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pilàlheure, le il y a 7 années et 9 mois.
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15 janvier 2019 à 7h14 #410000136623
Lataille
MembreC’est l’annonce par Omega de la reprise du calibre 321 qui m’a amené à cette question existentielle: pour un chrono bracelet à deux poussoirs, quelle est la meilleure solution, came ou roue à colonnes? Nul doute qu’il n’y ait ici des gens bien plus compétents que moi qui puissent apporter des réponses.
Pour ma part, je vois que le chrono tel que nous le connaissons a été inventé à la fin du 19ème pour des montres de gousset – la montre bracelet n’existait pas alors. Assez vite ce chrono a été standardisé: trotteuse centrale pour les secondes, petit compteur à midi pour les minutes, un seul poussoir au centre du remontoir pour assurer: départ, arrêt, remise à zéro, et ce toujours dans le même ordre de manière cyclique. On tourne en boucle et logiquement la solution d’une roue de commande s’est imposée; une roue munie de plots également répartis à la périphérie de telle sorte que chaque fraction de tour de cette roue amène les plots à engager ou libérer un des leviers assurant les fonctions de chronographe. Une fois bien mise ou point, cette roue dite à colonnes s’est imposée sur la majorité des chronos de gousset.
L’arrivée des montres bracelet après la guerre de 14 n’a pas changé la donne: puisqu’on maîtrisait très bien cette technique, on l’a transposée aux chronos bracelet. La grosse différence, c’est que ceux-ci ont vite été standardisés avec deux poussoirs, un pour départ et arrêt, l’autre pour la remise à zéro; si le premier agit bien sur la roue à colonnes, le second, lui, n’agit que sur les marteaux de remise à zéro. Or pour assurer une alternance cyclique de deux positions stables, la roue à colonnes n’est plus nécessaire; il existe quantité de dispositifs mécaniques plus simples – et moins chers – de type bascule pivotante droite-gauche (ou haut-bas, ou avant-arrière) pour assurer le cycle départ/arrêt. L’exemple le plus courant n’est autre que le crayon bille: premier appui sur le bouton, la pointe sort, deuxième appui elle rentre, et ainsi de suite. De même certaines lampes étanches de super marché qui comportent juste un petit bossage en caoutchouc: on appuie une fois la lampe s’allume, seconde fois elle s’éteint – on sent très bien un clic mécanique et je ne pense pas qu’il s’agisse d’un va-et-vient électronique.
Il est fort probable qu’un jour le comptable s’est pointé dans le bureau d’études d’un fabricant de mouvements et: "Messieurs, je viens de refaire le décompte des opérations, et votre roue à colonnes nous coûte cher en temps d’usinage et surtout en frais de main d’œuvre d’ajustage et finition. Vous ne pourriez pas trouver autre chose…?"
Bien sûr, on trouva. La plupart des chronos actuels utilisent des systèmes à came (ou navette) genre Valjoux 77xx ou Omega 861.
Reste à savoir si c’est un progrès. La plupart des amateurs préfèrent la roue à colonnes; d’abord c’est plus joli à regarder, plus artisanal, plus dans la tradition. D’autres pensent que c’est d’un maniement plus doux, plus souple, etc. Mais techniquement, est-ce mieux? Le grand ingénieur de Citroën, Grégoire, qui avait conçu la traction, puis la 2 CV, puis la DS, disait: pour un problème donné, la meilleure solution technique est celle qui comporte le moins de pièces, chacune aussi simple que possible, facile à usiner et quasiment inusable. Les fabricants de chono qui ont opté pour la came mettent en avant la plus grande longévité du procédé qui s’userait peu même en usage intensif. Il est vrai que la roue à colonnes fait diablement penser à une fraise de machine-outil pour tailler des rainures; si on utilisait le chrono des milliers de fois, nul doute que les arêtes aiguës des colonnes finiraient par fraiser les minces leviers qui appuient dessus.
Cela dit, qu’en pensent ceux qui, ici, démontent et remontent, ajustent et règlent, des dizaines de mouvements par semaine…? Came ou colonnes?15 janvier 2019 à 20h36 #420004024007pilàlheure
Membreintro intéressante et réfléchie !
tu apportes toi même pas mal de réponses
de mon point de vue, le système le plus noble : la roue à colonnes pour son ingéniosité
et sa technicité – son esthétique aussi ! –
sans doute plus coûteux / usinage et mise au point -
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