FORUMAMONTRES › Forums › Forum SEIKO › [Histoire] Les débuts… (chapitre 1)
- Ce sujet contient 52 réponses, 31 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Vivick, le il y a 10 années.
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18 novembre 2015 à 1h03 #420002897618
Lomaing
MembreC’est un monstre, merci pour ce partage Arnaud
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Instagram : @sartorialwatchmaker / Blog : Elégance & Précision (.com)4 janvier 2016 à 3h43 #420002897619Arnaud.A
MembreUne petite piqure de rappel ne faisant jamais de mal, je me permet un petit UP en images.
Le site du Seiko Museum propose énormément de ressources, je vous met donc ici quelques photos en lien avec ce premier chapitre de l’histoire de Seikosha
![[Histoire] Les débuts... (chapitre 1) - Page 2 Collect001_ph01](https://2img.net/h/museum.seiko.co.jp/en/collections/clock_watch/category3/images/collect001_ph01.jpg)
Seikosha Time Keeper, spéciale dédicace à Kahin
![[Histoire] Les débuts... (chapitre 1) - Page 2 Collect002_ph01](https://2img.net/h/museum.seiko.co.jp/en/collections/clock_watch/category3/images/collect002_ph01.jpg)
Seikosha Empire![[Histoire] Les débuts... (chapitre 1) - Page 2 Collect003_ph01](https://2img.net/h/museum.seiko.co.jp/en/collections/clock_watch/category3/images/collect003_ph01.jpg)
Seikosha Excellent![[Histoire] Les débuts... (chapitre 1) - Page 2 Collect004_ph01](https://2img.net/h/museum.seiko.co.jp/en/collections/clock_watch/category3/images/collect004_ph01.jpg)
![[Histoire] Les débuts... (chapitre 1) - Page 2 Collect004_ph02](https://2img.net/h/museum.seiko.co.jp/en/collections/clock_watch/category3/images/collect004_ph02.jpg)
![[Histoire] Les débuts... (chapitre 1) - Page 2 Collect004_ph03](https://2img.net/h/museum.seiko.co.jp/en/collections/clock_watch/category3/images/collect004_ph03.jpg)
Plusieurs images de la Seikosha LaurelIl y a beaucoup d’autres photos et vidéos sur le site du Seiko Museum et je vous invite à vous y rendre au plus vite, c’est une vraie mine d’or !
5 janvier 2016 à 9h04 #420002897620Kahin
MembreMerci Arnaud. Un jour je la trouverai, en attendant je remarque que ma seiko « Empire » a un boitier en meilleur état que celui de celle sur la photo.
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« sopal1 »: Il y a du potentiel côté GS, il faudrait juste qu’ils travaillent un peu plus les cadrans. (insta: @egkh1)5 janvier 2016 à 10h36 #420002897621Arnaud.A
MembreAllez, remet nous une petite photo
5 janvier 2016 à 12h16 #420002897622Kahin
Membre21 octobre 2016 à 2h32 #420002897623Vivick
MembreBonjour et désolé pour le UP
C’est super intéressant et je vais me jeter sur la suite avec régal !
Je voudrais juste ajouter une remarque, que je n’ai pas retrouvé dans ce chapitre : j’ai bossé un peu sur l’histoire de l’horlogerie dans le cadre de mon MFE, et d’après un article de Pierre-Yves Donzé (ref en bas de post), j’avais cru comprendre que le succès de l’horlogerie japonaise venait en grande partie des Suisses.
Je m’explique :
D’après ce que j’ai compris de l’article en question (je peux m’être trompé), les Suisses ont voulu conquérir le Japon (en termes de marché horloger). Ils s’y sont installé, et ont envoyé des Japonais en Suisse pour les former et ainsi assurer le SAV local.
Sauf qu’en gros, avec ces connaissances bien assimilées, les Japonais se sont mis à travailler petit à petit pour eux-même, et ont bouté l’envahisseur hors de leur île, avant de conquérir eux-même le marché asiatique de l’époque
C’est grossièrement résumé, je vous conseille donc la lecture de ce document, qui parle en particulier d’HATTORI et de Seikosha, devenue Seiko
Petite citation qui me plaît bien :
- Extrait:
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Le Journal suisse d’horlogerie relève ainsi en 1930 que « depuis les jours heureux où nous considérions, d’un regard amusé, le petit horloger japonais dans son échoppe minuscule, les fils du pays du Soleil-Levant ont fait des progrès en horlogerie, de si rapides et importants progrès même qu’ils sont en train, depuis plusieurs années déjà, de nous supplanter en bonne partie chez eux et de nous faire concurrence en Corée, en Chine, en Mandchourie et ailleurs […] »
Références et téléchargement de l’article :
Pierre-Yves Donzé, « Le Japon et l’industrie horlogère suisse. Un cas de transfert de technologie
durant les années 1880-1940 », Histoire, économie & société 2006/4 (25e année), p. 105-125.
DOI 10.3917/hes.064.0105En cadeau bonus parce que j’ai écrit un pavé, un second article du même auteur, visiblement passionné par Seiko

Pierre-Yves Donzé, « Les territoires mouvants de la production de montres japonaises : le groupe
Seiko au cours du XXe siècle », Entreprises et histoire 2014/1 (n° 74), p. 71-87.
DOI 10.3917/eh.074.0071Bien sûr cette remarque n’enlève rien à ton immense travail Arnaud, et pour lequel je te remercie platement comme les autres lecteurs !
21 octobre 2016 à 3h13 #420002897624Arnaud.A
MembreMerci pour ces infos complémentaires ! Et les écrits de Donzé sont passionnants. Je recommande d’ailleurs « Rattraper et dépasser la Suisse » de PYD, que vous pouvez trouver ici: http://www.alphil.com/index.php/auteurs/donze-pierre-yves/rattraper-et-depasser-la-suisse.html
En effet, la Suisse a joué un rôle essentiel dans le développement de l’horlogerie Japonaise, mais les Etats-Unis aussi. Kintaro Hattori a eu le génie de combiner le meilleur des deux systèmes de productions Helvétique et Américain pour créer un modèle industriel encore efficace aujourd’hui.
En complément de ce que tu as dit, Kintaro Hattori a beaucoup fait pour que l’horlogerie Japonaise prenne le dessus sur l’horlogerie Américaine et Suisse. En 1909, Hattori est président de l’Association des Marchands et Industriels Horlogers de Tokyo mais il est un des rares fabricants, les autres faisant principalement de l’importation. Il propose alors de nouveaux tarifs douaniers qui visent à taxer plus l’importation des montres étrangères. L’association refuse cette proposition qui n’avantage qu’Hattori et pénalise les autres. Mais Hattori, grâce à ses relations avec les élites politiques et économiques du pays, parvient à faire augmenter progressivement les tarifs à l’importation des montres finies, phénomène ne servant que les intêréts d’Hattori. Cette politique protectionniste amène à la pratique du chablonnage, qui consiste à importer des mouvements démontés et des pièces détachées puis remonter les-dites montres/mouvements dans le pays pour échapper à la taxe sur l’importation de produits finis. Au final, cette politique a permis d’une part de protéger la compagnie de Kintaro Hattori mais a aussi joué un rôle important dans le transfert de technologie de la Suisse vers le Japon. Tout ça est très largement développé dans le bouquin de Donzé puisque c’en est le thème !
Que ce soit par l’importation de mouvements, de pièces, de machines industrielles, de procédés industriels, de savoir-faire horloger etc, il est certain que la Suisse et les Etat-Unis ont été absolument indispensables dans le développement de l’horlogerie Japonaise. Mais ce qui a beaucoup aidé les Japonais, c’est aussi le fait qu’ils aient été sous-estimés, en particuliers par les Suisses, qui pensaient que jamais les « petits jaunes » (comme ils les appelaient à l’époque…) ne pourraient ébranler le géant Helvète… Rajoutez à ça la vision et les talents d’industriel de Kintaro Hattori et vous avez la recette du succès de Seiko dans la première partie du XXème siècle !
21 octobre 2016 à 3h24 #420002897625Vivick
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![[Histoire] Les débuts... (chapitre 1) - Page 2 Image12](https://i.servimg.com/u/f68/19/06/96/69/image12.jpg)
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