Grand Seiko : Sculpter la lumière

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15 sujets de 1 à 15 (sur un total de 34)
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  • #420004497942
    laphroaig007
    Membre

    Un article qui illustre la quête du détail et de la perfection propre à la culture japonaise.
    Merci Arnaud thumright

    #420004497943
    Eric67
    Membre

    Très bel article bravohap

    #420004497938
    Arnaud.A
    Membre

    Je vous propose de finir la semaine tranquillement avec cet article fraichement publié sur mon blog Wadokei. Un peu de calme et de sérénité pour commencer le weekend en douceur….

    Bonne lecture Wink

    Citation :
    Je crois que la chose qui alimente le plus ma passion pour l’horlogerie et plus particulièrement Grand Seiko, c’est tout ce que cette passion m’apporte en dehors des montres en elles-même: des rencontres, des découvertes, et tout un tas de choses qui me seraient probablement restées étrangères, ou du moins que je n’aurais pas vues avec le même regard.

    Donc une fois de plus, je vais vous parler de Grand Seiko mais sans vous parler de montres.

    Si l’esthétique des GS a longtemps laissé de marbre une grande partie des amateurs occidentaux d’horlogerie, ce n’est pas un hasard. « C’est bien fait mais c’est trop froid pour moi », « c’est trop chirurgical, ça ne me parle pas », « c’est tellement parfait que c’en est austère », combien de fois ai-je pu lire ce genre d’avis?

    Avec le recul, je me rends compte aujourd’hui que c’est totalement normal. En étant entouré de productions japonaises depuis tout petit (films, dessins animés, jeux vidéos, voitures, habits et autres objets du quotidiens en tous genres), je sentais bien qu’ils n’avaient pas les mêmes goûts que nous, occidentaux. Mais ça va beaucoup plus loin: ils n’ont tout simplement pas le même concept du beau et l’esthétisme Japonais est très loin du nôtre.

    J’ai déjà effleuré la surface de cette question dans un des premiers articles de ce blog, mais j’aimerais ici revenir sur une des caractéristiques essentielles de l’esthétique japonaise: la lumière, ou plutôt l’ombre, elle qui à l’image des coups de burin du sculpteur sur le marbre vient sculpter la lumière.

    Alors j’entends déjà les plus cartésiens d’entre vous argumenter « l’ombre n’est que l’absence de lumière, elle ne peut donc pas la sculpter ». Bon, OK, c’est vrai. Mais l’ombre est un outil important qu’utilisent les designers et autres artistes Japonais pour mettre en valeur la lumière, et ce depuis très longtemps. Et puis merde, laissez moi profiter de mes envolées lyriques !

    Je vous propose donc de voir au travers de différents exemples issus de la culture nippone comment l’ombre et la lumière sont au cœur de la sensibilité esthétique Japonaise et comment cela se traduit dans le style de Grand Seiko.

    Eloge de l’ombre, Junichiro Tanizaki


    Ouvrage d’un autre temps, ce court traité date d’une période marquée par l’occidentalisation du Japon au début du XXeme siècle. L’auteur y compare différents éléments d’architecture, des objets de la vie quotidienne, les matières employées etc, et met en évidence les différences entre les sensibilités esthétiques occidentale et japonaise, qui selon lui se ressentent le plus fortement dans l’usage de l’ombre. Là où la culture occidentale n’est que lumière, lustre et brillance, Tanizaki ressent plus d’émotion à observer les reflets discrets d’un bol en laque urushi dans une pièce obscure éclairée d’une simple bougie. À la blancheur pérenne de la faïence occidentale il préfère sa cabane – ombragée, vous l’aurez compris – au fond du jardin (ce passage sur les lieux d’aisance étant d’ailleurs particulièrement cocasse et exquis).

    Il est intéressant de voir le choc culturel qu’a apporté l’électricité au Japon et il est facile de comprendre comment Tanizaki, issu d’une famille aisée très traditionnelle de Tokyo, a pu être perturbé par la transformation radicale du Japon de l’ère Meiji. Cela nous permet à la fois de discerner ce sens de l’esthétique plus traditionnel et ancestral dont a hérité l’auteur, mais aussi de voir que cette sensibilité n’a cessé d’évoluer depuis un siècle, entre autres avec l’influence de l’occident.

    Au travers des exemples donnés par l’auteur, le lecteur peut mieux apprécier certains concepts anciens comme le sabi, tout en constatant un certain côté désuet de la sensibilité de Tanizaki s’il repense aux néons du Shinjuku de nos jours ou aux toilettes japonaises futuristes.
    Mais pour autant, ce ne sont pas les exemples modernes qui manquent pour mettre en lumière cette sensibilité esthétique japonaise dont il est question depuis le début. Et s’il est un cliché éculé sur le Japon, c’est bien celui du fameux « contraste entre tradition et modernité ». Décidément tout n’est que contraste et nuances… Un contraste cette fois-ci culturel qui marque les occidentaux mais qui fait partie intégrante de la vie quotidienne au Japon ! Mais on s’éloigne du sujet…

    Voyons comment l’ombre et la lumière se retrouvent dans différents aspects de la culture Japonaise moderne. Que dirait Tanizaki s’il était encore de ce monde ?

    …

    La suite par ici:

    http://wadokei.me/blog/grand-seiko-sculpter-la-lumire

    #410000147049
    Arnaud.A
    Membre

    Bel article Arnaud thumleft

    #420004497939
    blowtorch
    Membre

    Chouette ! Merci beaucoup pour ce partage ! thumright

    Bien cordialement. Chinois

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    casio GW-M5610-1ER + Seiko Presage SPB059J1+ Seiko SNE498 Solar Gold Tuna + Seiko Chariot 2220-0430 + Citizen Promaster GMT Titanium BJ7111-86L + Citizen Promaster Eco-Drive BN2024-05E

    #420004497940
    broncos
    Membre

    Encore un super article, merci Arnaud… Chinois

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    ons bloed is blou: gaan die blou bulle! – Rue Royale. ASTRON. SBGR083. Monaco x Gulf. 214270. Tank solarBeat. MN64 Heterium.

    #420004497941
    toyotiste
    Membre

    Très bel article Arnaud

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    GS SBGA003 (16′) – GS 5646-7010 (71′) – Seiko 5 (78′) – Seiko SGG717 (13′) – Seiko diver auto (86′) – Tissot Autoquartz (10′) – Certina (90′) – Lorus (01′) – Casio (15′) – G-Shock (23′) – Citizen (24′) – Orient (25′)

    #420004497945
    Arnaud.A
    Membre

    Merci à tous pour vos retours Chinois
    Je ne sais pas si parler de GS sans parler de montre est quelque chose qui plait beaucoup mais moi ça m’éclate donc je continuerai Mr. Green
    Au moins c’est plus facile à lire qu’un énorme dossier sur l’histoire et l’évolution de Seiko 5 mock

    #420004497946
    Horsault
    Membre

    Merci beaucoup pour cet article !

    Risquerais-je une illustration chez le petit cousin ?

    Grand Seiko : Sculpter la lumière 21010912322220936717205063

    #420004497947
    Arnaud.A
    Membre

    Héhé, c’est un point intéressant que tu soulèves.
    Le Zaratsu a été développé par Hayashi Seiki Seizo à la demande de Taro Tanaka.
    Hayashi Seiki Seizo a été créé par un ancien employé de Seikosha au début du XXème siècle, à une époque où ils encourageaient les employés à créer leur propre boite qui deviendrait sous-traitant de Seiko avant qu’ils ne les rachètent. Bref, ça fait plus d’un siècle que les deux entreprise collaborent et Seiko est actionnaire majoritaire (ou quelque chose du genre, je m’y perds toujours dans les fonctionnements des entreprises Japonaises).

    Bref, donc Taro Tanaka a demandé à HSS de développer une meilleure technique de polissage, c’est comme ça qu’ils ont mit au point le Zaratsu à partir des machines allemandes Salaz, ça je crois que maintenant la plupart des amateurs le savent. Ils ont modifié les machines, fait évoluer la technique (les étapes, les abrasifs etc), et ce depuis 60 ans.

    Aujourd’hui, HSS fait des boîtiers aussi pour Citizen ou Casio (dont les Oceanus), en utilisant aussi les mêmes machines.

    Mais il y a Zaratsu et Zaratsu, ça dépend du temps que le polisseur y passe, la complexité du boitier, le niveau de polissage attendu etc. Quand on voit que Seiko utilise le Zaratsu comme argument de vente sur des montres plongeuses à moins de 1000 balles, on se doute bien que ça n’est clairement pas la même chose qu’un boitier 44GS par exemple. Le Zaratsu est une technique de polissage mais tous les Zaratsu ne se valent pas. C’est un peu plus compliqué que ça…

    Mais je trouve que ça donne aussi la légitimité historique à Seiko pour le Zaratsu. Même si aujourd’hui on voit d’autres marques japonaises qui mettent en avant ce type de polissage, historiquement c’est quand même eux qui en sont à l’origine.

    Ce qui évidemment n’enlève rien à ton Oceanus au design très Japonais Wink

    #420004497944
    Lepitao
    Membre

    Super article, merci !

    #420004497955
    ChrisC75
    Membre
    ChrisC75 a écrit:
    Merci Arnaud pour ces compléments d’info thumleft
    Donc il y a plusieurs « grades » de Zaratsu » … Je comprends que Seiko offre une qualité inférieure, mais du coup au sein de Grand Seiko, est-ce que tous les polissages Zaratsu se valent ou est-ce plus compliqué ? Smile

    Personne pour éclairer ma lanterne ? Pleure 2

    #420004497956
    Arnaud.A
    Membre

    Pardon je suis passé à côté de ta question.
    Je dirais qu’il faut toujours avoir une montre entre les mains avant de l’acheter, comme pour tout produit il peut y avoir des imperfections. Ceci étant dit, normalement chez GS le poli en lui-même ne varie pas. Ce qui change, c’est que certains boîtiers seront beaucoup plus complexes que d’autres à polir. Rentre également en jeu la matière… Les rendus sont assez différents sur l’acier le titane, l’or, le platine… Le titane semble particulièrement complexe à travailler et on voit parfois un côté un peu « peau d’orange » selon la montre et l’éclairage…
    Donc les paramètres qui rentrent en jeu sont surtout la complexité du design et le matériau utilisé Wink

    #420004497948
    Spoutnik0072
    Membre

    Arnaud, je regarde ma GS différemment maintenant. 👍

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    « J’ai essayé : on peut ! »

    #420004497949
    ChrisC75
    Membre

    Merci Arnaud pour ces compléments d’info thumleft
    Donc il y a plusieurs « grades » de Zaratsu » … Je comprends que Seiko offre une qualité inférieure, mais du coup au sein de Grand Seiko, est-ce que tous les polissages Zaratsu se valent ou est-ce plus compliqué ? Smile

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