Henry Moser: le patriarche des horlogers

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  • #410000003868
    ZEN
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    La marque Henri Moser vient de renaitre de ses cendres avec des modèles de grand luxe. Cet horloger a longtemps été en affaire avec nombre de maisons du Locle pour lesquelles il distribuait la marchandise en Russie.

    Henry Moser: le patriarche des horlogers Zenithpochecotegenevecalibre5lumine

    Cet article de Swiss info retrace la vie de Moser et l’énorme potentiel qu’avait au 19ème siècle, le marché Russe qui depuis quelques années représente à nouveau unpotentiel de développement pour les marques.

    Henry Moser: le patriarche des horlogers Sriimg20030703_4002279_0
    Citation :
    Apprendre un métier et en tirer partie au maximum, c’est la réflexion que s’est faite Henry Moser. En 1827, son apprentissage juste terminé, l’horloger schaffhousois a tout quitté pour St-Pétersbourg.

    Fils de l’horloger communal et formé à l’école jurassienne, il maîtrisait déjà son art.

    En parallèle de l’industrie textile, la Suisse avait développé une industrie de chronographes destinés au marché international. Et non sans arrogance, Henry Moser a décidé d’exporter son art à St-Pétersbourg.

    Mais il ne fut pas le seul. Au XIXe, il n’y avait pas moins de treize autres Suisses qui produisaient des montres entre Moscou et St-Pétersbourg, sans compter les dizaines de Scandinaves et d’Allemands. Mais tous n’ont pas connu autant de succès.

    En 1878, un consul suisse affirmait même: «certes, les horlogers suisses emploient leurs compatriotes, surtout genevois, mais ils sont chargés de former des apprentis russes pour les affranchir d’une tutelle étrangère… Pour quel résultat? On ne le sait pas encore… mais ce qui est certain, c’est que les Russes sont doués, mais peu fiables».

    La recette du succès

    C’est la raison pour laquelle, Henry Moser fit fortune. Car une fois en Russie, il n’a pas essayé de transmettre son savoir-faire aux artisans locaux. Il a d’abord ouvert une boutique cossue pour pouvoir vendre des chronographes importés directement depuis la Suisse.

    Lorsqu’il a fondé son atelier d’assemblage, les pièces venaient toujours de Suisse. Et au lieu de faire augmenter la production russe, il a créé une filiale au Locle, près de Neuchâtel.

    Sa recette lui a permis de s’imposer. Pendant que ses concurrents tentaient de surmonter des problèmes structurels, Henry Moser se contentait de vendre des mécanismes de qualité dans plusieurs gammes. De la montre la plus ostentatoire à la plus discrète.

    Une équipe d’ouvriers spécialisés passait même une fois par semaine chez les clients pour remonter les horloges. A sa mort, en 1874, Henry Moser était devenu multimillionnaire.

    swissinfo, Daniele Papacella
    (traduction: Jean-Didier Revoin

    http://www.swissinfo.org/sfr/ swissinfo.html

    #420000029520
    Beotien 1er
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