle avec les aiguilles blanches sur cadran noir dans la lignée de la Speedmaster Professional mais aussi celle avec les aiguilles de chrono bleu azur et aiguilles horaires noires. Dans le foisonnement des modèles Omega du début des années 1970, ces chronographes apparaissent comme très représentatifs de la modernité d’Omega et de sa réactivité pour offrir au public des produits qui s’avèrent très attendus. L’apparition du chronographe bracelet à remontage automatique a en effet provoqué une nouvelle demande de la part de la clientèle qui ne veut plus avoir à remonter sa montre chaque jour. La déferlante de la montre à quartz va en cela conforter l’idée qu’il faut libérer le porteur d’une montre de toutes les contraintes de remise à l’heure et de remontage. Les chronographes étaient les dernières montres à ne pas avoir de remontage automatique alors que les modèles à trois aiguilles en disposaient déjà y compris pour les modèles sportifs et en particulier ceux de plongée. Omega avait donc pris un peu de retard face à ses concurrents quand son chronographe Seamaster automatique est enfin arrivé dans les vitrines des détaillants. Très attendu comme toutes les nouveautés Omega, ce mouvement bénéficiera de quelques petites évolutions techniques avant d’être supplanté par les calibres ETA adaptés pour Omega.
Novateur et historique pour la firme de Bienne, le calibre 1040 de la Seamaster intéresse aujourd’hui par son affichage non conventionnel et original. Il est en cela un peu à part dans l’univers des chronographes bracelet où la majorité des pièces est très respectueuse des habitudes du public. Omega démontre avec ces modèles qui ont près de 50 ans, que leur niveau de qualité leur a permis de traverser les décennies sans être altérés et qu’en se plaçant comme inventeur d’un design, ce chronographe a su rester hors des modes et hors du temps qu’il mesure.
Droits réservés – Forumamontres – Octobre 2017 – Joël Duval__________________________________
Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).30 octobre 2017 à 8h32 #420003717568JBX3872
MembreSuper article.
Voici celle de mon père. Un modèle magnifique. J’aimerai tellement qu’ils resortent ce modèle.
30 octobre 2017 à 14h37 #420003717569Boc21
MembreElle incarne complètement l’art retro futuriste…c’est une merveille
30 octobre 2017 à 19h37 #420003717570oliveka
Membrebelle découverte pour moi!
Je la trouve assez moderne .. j’imagine qu’elle est en 42 comme la speedmaster?
Merci Zen!
__________________________________
Le temps ne respecte pas ce qui se fait sans lui.30 octobre 2017 à 21h36 #420003717571maxxatak
MembreUn très bel article Zen (comme d’habitude). Une montre que l’on voit trop peu et que j’adore contempler. On tombe vite sous le charme et toutes ces complications en font un super chrono.
Celle du papa que je n’hésite pas non plus à emprunter de temps en temps … Dans une déclinaison que j’apprécie tout particulièrement.

Pour répondre à Oliveka, on est plus sur du 39 (hors couronne) je crois mais son boîtier « coussin » l’a rend un peu plus imposante.
31 octobre 2017 à 1h23 #420003717572RAZ
MembreLes modèles précédents ont précisément un diamètre de 38,5 mm.
Beaucoup d’informations sur le calibre 1040 sont disponibles ici (en anglais).Une mauvaise photo de mon modèle :
31 octobre 2017 à 10h44 #420003717573willbur
MembreQui fut le premier entre ce 1040 et le lemania 1340 ?
Lequel servi de base à l’autre ?31 octobre 2017 à 11h11 #420003717574Tibhorlo
Membre
de toute beauté 
…un rapport entre Raoul-Henri Erard et Louis Erard ?!?
1 novembre 2017 à 0h17 #420003717575RAZ
Membre- willbur a écrit:
- Qui fut le premier entre ce 1040 et le lemania 1340 ?
Lequel servi de base à l’autre ?
C’est le 1340 qui a servi de base au 1040.
Un arbre généalogique est dispo ici (toujours en anglais).1 novembre 2017 à 8h03 #420003717576willbur
MembreMerci.
Un article ci-dessous sur la disparition de la minute centrale.
https://journal.hautehorlogerie.org/fr/grandeur-et-decadence-du-chronographe-a-minutes-centrales/ -
AuteurMessages
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.