Ho raison…

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  • #410000085693
    Mosbilo
    Membre

    Bonjour

    Ci-git Jules-Edouard Verniaux de la Moularde. Héros des temps modernes, Jules-Edouard fut le premier homme à porter une Rolex pour jouer à la pétanque en 1904. Exempté du sacrifice de guerre en 1914 à cause d’un ongle incarné, c’est en héros qu’il parvient dans le nord à rassurer les femmes des hommes partis se battre à Verdun. Sa rue devint bien vite un chemin des dames qu’il rassurait avec Brio, son ami de toujours. Après la guerre, il continuera son action de soutien auprès des veuves et des femmes de mutilés. Il restera dans le nord puis repartira dans le sud avec une quizaine de femmes auxquelles il offrira travail et joie de vivre. On les appellera les filles de joie de Verniaux de la Moularde. La plupart firent de superbes mariages avec des industriels ou des hommes politiques au point que Verniaux appellera d’autre filles du nord qu’il a consolées et qui ne l’ont pas oublié. Amateur d’art nouveau, il décore plusieurs maisons de repos pour hommes et, en personnage ouvert, y loge les femmes qu’il recueille. Homme de goût, il donne à chaque chambre un nom et y place une femme dans chacune. Suspecté à tort de favoriser des rencontres, il s’en défendra et lavera l’affront en expliquant qu’il tient à la liberté de ses amis et ne surveille pas ce qu’il font. Le succès de ses pensions familiales est tel qu’il s’installera à Marseille et créera une dizaine de centres d’hébergement.

    Le front populaire lui amène en 1936 des femmes perdues, des ouvrières de plus en plus jeunes qu’il continue à héberger dans ses maisons, on lui reconnait un statut de saint tant il oeuvre pour la condition féminine dont il défend l’émancipation. Il équipe chaque maison d’une pendule dans chaque chambre avec sonnerie pour marquer la fin des visites des visiteurs car il comprend bien vite que tous les bienfaiteurs qui veulent leur faire un don, finissent par les fatiguer en passant si souvent. Comme les filles insistent, il autorise les passages de nuit des visiteurs mais en 1946, il est contraint de fermer ses maisons parce qu’une loi le confond avec des margoulins. C’est donc clandestinement qu’il continue son activité, toujours plus sollicité.

    En 1943, il est appelé à Paris par les autorités allemandes qui au regard de son ouverture d’esprit lui demandent d’accueillir des officiers qui s’ennuient quelques soir par semaine. Il ouvre alors des maisons d’accueil pour jeunes filles à Paris. Le succès est immense et les officiers allemands lui proposent des peintures et des oeuvres d’art qu’il préserve du pillage en transportant par camions entiers vers la Suisse. De ses allers retours, il retiendra la beauté des paysages suisses et finit par y ouvrir des maisons d’accueil.

    Sa collaboration avec l’armée allemande et la bonne entente qu’il conserve avec les hommes politiques français de l’époque lui permettent de nouer une relation de confiance avec les dirigeants suisses. Il décide alors de transporter les quelques reliques en or que lui remettent les armées d’occupation pour services rendus. Il fait fondre les objets et très vite, il posséde plus de 1000 lingots qu’il met à l’abri sur les bords du lac Léman.

    En 1945, il s’installe en Suisse définitivement à cause de son asthme qui ne supoporte bien que le climat des montagnes. Sa chaine d’hôtels va voir le jour grâce à ses femmes et c’est en 1955 qu’il se marie et part pour l’Argentine. Il y établit un commerce d’armes et devient l’un des plus gros clients de la Suisse neutre. Il vend à tous les états et aux belligérants des armes de toutes sortes. Il s’appelle à ce moment Pierre Dumas Saint Bernardin. Il n’a que 65 ans et sa jeune femme de 16 ans tombe enceinte de leur petit Fridmann, un bel enfant que sa mère fera nourrir au sein.

    En 1962, banquier, armateur, collectionneur d’art, il devient une des plus grosses fortunes mondiales . Il milite alors pour la libération des femmes en Afrique et y crée des maisons d’accueil où viennent y séjourner des femmes qui sont formées au métier d’hôtesses pour sa chaine hotelière. Il restera l’un des hommes les plus riches quand en 1970, il subit un accident vasculaire cérébral. Seuls ses membres inférieurs sont encore valides et cela lui permettra de devenir à nouveau père une dizaine de fois.

    Il prend alors le surnom amical de Génitor … Il restera ainsi jusqu’à ce 25 juillet tragique où il a perdu la vie, tordu par la douleur et le plaisir que lui donnait Vanessa, sa dernière épouse de 18 ans … Adieu notre ami de toujours !

    #420001804390
    manu-manu
    Membre

    Quelle vie bien … remplie pig

    #420001804391
    stellar
    Membre

    Et longue (120 ans).
    On remarque que même centenaire, il continuait à profiter de certains plaisirs de la vie (du vit?).

    #420001804392
    landes
    Membre

    Vanessa :  » la pompe funèbre  » .

    #420001804393
    Crow
    Membre
    landes a écrit:
    Vanessa :  » la pompe funèbre  » .

    Excellent Ho raison... Blunt_gi

    #420001804394
    lithium
    Membre

    Quel bel éloge funèbre pour un maquereau, proxénète, trafiquant d’or et trafiquant d’armes…

    #420001804395
    Fokker III
    Membre
    Crow a écrit:
    landes a écrit:
    Vanessa :  » la pompe funèbre  » .

    Excellent Ho raison... Blunt_gi

    Marguerite Steinheil vous l’offre…

    Wink

    #420001804396
    stellar
    Membre

    On peut lui appliquer aussi le mot de Clemenceau à propos de Félix Faure : « il s’est cru César, il est mort Pompée ».

    #420001804397
    lithium
    Membre
    Crow a écrit:
    landes a écrit:
    Vanessa :  » la pompe funèbre  » .

    Excellent Ho raison... Blunt_gi

    Si mes connaissances historiques sont fiables, un Président de la République Française, Félix Faure, est décédé alors qu’il était « occupé » Ho raison... Siffle2 à l’Elysée.

    A la question du médecin arrivé sur place: « Le Président a-t-il encore sa connaissance ? » on lui aurait répondu: « Non, Docteur, elle a quitté l’Elysée par la porte de service. » Mr. Green

    Ah mais oui Marguerite, c’est justement « sa connaissance » Mr. Green

    #420001804398
    landes
    Membre

    C ‘est vrai .
    Cette dame ( » sa connaissance  » ) avait quitté rapidement le palais de l ‘ Elysée en y oubliant son corset , mais on avait dû lui couper une touffe de cheveux , pour la libérer du Président de la République qui , bien que mort des oeuvres de cette dame , l ‘ agrippait encore par sa chevelure !

    #420001804399
    landes
    Membre

    Ce qui est savoureux ( excusez – moi l ‘ expression ! ) , c’ est que ce n’est pas un médecin qui aurait posé la célèbre question  » A t – il toujours sa connaissance ?  » , mais un prêtre qui passait , par hasard , dans la rue et qui aurait été vite réquis pour prodiguer les derniers sacrements . . .

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