FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › La designer taiwanaise Julia Hou et l’horlogerie
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27 novembre 2005 à 15h30 #410000003212
ZEN
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«Une richesse dont je profite»
Création: la designer d’origine taiwanaise
Julia Hou a travaillé pour les plus grandes marques et dessiné la dernière collection
d’Alfex.
De passage à Neuchâtel, elle explique sa démarche
Née à Taiwan, elle est installée en Suisse depuis une quinzaine d’années: la designer Julia Hou a signé les toutes dernières collections d’Alfex, marque éta-blie à Lugano.
De passage à Neu-châtel, où elle était invitée par Bernhard Müller, dépositaire de la marque, elle explique sa démarche créative. Avec beaucoup de professionnalisme.
Julia Hou, vous dessinez des montres aussi bien pour Patek Philippe ou Ebel que pour Tissot ou Alfex. Difficile de passer du luxe au moyen de gamme?
J. H.: C’est très différent. Dans les marques de haut de gamme, il y a un gros travail de recherche historique, il faut soigner et justifier chaque détail. Dans les produits moins chers, j’ai davantage de liberté de création. Avec Alfex, je me sens un peu comme un oiseau qui doit prendre son envol, ou comme un snowboarder face à une immense descente enneigée, où il doit faire sa trace. Ce qui n’empêche pas les contraintes.
Quel genre de contraintes?
J. H.: On est limité par le prix de vente, donc par le choix des matériaux. Et comme il s’agit d’une production de masse, il faut être certain que les machines pourront travailler mes formes un peu extravagantes…
Là, vous présentez la «Smartline», dont le bracelet fait penser à des clochettes. Qu’est-ce qui vous a inspirée?
J. H.: Pour moi, ce sont des coquillages que l’on ramasse sur une plage et dont les enfants font un bracelet ou un collier. J’ai imaginé quelque chose de ludique, en relation avec l’été. Le directeur d’Alfex, lui, y voit plutôt des cornets de glace…
Vous ne dessinez que des montres?
J. H.: En Suisse, presque uniquement, par la force des choses. Mais ma formation, suivie à Taiwan, est celle de designer industriel. Dans mon pays d’origine, j’ai beaucoup travaillé dans le sport, en dessinant des skis et des vélos, dans l’ameublement ou les objets en plastique. Mes premières expériences dans l’horlogerie, c’était pour concevoir de grosses pendules, de marques européennes, fabriquées à Taiwan.
Cette expérience vous est utile, aujourd’hui, dans le design horloger?
J. H.: Bien sûr, c’est une richesse dont je profite. Et je peux aussi apporter un point de vue différent de par mes origines. J’essaie de saisir ce qui est positif des deux cultures dans lesquelles je vis, la suisse et l’asiatique.Françoise Kuenzi
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