Formation postgrade en contrôle et production industriel

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  • #410000004015
    ZEN
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    HAUTE ECOLE ARC | Nouveau cursus postgrade

    La performance s’apprend à Saint-Imier

    Savoir-faire et qualité n’assurent plus à eux seuls la réussite industrielle. Dès février, une nouvelle formation permettra aux entreprises d’optimiser leur production pour rester compétitives.
    Proposée par la filière ingénierie de la Haute école Arc, principalement sur son site de Saint-Imier, la «formation postgrade en contrôle et production industriels», dispensée sur deux ou quatre ans en cours d’emploi, «répond aux besoins actuels et futurs de l’industrie», observe Jean-Marc Buforn, professeur de la HE-ARC et membre du projet. Sa mise en place n’est pas innocente, elle a été confortée par les résultats d’un sondage effectué en 2005 auprès des entreprises de l’Arc jurassien.
    Elle permettra aux ingénieurs de se spécialiser en métrologie (science des mesures), ingénierie de la qualité et gestion de production. Actuellement, l’absence d’une telle formation en Suisse romande oblige les entreprises à débaucher des spécialistes étrangers, français notamment. Un master couronnera, à terme, le cursus. Le nombre de participants est limité à 15 pour garantir la qualité de l’encadrement. La première volée compte actuellement huit intéressés. Les inscriptions sont donc encore ouvertes.

    La formation doit contribuer au changement des mentalités et amener le tissu industriel à être plus compétitif grâce à l’apprentissage de méthodes facilitant l’innovation technique, de raisonnements accompagnant le changement technologique ou encore par l’emploi d’outils informatiques avancés.

    Possibilité sera donc donnée aux professionnels d’acquérir des connaissances qui permettront de doper la compétitivité des industries actives dans des secteurs aussi divers que la microtechnologie, l’horlogerie, l’automobile, le biomédical ou le domaine pharmaceutique. La formation apportera une valeur ajoutée aux entreprises régionales. Parmi les autres bénéfices, «l’optimisation de l’adéquation entres les attentes clients et les produits livrés, l’amélioration de la productivité et la diminution des coûts de non qualité», sont attendus, observe la HE ARC.

    Les temps changent

    Témoin de l’intérêt de l’industrie pour le nouveau cursus, Luc Zamparo, de la filière neuchâteloise de la multinationale pharmaceutique Baxter, a participé à la mise en place du projet.
    Même une entreprise performante atteint à un moment donné son rythme de croisière, explique Luc Zamparo. Dès lors, il lui faut posséder les outils nécessaires à la poursuite de sa croissance. Dans le cas contraire, le risque de délocalisation existe, toujours dans le but de produire à des coûts inférieurs. «Jusqu’à présent, des entreprises comme Baxter mettaient en place une formation à l’interne», relève Luc Zamparo. Cela en recourant notamment à des spécialistes étrangers. Mais ceux-ci se heurtent souvent à la résistance des employés, qui peinent à se voir imposer des changements de l’extérieur.

    Avec le cursus dispensé par la HE-ARC, les entreprises pourront bénéficier de personnel déjà formé, ce qui accélérera le processus. Des personnes du cru auront en outre davantage de facilité pour faire accepter leurs méthodes. Baxter escompte un retour sur investissement important, concède Luc Zamparo.

    Exemple nippon

    Si l’introduction d’un postgrade est jugé crucial, pourquoi ne pas proposer une formation à part entière, consacrée par un titre d’ingénieur? «Pour les étudiants qui n’ont pas de recul, cela ne serait pas très sexy», rétorque Guido Frosio, directeur de la filière ingénierie.
    Avec cette formation, la HE ARC entend combler les 15 à 20 ans de retard que la Suisse a sur les Etats-Unis. Un pays qui a lui-même du retard sur le Japon, d’où tout est parti. «Tout le système de Toyota est basé sur ces approches de qualité», note Pierre-Alain Bassin, coordinateur de l’enseignement à la HE ARC. Le système a contribué à la réussite de la firme automobile. Swatch a également intégré cette procédure dans sa production. Deux exemples bons à suivre.

    La formation ne s’arrête jamais
    – Guido Frosio, directeur de la Haute école Arc Ingénierie, les formations postgrade sont-elles un phénomène récent?
    – Non, cela existe depuis environ dix ans. L’horlogerie a été le premier domaine concerné.

    – Votre école se développe, propose de nouvelles formations, des services, bref, se gère comme une entreprise. C’est indispensable aujourd’hui?

    – Cela fait partie de notre mission qui est de proposer une formation de base et des formations postgrades, de faire de la recherche appliquée et de fournir des prestations de services. Ce que tout le monde ne sait pas, c’est que nous devons financer par nos propres moyens notre recherche appliquée et nos prestations de services. Ce qui est un peu un changement de mentalité pour les industriels, qui estiment que parce qu’ils paient des impôts, ils peuvent recourir à nos services gracieusement.

    – Après l’introduction de la formation postgrade en contrôle et production industriels, d’autres formations postgrades sont-elles à attendre?

    – Il n’y a rien dans le pipe-line pour l’instant. Toutefois, après le récent lancement d’une filière d’ingénieur en design industriel, nous nous sommes demandés s’il fallait également introduire une telle formation postgrade. C’est une requête qui est de plus en plus formulée par l’industrie, en particulier pour lutter contrer la concurrence asiatique.

    D. J.

    http://www.journaldujura.ch/front_article.cfm?id=174434&kap=bta

    #420000031110
    Dynamo
    Membre

    Donc une formation aprés la Licence !

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