La Speedmaster …Rediff LES MONTRES QUI ONT FAIT L’HISTOIRE

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  • #410000011088
    ZEN
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    21/11/2006

    LES MONTRES QUI ONT FAIT L’HISTOIRE
    La montre de la Lune
    Avec la Speedmaster, Omega a conquis la Nasa d’abord puis l’espace ensuite. Au départ, la marque biennoise n’en savait rien.
    LE MONDE DE L’HORLOGERIE numéro 7

    Le modèle Omega Speedmaster est allé sur la lune. La marque biennoise peut s’enorgueillir de cette performance en toute sincérité. Ici, le marketing n’a pris son sens qu’après les exploits des astronautes américains. Tout a commencé dans le plus grand secret en 1964. Deux collaborateurs de la Nasa – l’agence spatiale nord-américaine – se rendent chez un horloger-bijoutier de Houston au Texas. Incognito, ils achètent cinq chronographes de marques différentes. L’objectif ? Trouver la meilleure montre pour les astronautes des missions Gemini et Apollo. La première verra les hommes sortir de leur capsule, la seconde la conquête de la Lune. Pour accomplir leurs diverses tâches, ils auront besoin d’un chronographe d’une qualité jusque-là jamais éprouvée. Il devra notamment résister à des chocs thermiques supérieurs à 100 degrés Celsius. « Sur la Lune, l’objectif défini est encore plus ambitieux. Sur la surface de l’astre de la nuit, la température oscille entre – 160 et +120 degrés Celsius. La montre doit naturellement pouvoir supporter sans broncher ce choc, ainsi que toutes les contraintes liées à un vol spatial », peut-on lire dans le livre consacré à la Speedmaster et édité par Omega.

    Des tests extrêmes

    La Nasa va mener une première série de tests pour départager les cinq modèles choisis. Cette présélection laissera deux modèles sur le carreau. En septembre 1964, la Nasa commande à l’importateur d’Omega aux Etats-Unis douze Speedmaster « à des fins de test et d’ évaluation ».
    Les chronographes ont à subir 11 épreuves au total.

    Chaleur.
    Quarante-huit heures à une température de 71 degrés Celsius, suivies de 30 minutes à 93 degrés Celsius. Durant ce test, les montres sont soumises à une humidité de l’air ne dépassant pas 15 % et à un vide partiel de 5,5 Psia (livre par pouce carré), ce qui correspond à 0,35 atmosphère.

    Froid.
    Quatre heures à une température de – 18 degrés Celsius.

    Vide.
    Soumises à une pression de 1,47 X 10 puissance – 5 Psia (10 puissance – 6 atmosphères), les montres sont portées à une température de 71 degrés Celsius pendant 45 minutes, puis à une température de – 18 degrés Celsius pendant 45 minutes, puis à nouveau à 71 degrés Celsius durant 45 minutes. Cette épreuve est répétée 15 fois en tout.

    Humidité.
    Au total 240 heures à une température oscillant entre 20 et 71 degrés Celsius et avec une humidité relative d’au moins 95 %. Le pH de la vapeur d’eau doit se situer entre 6,5 et 7,5.

    Atmosphère saturée d’oxygène.
    Quarante-huit heures à une température de 71 degrés Celsius et à une pression de 5,5 Psia (0,35 atmosphère) dans l’oxygène pur. La formation de gaz toxiques, le dégagement d’odeurs âcres ou l’endommagement des joints signifient que le test a échoué.

    Choc
    Six chocs de 40 grammes (40 fois la gravitation), d’une durée de 11 millisecondes chacun, sous six angles différents.

    Accélération.
    Accélération linéaire de 1 à 7,25 grammes en 333 secondes. Puis accélération constante de 16 grammes, 30 secondes horizontalement, 30 secondes verticalement et 30 secondes latéralement.

    Décompression.
    Pression de 1,47 X 10 puissance – 5 Psia (10 puissance – 6 atmosphères), 90 minutes à une température de 71 degrés CelsiA?us et 30 minutes à 93 degrés Celsius.

    Surpression.
    Pression de 23,5 Psia (1,6 atmosphère) pendant une heure.

    Vibrations.
    Trois épreuves de 30 minutes (latéralement, horizontalement, verticalement). La fréquence d’oscillation varie entre 5 000 et 2 000 hertz, l’accélération moyenne par impulsion doit être au moins de 8,8 grammes.

    Bruit.
    130 décibels dans une plage de fréquence située entre 40 000 et 10 000 hertz, pendant 30 minutes.

    « Le 1er mars 1965, le résultat des épreuves est connu. Parmi les trois marques encore en lice à ce moment- là, un chronographe échoue à deux reprises au test d’humidité, avant de s’arrêter définitivement au test de chaleur, l’aiguille des secondes s’ étant tordue et accrochée aux autres. Le verre du second – d’une autre marque – se tord, puis fond lors du test de chaleur. Le troisième, un autre modèle de la même marque, connaît la même mésaventure lors du test de décompression. Eliminés. » La Speedmaster réussit tous les tests ! La Nasa écrit : « Il a été procédé à des tests de fonctionnement et d’environnement spatial sur les trois chronographes Omega qui, en vertu des résultats obtenus, ont été homologués et remis aux trois membres de l’ équipage ».

    Avertis en 1966 seulement

    La mission Gemini 3 décolle le 23 mars 1965. Les astronautes Virgil Gus Grissom et John Watts Young portent une Speedmaster au poignet. L’heure de vérité approche. En juin de la même année, Ed White effectue la première sortie d’un Américain dans l’espace. Son Omega tient le choc. Comble de l’histoire : ce n’est qu’une année plus tard que les dirigeants de la marque horlogère sont informés des performances de la montre. « Ils en furent naturellement extrêmement fiers, surtout lorsqu’ ils eurent connaissance du traitement spécial enduré par la Speedmaster. A noter que le chronographe est l’un des rares objets essentiels à la sécurité qui n’ait pas été développé spécialement pour l’espace. La Speedmaster est en outre le seul élément d’ équipement qui n’a nécessité ni développement, ni améliorations ultérieures », lit-on dans l’ouvrage consacré à cette montre de légende. Dès lors Omega va utiliser l’aventure spatiale à des fins publicitaires. Elle était jusque-là vendue comme une montre destinée à ceux « qui comptent le temps en secondes », soit les sportifs, les médecins ou les pilotes de F1. Le slogan se veut unique : « Pour leurs sorties dans l’espace, les astronautes américains portent une Omega Speedmaster ». A Speedmaster, Omega ajoute le qualificatif Professional. Un terme qui n’est pas galvaudé. La suite ? Objectif Lune ! En avril 1968, une annonce publicitaire voit déjà le rêve transformé en réalité : « Vous pouvez acheter aujourd’hui la même Omega que les astronautes de l’ équipage Apollo porteront sur la Lune ». Le 21 juillet 1969 à 2 h 52 GMT, Neil Armstrong est le premier homme à poser le pied sur l’astre de la nuit. Il n’a pas de montre au poignet. « Pour une raison fort simple. Juste après l’alunissage Buzz Aldrin constate que l’horloge de bord ne fonctionne plus. Comme il l’ écrit plus tard à l’historien de la Nasa Alan A. Nelson, Armstrong se souvient avoir laissé sa Speedmaster dans le module lunaire par mesure de sécurité. La première montre sur la Lune est donc la Speedmaster Professional d’Aldrin. »

    Depuis ce jour de gloire, le modèle a toujours accompagné les diverses missions spatiales de la Nasa. La mission Apollo 13 pourra profiter de l’extrême précision de la Speedmaster. « Une explosion dans le réservoir à oxygène a en effet paralysé tout le système d’alimentation en électricité. L’ équipage (James Lovell, John Swigert et Fred Haise) doit se réfugier dans le LEM et déconnecter tous les circuits électriques, à l’exception de la radio. Il leur faut cinq jours pour revenir sur Terre.

    (…) Le commandant James Lovell fait preuve d’un sang-froid admirable et effectue avec précision le compte à rebours et la mise à feu des propulseurs qui leur permettront de quitter l’orbite lunaire et de reprendre le chemin de la Terre. L’historien de la Nasa Alan A. Nelson résume ainsi l’ issue heureuse du retour : « A ce moment-là, elle a contribué à sauver la vie de l’ équipage ». Il parlait évidemment de la Speedmaster de Lovell. »

    Même si un fabricant américain, plutôt jaloux, a tenté d’imposer ses modèles. En septembre 1978, dans la perspective des premiers vols de navettes, la Nasa recommença ses tests. Les résultats confirmèrent les essais de 1964 et seule la Speedmaster réussit toutes les épreuves… Entre juillet 1993 et juillet 1994, la montre a aussi subi des essais dans la station spatiale russe MIR. A n’en point douter, la Speedmaster a été la montre la plus testée de l’histoire.

    Ce texte n’aurait pas pu être rédigé sans l’apport de l’ouvrage consacré à la Speedmaster, écrit par Ignaz Miller avec le concours de Marco Richon du Musée Omega et édité par la société de Swatch Group.

    Petite histoire de la Speedmaster
    C’est Lemania, alors filiale d’Omega, qui commence la production de la Speedmaster en 1957. Elle est commercialisée l’année suivante. Description de l’époque : « Cadran noir, aiguilles luminescentes, échelle tachymétrique gravée sur la lunette, boîtier étanche (initialement diamètre de 39 mm, puis de 40 mm dès 1960 pour les modèles avec échelle tachymétrique à fond noir sur la lunette), fond vissé, protection supplémentaire du mouvement par un couvercle intérieur, verre bombé, bracelet métal extensible ». En 1958, le modèle vaut 410 francs. Quant à son nom, personne ne sait réellement qui en a eu l’idée. Sa filiation semble s’être imposée tout naturellement chez Omega qui avait déjà ses lignes Seamaster et Railmaster.

    La montre connaîtra une première retouche en 1966. « La demande grandissante contraint le fabricant à revoir le mécanisme et à simplifier le calibre. » La fréquence passe aussi de 18 000 à 21 600 alternances. La première Speedmaster à remontage automatique avec indication de la date sort d’usine en 1971. Depuis 1980, le modèle est aussi disponible avec un fond transparent.

    Snoopy et les astronautes
    En 1970, la mission Apollo 13 avait failli tourner au drame. Equipé d’une Speedmaster, Jim Lovell avait réussi à mener à bien le difficile compte à rebours pour l’allumage des moteurs. Il a ainsi permis à ramener la capsule sur Terre. Omega a été récompensé pour ce précieux service. La marque a reçu le "Silver Snoopy Award", une distinction remise par les astronautes à ceux qui ont, de la meilleure des manières qui soit, assuré la sécurité d’un vol spatial. Pourquoi Snoopy, le fameux chien dessiné par Charles Schulz ? En 1968, il a été décidé d’identifier la sécurité avec un icône particulier. « Snoopy, le chiot précoce de la populaire bande dessinée « Peanuts », apparaissait être extrêmement qualifiée. C’était un chien, il avait des expériences de vol (depuis le toit de sa niche) et était accepté sur le plan national. Les gens aimaient lire ce qu’il avait à dire », explique non sans malice la Nasa sur son site internet. Un responsable de l’agence spatiale s’est approché du créateur Charles Schulz. Celui-ci s’est empressé d’accepter de le dessiner en tenue d’astronaute. Il a même cédé ses droits d’auteurs. Snoopy est depuis la mascotte des astronautes.

    http://www.lexpress.ch/journal/horlogerie/archives/art_152373.php

    #420000109600
    jean-michel
    Membre

    Cet article de Marco Richon est assez ancien, je tiens a faire ici un petit rectificatif historique que Marco Richon a lui même fait par la suite
    al a lecture du texte on a l’impression que le qualificatif de "professional" ne fut ajouté sur les Speedmaster qu’en 1966 ce qui est faux, les premieres Speedmaster avec marquage "professional" sont aparues durant l’été 1965 sur le modèle 105.003

    JM

    #420000109601
    Olive
    Membre

    Ahhh, l’été 65, la plus belle période du siècle dernier, certainement une, voire la meilleure cuvée bravohap .

    Olive.

    #420000109602
    Basyl177
    Membre
    Olive a écrit:
    Ahhh, l’été 65, la plus belle période du siècle dernier, certainement une, voire la meilleure cuvée bravohap .

    Olive.

    +1 bravohap bravohap bravohap

    #420000109603
    jean-michel
    Membre
    Basyl177 a écrit:

    +1 bravohap bravohap bravohap

    +1 aussi Mr.Red Mr.Red

    #420000109604
    mibo
    Membre

    Juste une petite mise au point (g):

    Citation :
    Choc
    Six chocs de 40 grammes (40 fois la gravitation), d’une durée de 11 millisecondes chacun, sous six angles différents.

    Accélération.
    Accélération linéaire de 1 à 7,25 grammes en 333 secondes. Puis accélération constante de 16 grammes, 30 secondes horizontalement, 30 secondes verticalement et 30 secondes latéralement.

    Pas "grammes" mais "g", bien sûr…

    #420000109605
    jean-michel
    Membre
    mibo a écrit:
    Juste une petite mise au point (g):

    Pas "grammes" mais "g", bien sûr…

    ARF ces journalistes !!!!! l’article original de Marco richon ne comporte pas la coquille Wink

    JM

    #420000109606
    TechTime
    Membre

    Désolé les gars , mais vous faites tous la même grossière erreur qu’en tant que modérateur je me dois de rectifier :

    C’est pas l’été 65 la plus belle pèriode de l’histoire , c’est l’été 66 Mr. Green

    Jean-François.

    _________________

    _________________
    « Les bonobos deviendront moins bonobos et les humains moins humains.Nous ne sommes pas si différents que ça. » William Fields , Fondation des grands singes de l’Iowa.

    #420000109607
    kaltan
    Membre

    A t’on connaissance des échecs des autres marques en lisse pour ces tests. J’aimerai bien connaitre dans le détails les petits bobos que les autres marques parfois prestigieuses (Rolex Daytona par exemple) ont pu subir.

    Si quelqu’un a cela de dispo Smile

    #420000109608
    jean-michel
    Membre
    kaltan a écrit:
    A t’on connaissance des échecs des autres marques en lisse pour ces tests. J’aimerai bien connaitre dans le détails les petits bobos que les autres marques parfois prestigieuses (Rolex Daytona par exemple) ont pu subir.

    Si quelqu’un a cela de dispo Smile

    oui voir http://www.speedmaster-mission.net a la rubrique NASA

    bonne lecture Wink

    JM

    #420000109609
    kaltan
    Membre
    jean-michel a écrit:
    kaltan a écrit:
    A t’on connaissance des échecs des autres marques en lisse pour ces tests. J’aimerai bien connaitre dans le détails les petits bobos que les autres marques parfois prestigieuses (Rolex Daytona par exemple) ont pu subir.

    Si quelqu’un a cela de dispo Smile

    oui voir http://www.speedmaster-mission.net a la rubrique NASA

    bonne lecture Wink

    JM

    Quel idiot je fais j’étais persuadé de le connaitre par coeur ton site et me voilà dans l’ignorance la plus complète.

    Merci Jean Michel

    #420000109610
    jean-michel
    Membre
    kaltan a écrit:

    Quel idiot je fais j’étais persuadé de le connaitre par coeur ton site et me voilà dans l’ignorance la plus complète.

    Merci Jean Michel

    arf pourtant il y a les réponses a tes questions Mr.Red

    Rolex Daytona : stopped running on two occasions during the relative humidity test and during the high pressure test when the sweep second hand wraped and press against the other hands

    Longine Wittnauer : Crystal warped and disengaged during the high pressure test , same fault occured during the decompression test

    Final conclusion : the Omega chronograph performmed satisfactorily

    je sais il y a pas mal de lecture Mr. Green mais pour un samedi pluvieux …

    #420000109611
    Charlie
    Membre

    qu’en ait il de Breitling (voir le post juste en dessous) ?

    #420000109612
    jean-michel
    Membre
    Charlie a écrit:
    qu’en ait il de Breitling (voir le post juste en dessous) ?

    ma réponse dans le sujet Breit Smile
    montre qui n’a pas ete selec²tionnée par la NASA pour son absence d’étanchéité, indispensable pour les sorties dans l’espace (afin d’eviter le gégazage des huiles de la montre sous vide)

    JM

    #420000109613
    alemmar
    Membre

    salut,
    sauf erreur, actuellement il y aurait 3 montres qualifiées, dont la speed, la casio gshock et la troisième..?

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