FELSA 690 Bidynator le premier mouvement automatique à remontage bidirectionnel

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11 sujets de 1 à 11 (sur un total de 11)
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    Messages
  • #410000087174
    francois_sxb
    Membre

    FELSA 690 Bidynator le premier mouvement automatique à remontage bidirectionnel

    Voilà quelques images de ce mouvement.

    FELSA 690 Bidynator le premier mouvement automatique à remontage bidirectionnel DSCF3302

    La mystérieuse troisième roue, un empilage de deux roues identiques qui prennent en sandwich une roue sans dents, le tout monté sur le pignon avec friction, je n’ai encore compris pourquoi?

    FELSA 690 Bidynator le premier mouvement automatique à remontage bidirectionnel DSCF3386

    FELSA 690 Bidynator le premier mouvement automatique à remontage bidirectionnel DSCF3387

    FELSA 690 Bidynator le premier mouvement automatique à remontage bidirectionnel DSCF3392

    Si quelqu’un sait me répondre sur le pourquoi du comment ?

    FELSA 690 Bidynator le premier mouvement automatique à remontage bidirectionnel P1090730

    Le lien sur tout le reportage.

    http://toquedutictac.unblog.fr/2012/09/26/felsa-690-bidynator-le-premier-mouvement-automatique-a-remontage-bidirectionnel/

    A+
    Francois

    #420001857614
    isosta
    Membre

    c’est là que doit se faire le lanternage !

    Isosta

    #420001857615
    carlgustav
    Membre

    S’agissant d’une seconde indirecte, Felsa a cherché une solution autre que le traditionnel , et pitoyable, ressort frein, pour régulariser le défilement de l’aiguille seconde.

    Pour être efficace, ce ressort doit être armé de manière conséquente : il s’ensuit donc une logique perte d’amplitude, compliquant sérieusement le travail du régleur, surtout aux basses amplitudes.

    La solution Felsa ; empilement de 3 planches de roues sur le tigeron de prolongement de la moyenne : la première,  » en vue « , puisqu’au sommet, est traditionnelle, solidaire de l’axe, et engrène avec le pignon de seconde  » normal « et simultanément avec celui de seconde indirecte au centre.

    Les deux autres planches sont toutes deux libres sur l’axe, et celle du bas repose sur une siette acier de largeur conséquente; elle engrène aussi avec les 2 pignons précités.

    Celle du milieu n’engrène avec rien, puisque démunie de dents ! Elle a en fait un rôle de frein, infime, à l’égard de la planche sur laquelle elle repose.Ainsi que de cale d’épaisseur.

    En fonctionnement, lors de la chute de l’ancre, alors que le rouage est stoppé quelques millièmes de secondes, la roue libre inférieure , de par l’effet inertiel, continue sa course en butée contre le flanc du pignon de seconde centrale, et évite ainsi son recul, donc celui aussi de l’aiguille.

    Une manière de rattrapage de jeu momentané !

    #420001857616
    isosta
    Membre

    bon ben j’ai appris un truc là !

    merci Carl Chinois

    #420001857617
    carlgustav
    Membre
    isosta a écrit:
    bon ben j’ai appris un truc là !

    merci Carl Chinois

    De rien, Isosta !

    Jamais compris pourquoi un tel système n’avait pas enterré le freinage à ressort, du moins à l’époque; les brevets sans doute, puis l’arrivée des secondes centrales directes, aussi.

    En tout cas, intelligente et belle réalisation.

    #420001857618
    francois_sxb
    Membre

    merci pour ta réponse claire et précise.

    Francois

    #420001857619
    ipad
    Membre
    carlgustav a écrit:
    S’agissant d’une seconde indirecte, Felsa a cherché une solution autre que le traditionnel , et pitoyable, ressort frein, pour régulariser le défilement de l’aiguille seconde.

    Pour être efficace, ce ressort doit être armé de manière conséquente : il s’ensuit donc une logique perte d’amplitude, compliquant sérieusement le travail du régleur, surtout aux basses amplitudes.

    le calibre longines 990 avec son ressort frein qui agit sur la seconde indirecte.

    FELSA 690 Bidynator le premier mouvement automatique à remontage bidirectionnel PIC179O

    #420001857620
    carlgustav
    Membre

    Calibre extra plat, double barillets à rotation rapide : pas d’autre choix possible, ici . Manque de place pour caser une seconde directe intégrale .

    La solution adoptée est alors parfaitement justifiée, d’une extrème simplicité, et sur un seul niveau.

    Rien de commun avec les antiques constructions sur deux plans, ajout d’une roue entraîneuse.

    La spécificité du train de rouage, sur cette 990, est aussi opportunément exploitée ; le rapport d’entraînement de la seconde, diffère singulierement des constructions anciennes,

    Il suffit de comparer les diamétres de l’élément mené sur les 2 types de réalisations ; on comprends alors mieux le défilement correct de l’aiguille sur cette pièce.

    Et donc la moindre nécessité d’un armage conséquent, et énergivore, du ressort frein.

    #420001857621
    ipad
    Membre
    carlgustav a écrit:
    La solution Felsa ; empilement de 3 planches de roues sur le tigeron de prolongement de la moyenne : la première,  » en vue « , puisqu’au sommet, est traditionnelle, solidaire de l’axe, et engrène avec le pignon de seconde  » normal « et simultanément avec celui de seconde indirecte au centre.

    Faux

    La planche solidaire de l’axe engrène le pignon de seconde indirect en premier lieu puis celui-ci engrène la planche du dessous par la hauteur de ces ailes, cette dernière engrène à son tour le pignon de seconde « normal ».

    carlgustav a écrit:
    Celle du milieu n’engrène avec rien, puisque démunie de dents ! Elle a en fait un rôle de frein, infime, à l’égard de la planche sur laquelle elle repose.

    Faux, rien de cela.

    carlgustav a écrit:
    Ainsi que de cale d’épaisseur.

    Cette cale sert avant tout à éviter que les ailes du pignon de seconde « normal » engrène avec la planche dentée de dessus et en second lieu à maintenir l’ensemble plat.

    carlgustav a écrit:
    En fonctionnement, lors de la chute de l’ancre, alors que le rouage est stoppé quelques millièmes de secondes, la roue libre inférieure , de par l’effet inertiel, continue sa course en butée contre le flanc du pignon de seconde centrale, et évite ainsi son recul, donc celui aussi de l’aiguille.

    Une manière de rattrapage de jeu momentané !

    Rien à avoir avec l’effet d’inertie. À oublier

    C’est plus simple que cela. En effet, le pignon de seconde indirect sert seulement de renvoi dans tout le rouage de finissage. Comme celui-ci est en prise, il n’y a donc pas de jeu d’engrenage, on obtient donc par cet astuce des sauts nets et francs de la seconde indirecte.

    #420001857622
    francois_sxb
    Membre

    Salut,

    Comme je suis sur un 693 Bidynator, j’en ai profité pour faire une photo de l’endroit qui alimente cette discussion,

    FELSA 690 Bidynator le premier mouvement automatique à remontage bidirectionnel P1090818

    FELSA 690 Bidynator le premier mouvement automatique à remontage bidirectionnel P1090821

    Plus d’images là sur mon long chemin.

    http://toquedutictac.unblog.fr/felsa-693-bydinator-calender-and-monnphase-how-to-revive-a-mistreated-watch/

    A+
    Francois

    #420001857623
    guney
    Membre
    carlgustav a écrit:
    S’agissant d’une seconde indirecte, Felsa a cherché une solution autre que le traditionnel , et pitoyable, ressort frein, pour régulariser le défilement de l’aiguille seconde.

    Pour être efficace, ce ressort doit être armé de manière conséquente : il s’ensuit donc une logique perte d’amplitude, compliquant sérieusement le travail du régleur, surtout aux basses amplitudes.

    La solution Felsa ; empilement de 3 planches de roues sur le tigeron de prolongement de la moyenne : la première,  » en vue « , puisqu’au sommet, est traditionnelle, solidaire de l’axe, et engrène avec le pignon de seconde  » normal « et simultanément avec celui de seconde indirecte au centre.

    Les deux autres planches sont toutes deux libres sur l’axe, et celle du bas repose sur une siette acier de largeur conséquente; elle engrène aussi avec les 2 pignons précités.

    Celle du milieu n’engrène avec rien, puisque démunie de dents ! Elle a en fait un rôle de frein, infime, à l’égard de la planche sur laquelle elle repose.Ainsi que de cale d’épaisseur.

    En fonctionnement, lors de la chute de l’ancre, alors que le rouage est stoppé quelques millièmes de secondes, la roue libre inférieure , de par l’effet inertiel, continue sa course en butée contre le flanc du pignon de seconde centrale, et évite ainsi son recul, donc celui aussi de l’aiguille.

    Une manière de rattrapage de jeu momentané !

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