FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Fortis : Chronique d’une fin annoncée – Les motifs de l’échec – Billet
- Ce sujet contient 6 réponses, 7 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Pascal, le il y a 8 années et 10 mois.
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12 décembre 2017 à 2h31 #410000130366
ZEN
MembreLes morts n’ont jamais autant d’amis qu’une fois la fin proclamée. L’actualité nous en donne le triste exemple. Triple con que celui qui filme la douleur au nom de son statut, quintuple imbécile celui qui anticipe la mort pour être certain d’avoir la réactivité immédiate après l’annonce fatale. Il en va des humains comme des grandes maisons horlogères ou non.
Péquignet, annoncé comme mort par des Aliagas de l’économie, respire toujours, Fortis est guetté par les vautours. Comment une marque qui communiquait il y a encore quelques mois sur sa présence spatiale a bien pu se planter ?

La crise, oui sans doute mais elle n’explique pas tout. Il faut regarder du côté de la communication et du réseau de distribution. Fortis a eu une communication éparpillée sur un trop grand nombre de produits, une collection peu homogène et un discours adapté à chaque produit au point de diluer son image et de ne ressembler à rien. Même les détaillants ne comprenaient plus ce qu’était la collection Fortis. Le terrain recherché de la conquête spatiale largement exploité par Omega ne pouvait convaincre. Malgré des produits très correctement dessinés et respectables même si les calibres Sellita ne sont pas la meilleure des référence, la marque essoufflée ne pouvait se régénérer et a fini par s’asphyxier. Fortis est l’exemple de la communication ratée à force de ne pas savoir quoi dire et de brûler des budgets de communication avant de savoir comment servir un discours avec des éléments de langage adaptés.
Les ingrédients du plantage étaient réunis dès lors que la marque ne savait pas où elle allait. Elle n’a pas su trouver de produit phare et puis les désigner sous des vocables style B42 qui sont des noms d’une autre époque ne l’a pas arrangée. Fortis paie cher cette accumulation d’erreurs et de non choix. C’est un peu un cas d’école. La marque avait un boulevard devant elle et elle a creusé une tranchée incapable de puiser dans ses propres ressources historiques, pourtant bien présentes, un discours crédible et intelligent.
Fortis est en phase terminale, malade de sa communication dépassée et obsolète de ses 30 ans de retard.Dommage, elle pouvait faire beaucoup mieux en prenant le risque de se faire une vraie place sans chercher à ressembler aux autres.
12 décembre 2017 à 2h36 #420003752547Invité
MembreÇa, et aussi des produits à la fiabilité douteuse. Apres 2 AR sav pour une alarme de chrono impossible à faire fonctionner, j’ai finalement abandonné la marque en jurant de ne jamais plus y revenir.
12 décembre 2017 à 3h27 #420003752548Bacalhaueiro
MembreSans compter des prix déconnectés de la réalité. Quasiment 1k€ pour une Flieger trois aiguilles en acier avec un mouvement en finition basique en passant par le réseau des AD en Europe. Plus personne n’est prêt à payer ce prix là.
12 décembre 2017 à 4h33 #420003752549georges zaslavsky
MembreLes seuls chronos chez fortis qui valaient la peine étaient ceux motorisés par le lémania 5100, les autres montres en valjoux 7750 et les sellita dérivés de l’eta 2824 en finition très basique ne valaient pas trop le détour. Et à ce prix là on pouvait trouver mieux sur le marché de l’occasion.
12 décembre 2017 à 4h51 #420003752550Paulo Dulac
MembreDu coup je vais garder mon chronographe Official Cosmonaut 1ere version avec le Lémania 5100…
12 décembre 2017 à 13h19 #420003752551Aeromariner
MembreDes chronos emboîtant du 7750 (ou un dérivé pour les mouvement in house avec alarme), au moins les propriétaires actuels ne seront pas lâchés en pleine nature, avec leur b*** et leur …Bergeon.
Mais c’est une remarque à double tranchant, de l’emboîtage de suisse, à ce prix ou plus cher, seules quelques maisons peuvent se le permettre, et elles sont plus haut dans la chaîne alimentaire (ou en dehors).
C’est dommage, la série limitée en hommage à Dornier par exemple lui conférait un cachet typiquement allemand dans l’aéronautique et l’horlogerie. Tant pis pour la maison de « l’autre » Marinemaster.
12 décembre 2017 à 20h04 #420003752552Pascal
MembreJ’ai toujours aimé Fortis mais d’aussi loin que je me souvienne je les ai toujours trouvés moribonds… A Bâle, il y a 20 ans déjà. Et puis, franchement, ne pas avoir un site en français (pour une marque suisse, et installée à Granges qui plus est !) mais en hongrois ou tchèque (!!!) ça n’inspire pas confiance du tout !
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