Il sort beaucoup de choses …Trop peut-être ?

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10 sujets de 16 à 25 (sur un total de 25)
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  • #420003894466
    DON
    Membre
    Ganesh a écrit:
    Je ne pense pas que la surabondance tue le marché. Les économistes pensent d’ailleurs que l’offre génère la demande . Mais bien sûr les vitrines des horlogers ne sont pas extensibles et tout le monde n’aura pas de place au soleil.

    Bien du temps s’est écoulé depuis la loi de Say : elle a été largement critiquée depuis, Keynes, dont je ne suis pas nécessairement un grand fan, en a fait une critique intelligente et il pointait déjà les points faibles de cette loi. Et d’ailleurs, de manière plus large, si les économistes étaient majoritairement capables de prévoir les crises, cela se saurait.

    C’est un peu comme la théorie des marchés efficients dont l’une des interprétations revient à considérer que le prix étant la rencontre de l’offre et de la demande, le prix est toujours à un niveau optimal (efficience) étant donné que chacun des acteurs connaît parfaitement toutes les informations disponibles à un instant T et que ce prix correspond à la valeur fondamentale d’une société et donc, par conséquent, la valeur est parfaite à tout moment… Il suffit juste de voir comment fonctionne les marchés financiers dans notre monde (qui n’est pas rempli de bisounours) pour observer que l’information est totalement imparfaite et que cette théorie n’est pas une loi mais une théorie invalidée par toute une série de crises financières qui révèlent systématiquement toutes les défaillances, parfois grotesques, des marchés financiers avec notamment certaines libertés prises pour évaluer le prix/la valeur d’une action avant de la refiler au pékin de base ou aux autres institutions.

    Ce dernier point est intéressant d’ailleurs car il est aussi observable dans la détermination du prix des montres. L’exemple du vintage étant particulièrement criant car l’envolée de certains prix provient à mon avis moins du fait de l’incroyable attrait qu’exercerait un modèle particulier de montre à une population qui se retrouverait soudain sous le charme d’un même modèle mais il viendrait plutôt de quelques vendeurs qui – par hasard – trouveraient un petit surnom accrocheur à la montre et qui – par hasard – se trouveraient justement en possession de ce modèle dans leurs stocks et qui – toujours par hasard – susciteraient l’envie en remettant en avant ce modèle et – encore par hasard – créeraient un faux effet de rareté jusqu’à ce que les prix atteignent un certain niveau pour ensuite revendre jusqu’à épuisement des stocks et passer sur un autre modèle et en reproduisant le même schéma – encore et toujours par hasard évidemment.

    Constat également valable pour les enchères spectaculaires que quelques personnes à l’esprit chagrin (ou avisés, c’est selon) soupçonnent d’être massivement influencées par les marques elles-mêmes qui boosteraient les enchères de leurs propres modèles pour entretenir la désidérabilité de leurs montres et donc, par extension, de la marque entière avec grosse publicité à moindre frais à la clef.

    La détermination du prix ou d’une valeur, ce n’est pas que la rencontre d’une offre avec une demande, c’est aussi quelques fois une vaste fumisterie.

    Et pour faire le lien avec le sujet de ZEN, on voit que la bulle du secteur horloger n’a pas crevé : au contraire, la surabondance des modèles et les prix (officiels) toujours inchangés avec en parallèle les VP et autres recours au marché gris n’augurent que d’un nouvel écrémage qui laissera certaines marques sans plume et peut-être même avec du goudron.

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    #420003894467
    LUDOSTER
    Membre

    Dans beaucoup de secteurs l’offre s’est élargie depuis pas mal de temps, de manière très importante, prenez l’automobile, combien de modèles y avait-il de ça 20 ans pour combien aujourd’hui? Également les gammes de modèles sont renouvelés très (trop?) régulièrement. Vous voyez ce qui je veux dire… peut-on considérer que l’horlogerie est aussi à accessoire de mode? (Un accessoire de luxe).

    Il est vrai que certaines personnes s’achètent une belle montre pour fêter un événement ou le passage d’une tranche d’âge… mais je connais toutefois des personnes qui ont « les moyens » mais pas de passion pour l’horlogerie, qui ont des petites montres sous les 3000 euros (à ramener à leurs niveaux de vie), la Sub, puis se sont offert une Hublot ou une Audemars et qui sont frustrés de ne pas trouver la nouvelle Daytona font blanc pour cette été… c’est à rapporter à mon milieu professionnel, mais je constate que l’horlogerie de luxe ne peut n’être qu’un accessoire à la mode comme des ceintures ou un sac à main de grandes marques! Et pour créer le désire à ce type d’acheteur il faut de l’icone qui parlera à tous mais aussi de la nouveauté…

    #420003894468
    Ganesh
    Membre
    DON a écrit:

    Bien du temps s’est écoulé depuis la loi de Say : elle a été largement critiquée depuis, Keynes, dont je ne suis pas nécessairement un grand fan, en a fait une critique intelligente et il pointait déjà les points faibles de cette loi. Et d’ailleurs, de manière plus large, si les économistes étaient majoritairement capables de prévoir les crises, cela se saurait.

    C’est un peu comme la théorie des marchés efficients dont l’une des interprétations revient à considérer que le prix étant la rencontre de l’offre et de la demande, le prix est toujours à un niveau optimal (efficience) étant donné que chacun des acteurs connaît parfaitement toutes les informations disponibles à un instant T et que ce prix correspond à la valeur fondamentale d’une société et donc, par conséquent, la valeur est parfaite à tout moment… Il suffit juste de voir comment fonctionne les marchés financiers dans notre monde (qui n’est pas rempli de bisounours) pour observer que l’information est totalement imparfaite et que cette théorie n’est pas une loi mais une théorie invalidée par toute une série de crises financières qui révèlent systématiquement toutes les défaillances, parfois grotesques, des marchés financiers avec notamment certaines libertés prises pour évaluer le prix/la valeur d’une action avant de la refiler au pékin de base ou aux autres institutions.

    Ce dernier point est intéressant d’ailleurs car il est aussi observable dans la détermination du prix des montres. L’exemple du vintage étant particulièrement criant car l’envolée de certains prix provient à mon avis moins du fait de l’incroyable attrait qu’exercerait un modèle particulier de montre à une population qui se retrouverait soudain sous le charme d’un même modèle mais il viendrait plutôt de quelques vendeurs qui – par hasard – trouveraient un petit surnom accrocheur à la montre et qui – par hasard – se trouveraient justement en possession de ce modèle dans leurs stocks et qui – toujours par hasard – susciteraient l’envie en remettant en avant ce modèle et – encore par hasard – créeraient un faux effet de rareté jusqu’à ce que les prix atteignent un certain niveau pour ensuite revendre jusqu’à épuisement des stocks et passer sur un autre modèle et en reproduisant le même schéma – encore et toujours par hasard évidemment.

    Constat également valable pour les enchères spectaculaires que quelques personnes à l’esprit chagrin (ou avisés, c’est selon) soupçonnent d’être massivement influencées par les marques elles-mêmes qui boosteraient les enchères de leurs propres modèles pour entretenir la désidérabilité de leurs montres et donc, par extension, de la marque entière avec grosse publicité à moindre frais à la clef.

    La détermination du prix ou d’une valeur, ce n’est pas que la rencontre d’une offre avec une demande, c’est aussi quelques fois une vaste fumisterie.

    Et pour faire le lien avec le sujet de ZEN, on voit que la bulle du secteur horloger n’a pas crevé : au contraire, la surabondance des modèles et les prix (officiels) toujours inchangés avec en parallèle les VP et autres recours au marché gris n’augurent que d’un nouvel écrémage qui laissera certaines marques sans plume et peut-être même avec du goudron.

    Oui je suis en grande partie d’accord avec ton analyse.
    Cependant l’équilibre offre demande et la fixation des prix qui en découle est quand même une des bases de l’économie qui peut bien évidemment connaître des exceptions et n’est qu’une première approche , et peut être le secteur horloger que je maitrise bien moins que toi en fait partie. Elle se vérifie par exemple avec le prix des fruits et legumes et il suffit d’aller faire son marche pour le comprendre (j’achète toujours des poireaux et salades quand on annonce une grande periode de gel car je sais que leur prix va s’envoler la semaine suivante).
    La pratique de rolex qui raréfie sa production pour augmenter les prix en est également une démonstration criante de vérité.

    Il me paraît bien évident que toutes les marques actuelles ne survivront pas dans le secteur horloger. Je pense que les gros continueront à grossir, des marchés de niches se développeront (nouvelles marques diffusant à faibles volumes exclusivement sur le net). Mais il y en a beaucoup qui boiront le bouillon ou connaîtront le goudron et les plumes comme Morris savait si bien le dessiner Mr. Green

    J’ai retenu une phrase des cours d’économie auxquels j’ai assisté : l’économie n’est pas une science exacte puisqu’elle modélise le comportement humain dans la sphère économique. Il y a cependant des choses bien démontrées comme le couple chomage – inflation par exemple.
    Certains économistes avaient prédit la crise de 2008 (je l’avais lu et en étais convaincu mi 2007) , mais beaucoup ne l’avaient pas vu venir. Les cycles économiques et les crises boursières ont d’ailleurs été bien analysés, que ca soit par Schumpeter ou par Kondratieff.

    #420003894469
    LUDOSTER
    Membre
    DON a écrit:

    Et pour faire le lien avec le sujet de ZEN, on voit que la bulle du secteur horloger n’a pas crevé : au contraire, la surabondance des modèles et les prix (officiels) toujours inchangés avec en parallèle les VP et autres recours au marché gris n’augurent que d’un nouvel écrémage qui laissera certaines marques sans plume et peut-être même avec du goudron.

    C’est de plus en plus le problème des marques proposants des produits dit de « luxe », il faut vendre en quantité mais garder l’étiquette du produit rare et qui ne sera pas soldé officiellement pour préserver l’image du produit, il faut vendre du rêve tout en vendant un produit industriel. c’est le problème de tout ce secteur, horlogerie mais prêt à porter de « luxe » également par exemple.

    #420003894470
    herge81
    Membre

    heureusement qu’il y a des marques comme Breitling qui diminuent par 4 leur offre !

    #420003894471
    budbeer
    Membre
    herge81 a écrit:
    heureusement qu’il y a des marques comme Breitling qui diminuent par 4 leur offre !

    clown Mr.Red et dans le même temps tente d’augmenter la rentabilité par d’autres artifices….ne serais-ce pas le …lean?

    #420003894472
    Peyo
    Membre

    Émulations intellectuelle et financière sont les deux mamelles d’un marché qui vit. Personnellement, j’aime bien voir cela.

    Bien entendu, il faut être bon en pilotage car les écueils sont alors plus nombreux, plus dangereux.

    ça pourrait être un cas d’école pour présenter la théorie du « Commissaire Priseur » de Walras…

    Certains ne s’en relèveront pas, d’autres gagneront des lettres de noblesses, même s’il est parier que les puissants le resterons.
    Cela peut être une nouvelle donne dans cette industrie. J’y vois un changement salutaire ou à défaut de changement positif, un dépoussiérage en régle.

    #420003894473
    ZEN
    Membre
    herge81 a écrit:
    heureusement qu’il y a des marques comme Breitling qui diminuent par 4 leur offre !

    Avec une demande divisée par 8, ils ont encore de la marge …

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    Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).

    #420003894474

    Comme toujours dans ce genre de tread, je suis convaincu que les marques pour beaucoup d.entre elles pratiquent des tarifs délirants. Et en même temps quand je vois des marques comme Panerai qui me semble bien loin de freiner la hausse de leur prix sans dommages et avec toujours autant de fans je suis perplexe. Vont elles si mal que ça? Ou nous nous montons la tête ici et dans la réalité les prix sont sans effet.

    #420003894475
    gump25000
    Membre

    Si on retire les reeditions comme yema ou ZRC en ce moment ou les variations de couleurs comme chez rolex, je trouve que les vrais nouveautes sont pas si nombreuses que ca.

    Quant a la mode des 3 aiguilles, c est un vieux trucs de strategie horlogere en temps de crise, on simplifie les modeles pour marger (parce que les volumes baisses) plus ou faire baisser le prix d entree.

    ils partent du principe que le client n a plus les moyens de suivre les augmentations de prix et donc on lance un produit adapté a leur moyens sans se soucier si les clients sont demandeurs de 3 auguilles.

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