L’origine des montres automatiques

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14 sujets de 1 à 14 (sur un total de 14)
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  • #410000108226
    cepheus1960
    Membre

    Voici un schéma inédit d’un mécanisme de montre à remontage automatique, présenté le 27 juillet 1779 par l’horloger-mécanicien suisse Amédée Christin à l’académie des sciences de Berlin.

    L'origine des montres automatiques S2ebo4

    La mise au point la plus récente est Richard Watkins, The origins of self-winding watches, 1773-1779, 2013
    -http://www.watkinsr.id.au/Origins.pdf

    La traduction française est en cours. Une 2e édition également, incorporant entre autres la découverte de Christin.

    #420002714889
    montre61
    Membre

    la montre doit etre epais pour avoir du place pour la masse a bouger non?

    #420002714890
    cepheus1960
    Membre

    Pas nécessairement. Au contraire des montes à masse latérale (du type perpétuelles de Breguet), la masse de celle-ci bouge au moindre mouvement. Même si elle unidirectionnelle, il suffit d’une course réduite pour faire passer une dent au rochet.

    Plus étonnante est l’absence de protection contre le surarmage. De deux choses l’une: il s’agit d’un schéma d’une idée qui n’a jamais été mise en pratique, ou alors le rapport de transmission entre vis sans fin et roue du ressort principal est si petit que le ressort n’arrive jamais à s’armer complètement.

    #420002714891
    carlgustav
    Membre
    cepheus1960 a écrit:
    Pas nécessairement. Au contraire des montes à masse latérale (du type perpétuelles de Breguet), la masse de celle-ci bouge au moindre mouvement. Même si elle unidirectionnelle, il suffit d’une course réduite pour faire passer une dent au rochet.

    Plus étonnante est l’absence de protection contre le surarmage. De deux choses l’une: il s’agit d’un schéma d’une idée qui n’a jamais été mise en pratique, ou alors le rapport de transmission entre vis sans fin et roue du ressort principal est si petit que le ressort n’arrive jamais à s’armer complètement.

    On peut en effet s’interroger quant la fiabilité, et l’efficacité d’un train d’armage aussi rustique : vis sans fin attaquant directement le rochet .
    Il n’empêche que cette disposition particulière de masse, sur une montre de poche, semble logique .

    #420002714892
    cepheus1960
    Membre

    « rustique » est peut-être un compliment ici: solide et durable.
    Enderlin a utilisé dès 1732 des vis sans fin pour ses pendules à équation.

    Et voici un exemple exclusif et récent d’une transmission roue de jour » > roue annuelle par un horloger américain, qui suit l’exemple que Breguet.

    L'origine des montres automatiques Tumblr_nenzv2rkYN1teuk3do1_1280

    #420002714893
    Pianiste
    Membre

    Etonnant ce système !
    C’est resté au stade du dessin, ou il y a eu des montres produites ?

    #420002714894
    cepheus1960
    Membre

    Ah voilà la grande question !
    Je m’en connais aucun exemplaire, mais cela ne veut bien entendu rien dire.
    D’autres « inventions » de cet horloger-mécanicien ont l’air pour le moins loufoques. Mais ce dispositif d’automatique n’est pas irréalisable. Il faudrait en fait que quelqu’un s’y mette et teste le fonctionnement.

    #420002714895
    carlgustav
    Membre

    Magnifique photo d’un surprenant système d’entraînement à vis sans fin d’un mobile d’affichage ; couple résistant insignifiant, fonctionnement alors sans alea, et en prime absence de jeux d’engrenage .

    Les contraintes différent singulièrement lorsqu’il s’agit d’armer un ressort barillet ….

    #420002714896
    cepheus1960
    Membre

    La situation est bien entendu différente. Mais les couples exercés sur la vis sans fin par exemple sont inférieurs à ce que « subit » la première roue du train d’armage dans une automatique à masse latérale.
    Il faudrait réaliser une configuration de test. On a pratiquement toutes les dimensions. La masse devrait être en or (il faut attendre 1782 pour voir Breguet employer le platine).

    #420002714897
    cepheus1960
    Membre

    Breguet a utilisé à plusieurs reprises la vis sans fin pour l’entraînement d’une roue annuelle, surtout si celle-ci comporte une came d’équation:

    L'origine des montres automatiques Worma

    n° 1416 (Daniels, p. 196)

    #420002714898
    fly back
    Membre

    Intéressant document , qui pourrait alimenté la bible de Jo Florès.
    La réalisation est effectivement tentante.

    Mais le s schéma est déjà peu clair sur la roue à cliquet

    #420002714899
    cepheus1960
    Membre

    Ceux qui s’intéressent à l’histoire de la montre automatique connaissent sans doute l’ouvrage de Richard Watkins, écrit en anglais.

    -http://watkinsr.id.au/

    Une traduction française est en cours, qui devrait être disponible en début 2015.

    L’auteur travaille à une deuxième édition anglaise… Qui sera traduite également par la suite.

    #420002714900
    fly back
    Membre

    Voir pages 130 131 revue afaha nº 76 où Jo Flores y fait une époustouflante analyse.
    Dans cette même jolie revue juste reçue, un incroyable reportage de fabtique de 1900 qui semble être dhier telkement la qualité est surprenante.
    Bravo aux rédacteurs.

    #420002714901
    carlgustav
    Membre
    cepheus1960 a écrit:
    Mais ce dispositif d’automatique n’est pas irréalisable. Il faudrait en fait que quelqu’un s’y mette et teste le fonctionnement.

    Exactement !

    L’armage auto traditionnel des montres bracelets, en mode porter calme, 6 en haut généralement, n’étant guère rentable . Cette solution  » latérale « , pallierait alors, masse positionnée à 12 h .

    L’idéal, utopique : les 2 systèmes, conjointement ; une manière de tourbillon, moteur, cette fois, pour optimiser la récupération d’énergie .

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