Ah, l’essort du quartz… j’avais raté l’épisode Breitling.
https://www.capital.fr/economie-politique/montres-breitling-une-legende-nee-dans-les-cockpits-1106545
« Breitling est donc déjà affaibli quand survient, au milieu des années 1970, la révolution du quartz. Le Japon, qui a considérablement baissé le prix des montres et les a fiabilisées grâce à l’électronique, bouscule le marché. La production suisse s’effondre et Breitling est fortement touché. En décembre 1978, la marque ferme ses ateliers de la rue Montbrillant à La Chaux-de-Fonds et ses bureaux à Genève. Les montres sont bradées. Ollech et Wajs (un horloger de Zurich de puis tombé dans l’oubli) rachète alors le stock de Navitimer, change la marque et les écoule à prix cassés. De son côté, l’allemand Sinn rachète les plans du modèle, qu’il continue aujourd’hui à fabriquer sous le nom de Sinn 903 pour 2.690 euros (contre 7.150 pour Breitling).
Aux commandes depuis 1932, Willy Breitling, le petit-fils du fondateur, ne veut pourtant pas laisser mourir la marque. Ernest Schneider, un ancien militaire suisse à la tête d’une petite manufacture (Sicura), se porte candidat à la reprise. Il est persuadé que l’image de la marque, liée à l’aéronautique, reste porteuse et qu’il suffit de la repositionner. Willy Breitling lui cède les marques Breitling et Navitimer le 5 avril 1979… Et s’éteint cinq semaines plus tard. »