Bonjour,
L’ échappement à cylindre(1720-1950) imaginé dès 1695 (Brevet Thomas TOMPION) ne fut utilisé en pratique qu’à partir de 1720 grâce à George GRAHAM qui le perfectionna.
Son prix de revient très élevé au début baissa beaucoup par la suite grâce à la mécanisation, à tel point qu’au catalogue les modèles à cylindre devinrent meilleur marché que les modèles équivalents à ancre. En effet ce système d’échappement permettait l’économie de l’ancre et de 5 pierres : 2 palettes, 2 pierres percées, et la goupille elliptique du plateau.
Les « Diogène » que j’avais vues jusqu’à présent, toutes à cylindre, étaient pourvues soit de 6 pierres (4 pour le balancier et 2 pour la roue d’échappement), soit de 10 pierres pour les beaux modèles d’exportation.
Cet exemplaire que je viens de trouver n’en comporte qu’une seule! Malgré cela elle fonctionne encore et la décoration est assez belle.
Voici l’aspect du calibre avant rhabillage. La seule pierre présente est celle du contre-pivot postérieur du balancier (visible). De l’autre côté, caché par le cadran, le contre-pivot est en acier.
Cette Diogène, probablement bon marché, porte donc bien son nom comme si G.Favre-Jacot avait choisi ce nom de baptême en référence au dénuement du célèbre philosophe grec.

