Extraordinaire : Quand Zenith en 1966 a inventé le calibre sans entretien !

FORUMAMONTRES › Forums › Forum ZENITH Forum Officiel Francophone › Extraordinaire : Quand Zenith en 1966 a inventé le calibre sans entretien !

15 sujets de 16 à 30 (sur un total de 34)
  • Auteur
    Messages
  • #420001510737
    isosta
    Membre

    très intéressant, et totalement inconnu !!!

    Zenith fait partie des vrais innovateurs et nous reserve encore des surprises de ce type sur son passé grâce à tes recherches

    vivement la suite !

    cdlt

    Isosta

    #420001510738
    jojo
    Membre

    Je viens mettre mon grain de sel, pour montrer à quel point il devient difficile de faire du nouveau, et que pour être certain que l’on en fait, il faudrait tout connaître de qui c’est déjà fait… En même temps cela prouve que les anciens, comme des nouveaux horlogers n’ont rien à s’envier, toujours les mêmes capacités d’invention…

    Voici ce qu’il en est avec le calibre Zénith 1725, que notre ami Zen a placé :

    A 2 siècles d’intervalle, le même dispositif d’armage et de transmission d’énergie, en montres automatiques se réinvente …

    Voici côte à côte, les 2 mouvements et les 2 dispositifs différentiels, dont seule une différence apparaît : Guyot sur le dispositif pour Zénith, a mis 3 pignons transportés, alors que Sarton n’en utilisait qu’un.
    Cela ne change rien au fonctionnement.

    Ce dispositif à différentiel utilise les oscillations de la masse pour 2 fonctions :

    1) Elles arment le ressort dans le barillet, comme sur une automatique «normale»
    2) Elles transmettent de l’énergie directement au balancier via le rouage et l’échappement

    Si la chose vous intéresse, je pourrai compléter en vous décrivant le fonctionnement et pourquoi pas, faire un peu d’histoire sur le sujet
    jojo

    Extraordinaire : Quand Zenith en 1966 a inventé le calibre sans entretien ! 111119014307624368

    Extraordinaire : Quand Zenith en 1966 a inventé le calibre sans entretien ! 111119014341465295

    #420001510739
    ZEN
    Membre

    C’est fabuleux ! Sarton validé par l’industrie avec 2 siècles de retard. Monsieur Guyot a sans le savoir inventé le même process que Sarton. Bien sur Jojo nous sommes demandeurs de davantage d’informations et de précisions de ta part.

    _________________

    _________________
    Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).

    #420001510740
    _DAVID_
    Membre

    merci pour ce genre de sujets que je lis mais sans toujours poster par la suite
    mais là, merci bravohap

    #420001510741
    jojo
    Membre

    Retour sur le passé

    Cela peut en surprendre certain, mais l’histoire de l’horlogerie est pleine de ressource

    En ce qui me concerne, la plus ancienne réalisation qui présente une similitude avec le dispositif à différentiel de Sarton, comme à celui de Guyot pour Zénith, remonte pratiquement au début du 18e siècle et, suivant des textes retrouvés, ce premier système souleva déjà certaines revendications concernant son origine.

    Il fut revendiqué par Massoteau de St Vincent qui dit l’avoir inventé en 1733, alors qu’un certain Virgo dans le livre de Thiout en 1741, pensait en être à l’origine…

    Sans entrer dans les détails, voici ce système nommé à l’époque « Fusée de l’Ivrogne », tout simplement parce qu’il permettait de remonter sa montre en tournant la clef dans n’importe quel sens, et éviter de fracasser sa montre, ce qui arrivait souvent après une soirée bien arrosée…

    Extraordinaire : Quand Zenith en 1966 a inventé le calibre sans entretien ! 111119045226191250

    #420001510742
    ZEN
    Membre

    C’est donc finalement encore plus ancien !

    _________________

    _________________
    Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).

    #420001510743
    jojo
    Membre

    Pour les accrocs de la technique, voici le fonctionnement de ce dispositif différentiel :

    Le pignon central est mis en mouvement par les oscillations de la masse ou rotor.
    Il tourne dans le sens de la flèche 1.

    Comme il engrène avec le pignon transporté, celui-ci subit 2 mouvements :
    1) Il tourne sur lui même (flèche 2) à l’inverse du pignon central
    2) Il est entraîné en satellisation dans le sens des flèches vertes 3

    Ce pignon transporté, engrène par ailleurs avec la denture interne de la grande roue à double denture (voir dans le rond rouge), avec pour conséquence de produire un effet réactif dans le sens de la flèche rouge. Bien évidemment cet effet fait tourner la grande roue à denture double dans le sens de la flèche 4.

    Comme le denture externe de cette grande roue engrène avec le premier pignon du rouage de la montre, qui tourne dans le sens de la flèche 5, l’énergie est transmise au balancier, via tout le rouage et l’échappement.

    De plus, et simultanément, il faut savoir, mais l’explication est assez complexe, que le mouvement en satellisation du pignon 2, arme le ressort de la montre. Ainsi, même si la montre n’est pas portée, donc que la masse n’oscille pas, c’est ce ressort qui prend le relais pour transmettre de l’énergie au balancier, via le rouage et l’échappement.

    Extraordinaire : Quand Zenith en 1966 a inventé le calibre sans entretien ! 111120101416162576

    #420001510744
    ZEN
    Membre

    Le fait d’avoir trois roues transportées n’est-il pas une source de frictions supplémentaires ? Dans le système Zenith, on arrive à 3 modes de remontage Le remontage par différentiel (énergie en directe) , le remontage par le barillet via le système automatique et enfin le remontage manuel.

    Seiko si je ne m’abuse a supprimé le remontage manuel pour ses montres dont certaines s’inspirent du systéme de remontage en direct +par le barillet. J’ai crû comprendre que la fiabilité sur les 1724 et 25 a été complexe à obtenir. Cette multiplication de sources énergétiques n’est-elle pas une des causes de ces difficultés ? Autrement dit n’aurait-il pas fallu encourager le remontage manuel +le différentiel ou l’automatique +le différentiel sans juxtaposer les 2 modes auto et manuel ?

    _________________

    _________________
    Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).

    #420001510745
    jojo
    Membre

    Oui Zen tu as raison dans l’ensemble, mais il faut préciser que si Sarton a utilisé ce système en 1778, c’était par OBLIGATION, car il fallait concilier un système d’armage automatique sur une montre à fusée, ce qui était totalement incompatible sans ce dispositif, qui assure un armage simultané à une transmission d’énergie, ce que la fusée seule n’assure pas

    Sur les montres des années 1960, qui n’avaient plus de fusée, le système n’est pas OBLIGATOIRE et je crois que même s’il avait certains petits avantages, ceux ci ne justifaient pas son utilisation, car par ailleurs les inconvénients l’emportaient… complication, coût, etc.

    De toutes manières, il était pour moi intéressant de présenter ce dispositif à différentiel qui fut encore utiliser dans d’autres domaines, mais c’est une autre histoire
    jojo

    #420001510746
    ZEN
    Membre

    Ce système semble utilisé parfois pour l’aiguille de réserve de marche afin qu’elle ne dépasse pas la limite qui lui est fixée.

    _________________

    _________________
    Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).

    #420001510747
    ZEN a écrit:
    Ce système semble utilisé parfois pour l’aiguille de réserve de marche afin qu’elle ne dépasse pas la limite qui lui est fixée.

    Article très intéressant et qui prouve que la manufacture était en avance sur son temps. Combien de mouvements ont été produits durant deux ans? Peut on considérer ce mouvement comme une sorte de précurseur du coaxial???

    #420001510748
    carlgustav
    Membre

    Merci Jojo; j’ignorais ces réalisations antérieures au Zénith 1724, dont je possède un exemplaire, assez étonnant par ses performances de réglage et d’armage auto: sitôt portée, sans remontage manuel, la montre fonctionne, du fait de l’action directe du rotor sur le train de rouage, sans transfert énergivore vers un barillet dont l’inertie d’armage n’est pas négligeable.

    Une manière de starter, en somme, ce système ; et prophylactique, aussi, le prélévement d’énergie alloué directement au rouage ne venant pas éreinter la bride glissante dans l’hypothèse d’un porter très dynamique.

    Quel beau boulot, et sur une montre dame ! l’établissement du différentiel pour éviter de brefs instants de rebattement, lors d’une accélération brutale du rotor , en transmission directe a dû être assez ardu.

    Et cette réalisation convenait peut-être mieux à un calibre de petites dimensions qu’à un mouvement 11lignes ou plus, du fait de la masse et du rayon du rotor, éventuellement susceptibles en ce deuxième cas de fournir un couple d’armage exagèré, perturbant le réglage et mettant à rude épreuve le différentiel.

    Une supposition , mais qui expliquerait ce choix curieux d’application du système à une montre dame, plutôt qu’à une montre homme.

    #420001510749

    C’était une inovation si ingénieuse !
    Dommage que l’apparition du quartz ait sapé l’avenir de ce type de calibre Pleure 2

    #420001510750
    carlgustav
    Membre
    ZEN a écrit:
    Ce système semble utilisé parfois pour l’aiguille de réserve de marche afin qu’elle ne dépasse pas la limite qui lui est fixée.

    Actuellement, presqu’excclusivement utilisé pour cela… sans problème alors – l’effort n’est pas éreintant – et permet d’afficher une aiguille de plus sur le cadran, ce qui est toujours vendeur,même si complétement inutile sur les automatiques actuelles, mais justifié à l’époque où les rendements des systèmes auto étaient encore faiblards.

    L’usage de ce différentiel selon la réalisation Zénith 1724 est une toute autre affaire.  » Avancée majeure en effet « , pour reprendre les termes de Zen.

    Mais non concrétisée commercialement, ce qui pose question.

    #420001510751
    Fulgurochat
    Membre

    Merci Zen d’avoir lancé ce sujet et à tous ceux qui y ont posté, et pardon pour le remontage intempestif.
    Pour les trois satellites de Zenith contre le satellite seul de Sarton, c’est peut-être parce que le couple de remontage est trop élevé dans le cas du calibre Zenith et que de porter toute la transmission sur un seul satellite finirait par déformer le système de remontage du barillet. Comment se fait le remontage de barillet, d’ailleurs ?
    @Carlgustav : quand tu dis que cela aurait été utile pour des rendements de remontage auto faiblard, est-ce que tu penses que ce système génial pourrait s’appliquer sur un micro-rotor ?

    L’un d’entre vous a-t-il un exemplaire de ce calibre (même en panne) à vendre / donner pour la science – ou les références de la Zenith-Movado pour dame dans lequel il est incorporé ?

15 sujets de 16 à 30 (sur un total de 34)
  • Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.