FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › L’obsolescence programmée jusque dans les niches ?
- Ce sujet contient 16 réponses, 16 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
desertea, le il y a 9 années et 7 mois.
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25 mars 2017 à 1h50 #420003552327
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Je vois qu’il y a eu maldonne, ou malentendu :- sopal1 a écrit:
- L’obsolescence programmée, un bienfait ??? T’es sûr de toi là ?
En essayant de rectifier le malentendu, je vais résumer ma question plus facilement :
– L’industrie (le système capitaliste dans lequel nous vivons) a besoin d’obsolescence programmée pour tourner et progresser, tout simplement (qu’on soit pour ou contre n’y change rien).
– Je ne place pas les montres mécanique dans ce système, du fait de leur longévité.
– Mais même si nous aimons tous ici l’idée de pérennité, ne devenons-nous pas victime des nouveautés, et du coup, notre montre qui est censée durer 100 ans, n’aura passé que 2 ou 3 ans au poignet (ou au coffre), avant que nous succombions à telle ou telle nouveauté (ce que j’appelle l’obsolescence suggestive…)Voilà en gros la ligne du sujet : Nous n’avons pas affaire à ce genre de produit (victime d’obsolescence), mais notre comportement pourrait faire croire que oui…
- Fulgurochat a écrit:
- Il y a des obsolescences vraiment programmées (imprimantes), des obsolescences accidentelles (les ampoules au tungstène à 1000heures), et des trucs pas obsolescents (les montres jusque les années 2000).
Quand vous achetez une montre contemporaine avec un ETA, ou une Rolex, ou une Seiko, ou une Patek, vous achetez un consommable. Dans le mouvement, il y a des pièces qui sont faites pour durer et d’autres qui sont faites pour être changées à chaque SAV, comme le barillet ou certains plots de pivotements.
Les ingés prennent la durée conseillée entre deux révisions, et cette durée leur donne les dimensions critiques pour certaines pièces.
Pour donner un exemple de pièce obsolescente je vais citer le fameux pivotement de masse Rolex, porté par un rubis.
A chaque entretien on déchasse le pivot de la masse et on le remplace. Au bout de 3 remplacements on change la masse qui ne peut plus supporter un 4ème chassage/déchassage.
Ce sont des pièces d’usure comme dans une voiture, sauf que dans ce cas précis il n’existe pas de pièce générique moins chère. Il est désormais devenu quasiment impossible de trouver des pièces pour un horloger indépendant, et le client va devoir se tourner vers le SAV officiel de la marque.Cela revient à de l’obsolescence programmée au deuxième degré. Sans rendre le produit inopérant, le passage obligé par le SAV des marques vous dépossède littéralement de votre bien, en le rendant dépendant d’une structure. Au lieu de jeter votre produit obsolète, vous rachetez une licence d’utilisation jusqu’au prochain entretien, et quand la manuf décide que votre montre doit prendre sa retraite, eh bien c’est fini pour elle.
Uniquement par cette politique d’exclusivité, les grands groupes horlogers ancrent le business dans une vision réactionnaire, où il faut pousser les gens à acheter les nouveautés parce que les anciennes ne seront plus réparables.
Sans compter que les aciers anciens sont de meilleure qualité que les nouveaux, que l’utilisation de matériaux de base de haute qualité contenant du plomb ou du nickel se voit réduite par des lois, et que tout le monde s’extasie sur des pièces en silicum qui donnent une meilleure chronométrie etc.Une des raisons pour lesquelles le vintage a du succès, c’est que les montres vintage vous appartiennent à 100%. Pièces trouvables, réparables, retaillables. Réusiner un plexi, ça se fait. Un boîtier acier, ça se fait. Retordre une courbe terminale elinvar, ça se fait. Changer un rubis, ça se fait. Votre vieille Zenith 135 est totalement refaisable par un artisan équipé pour peu qu’il ait les plans. Ca va coûter cher mais c’est faisable.
Votre nouvelle super montre boîtier céramique verre saphir échappement silicium tombe par terre, et la manufacture a déposé le bilan l’année dernière (ça devient assez réaliste comme scénario) : vous avez jeté l’argent par les fenêtres.Réparez, réparez, réparez. On laisse déjà une planète en vrac pour nos enfants juste parce le consommateur débile de base veut des nouveautés, laissons leur au moins des montres qu’ils pourront léguer à leur tour. Votez avec votre portefeuille, achetez des montres d’indépendants faites main 100% pérennes.
C’est plus cher, mais ça vous appartient.
Merci pour le développement, je ne savais pas que les anciennes étaient plus facilement réparables que les nouvelles, même si j’avais lu que certains SAV faisaient tout pour rendre captifs leurs clients.
25 mars 2017 à 2h11 #420003552328desertea
MembreLes anciennes sont certainement réparables plus « facilement » hors réseau.
C’est comme pour une bagnole des années 80 comparé à une d’aujourd’hui. Encore faut-il avoir envie de rouler dans un modèle de ces années là

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