FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Et si les marques se mettaient à faire de la communication intelligente ?
- Ce sujet contient 24 réponses, 14 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
fredpariz, le il y a 8 années et 11 mois.
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11 novembre 2017 à 1h42 #420003726395
Eric67
MembrePareil, j’ai du mal à comprendre cette flagellation.
On nous bassine avec les marques qui « en donnent pour notre argent », mais, sans contester qu’elles marchent bien, elles restent des nains. Les Nomos, Chrstopher Ward et autres Akrone, chacune à leur niveau, restent des nains.
On parle de crise, mais les mastodontes du marché restent les mastodontes du marché, même si certains souffrent un peu. Et ce sont les marques qui se sont construites (dans les années récentes) sur le marketing, sur le luxe, sur la « frime », ou sur le prestige et qui emploient toujours ces mêmes recettes, qui restent ce qu’elles sont devenues. Les Rolex, Omega, Tag, Cartier…, bonant malant, restent toujours et encore les marques qui comptent, et ce sont les marques qui jouent sur ce registre qu’on dit dépassé. Hublot sur-performe avec un marketing hyper agressif. Breitling, souffre, certes, mais pas par manque ou excès de communication, mais par une communication qui ne parle plus aux clients.
Au contraire, la crise impacte majoritairement ces marques qu’on dit « vertueuses », celles qui proposent du « contenu » à prix « justifié », les Pequignet et autres Vulcain.
Pendant ce temps le marques qui sont le summum du statutaire, les Rolex, les Patek, voient leur position renforcée et plus inexpugnable que jamais.
11 novembre 2017 à 2h05 #420003726396adco86
Membre- Eric67 a écrit:
- Pareil, j’ai du mal à comprendre cette flagellation.
On nous bassine avec les marques qui « en donnent pour notre argent », mais, sans contester qu’elles marchent bien, elles restent des nains. Les Nomos, Chrstopher Ward et autres Akrone, chacune à leur niveau, restent des nains.
On parle de crise, mais les mastodontes du marché restent les mastodontes du marché, même si certains souffrent un peu. Et ce sont les marques qui se sont construites (dans les années récentes) sur le marketing, sur le luxe, sur la « frime », ou sur le prestige et qui emploient toujours ces mêmes recettes, qui restent ce qu’elles sont devenues. Les Rolex, Omega, Tag, Cartier…, bonant malant, restent toujours et encore les marques qui comptent, et ce sont les marques qui jouent sur ce registre qu’on dit dépassé. Hublot sur-performe avec un marketing hyper agressif. Breitling, souffre, certes, mais par manque ou excès de communication, mais par une communication qui ne parle plus aux clients.
Au contraire, la crise impacts majoritairement ces marques qu’on dit « vertueuses », celles qui proposent du « contenu » à prix « justifié », les Pequignet et autres Vulcain.
Pendant ce temps le marques qui sont le summum du statutaire, les Rolex, les Patek, voient leur position renforcée et plus inexpugnable que jamais.
Une seule remarque à tout cela : McDo vend beaucoup de bouffe en faisant énormément de publicité mais tu noteras que ça n’est pour autant que leurs produits sont bons et valent le prix demandé^^
. La comparaison est réalisée sur le ton de l’humour mais, au fond, elle résume très exactement ma pensée.11 novembre 2017 à 2h09 #420003726397Eric67
MembreJ’entends bien, mais on nous dit que les marques sont à côté de la plaque, que d’autres ont tout compris. J’ai juste le sentiment que c’est les premières qui marchent le mieux.
Sur la valeur du produit, chacun verra midi à sa porte.
Moi, j’ai plein de montres dont personne ne voudrait
11 novembre 2017 à 2h18 #420003726398adco86
Membre- Eric67 a écrit:
- J’entends bien, mais on nous dit que les marques sont à côté de la plaque, que d’autres ont tout compris. J’ai juste le sentiment que c’est les premières qui marchent le mieux.
Sur la valeur du produit, chacun verra midi à sa porte.
J’ai la faiblesse de croire que l’époque du tout markéting touche à sa fin.
Dans ce milieu, pas mal de gens ont compris que l’on se faisait régulièrement enfumer par les marques.
Le gain énorme d’intérêt pour les projets alternatifs (Lundis Bleus, Akrone etc.) traduit bien une évolution du paradigme de consommation y compris chez des passionnés pour lesquels la « fantasmatique » en lien avec l’achat du produit compte beaucoup.
Le schéma habituel de la publicité outrancière fonctionne moins fort qu’auparavant, ce qui ne veut pas dire qu’il ne marche plus du tout notamment chez certains acheteurs recherchant essentiellement (voire uniquement…) une « image ».
J’espère sincèrement que cette tendance va se poursuivre et devenir contaminante auprès de grand public.
11 novembre 2017 à 2h33 #420003726399Necro
Membre- adco86 a écrit:
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J’ai la faiblesse de croire que l’époque du tout markéting touche à sa fin.
Dans ce milieu, pas mal de gens ont compris que l’on se faisait régulièrement enfumer par les marques.
Le gain énorme d’intérêt pour les projets alternatifs (Lundis Bleus, Akrone etc.) traduit bien une évolution du paradigme de consommation y compris chez des passionnés pour lesquels la « fantasmatique » en lien avec l’achat du produit compte beaucoup.
Le schéma habituel de la publicité outrancière fonctionne moins fort qu’auparavant, ce qui ne veut pas dire qu’il ne marche plus du tout notamment chez certains acheteurs recherchant essentiellement (voire uniquement…) une « image ».
J’espère sincèrement que cette tendance va se poursuivre et devenir contaminante auprès de grand public.
Tu m’éprends pas. Dans l’esprit on est d’accord avec toi.
Mais c’est totalement pas la vraie vie ton discours
11 novembre 2017 à 2h50 #420003726400GMT
Membre- adco86 a écrit:
- La communication intelligente passe essentiellement par le produit.
Il faut arrêter avec ces pince-fesses niaiseux, ces ambassadeurs qui ne représentent rien d’autre qu’eux-mêmes et ce markéting inepte autour de l’ADN ou d’une histoire falsifiée à 90%.
C’est le produit qui devrait essentiellement justifier l’achat et le prix que le client consent à dépenser pour cet achat.
Des marques ont parfaitement compris cela, notamment Nomos.
Il suffit d’ailleurs de se rendre sur les réseaux sociaux pour le constater.
Pas de people, pas de chichis, juste de l’horlogerie ! Des hommes et des femmes qui assemblent de belles montres à des prix raisonnables et avec un vrai parti pris esthétique (que l’on peut apprécier ou non, ça n’est pas le sujet).
Bref, ils ont tout compris (et on ne peut pas en dire autant de toutes les marques).
Oui ils ont tout compris pour des amateurs éclairés uniquement, donc un marché parmi les marchés de l’horlogerie.
11 novembre 2017 à 3h00 #420003726401LUDOSTER
MembreIl y a aujourd’hui plein de façon de communiquer, et de toucher des segments de prospects différents avec des techniques de communications différentes, qui eux même ont des attentes différentes. Je pense que les marques ont besoin de viser différents modes de communication, l’on attaque pas le béotien en quête de reconnaissance sociale comme le passionné sur fam… donc entre la pub dans l’abri bus et la communication sur l’histoire de la marque et la tradition d’un savoir-faire artisanal… je suppose qu’il est bon de viser plusieurs supports de communication et différents discours.
Autour de moi, l’intérêt à l’horlogerie se limite à l’image social ou la recherche d’un acccessoire complétant une tenu… même les articles de blogs masculins lifestyle (bonne gueule, comme un camion, etc) reste des influenceurs qui touchent pas mal de personnes autour de moi… à ma grande surprise puisque que ce n’est leur spécialité!
11 novembre 2017 à 23h51 #420003726402adco86
Membre- Necro a écrit:
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Tu m’éprends pas. Dans l’esprit on est d’accord avec toi.
Mais c’est totalement pas la vraie vie ton discours
Je sais bien que les choses ne se passent ainsi à l’heure actuelle mais l’objet du post est justement de se projeter sur des modes de communication plus intelligents.
Quand bien même le mode de communication de Nomos est marginal dans le milieu horloger, il n’en reste pas moins intelligent car il rénove les canons du genre.
Qui croit encore aux affiches de Patek en mode « mon fils, quand tu seras un homme tu porteras la montre de pôpa ? ». C’est un peu fini tout ça, non ? En tous les cas, ça sent sérieusement la naphtaline !
L’approche de Nomos sonne juste. La combinaison de l’atmosphère du Berlin contemporain, capitale européenne ultra tendance, avec l’héritage architectural du Bauhaus apporte une note décalée et élégante à tout cela.
On sort ici des sentiers battus, de cette comm’ à pôpa complètement dépassée et un brin arrogante.
En tous les cas, c’est mon sentiment.
- GMT a écrit:
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Oui ils ont tout compris pour des amateurs éclairés uniquement, donc un marché parmi les marchés de l’horlogerie.
Ah mais je te rejoins totalement sur ce point !
Ca ne peut pas plaire à tout le monde mais comme je le disais dans la réponse précédente, l’idée est de se projeter sur modes de communication différents, alternatifs.
Je pense que Nomos a vraiment trouvé une recette personnelle et qui fonctionne.
C’est inspirant je trouve.
12 novembre 2017 à 1h15 #420003726403fredpariz
Membre- Eric67 a écrit:
- Pareil, j’ai du mal à comprendre cette flagellation.
On nous bassine avec les marques qui "en donnent pour notre argent", mais, sans contester qu’elles marchent bien, elles restent des nains. Les Nomos, Chrstopher Ward et autres Akrone, chacune à leur niveau, restent des nains.
On parle de crise, mais les mastodontes du marché restent les mastodontes du marché, même si certains souffrent un peu. Et ce sont les marques qui se sont construites (dans les années récentes) sur le marketing, sur le luxe, sur la "frime", ou sur le prestige et qui emploient toujours ces mêmes recettes, qui restent ce qu’elles sont devenues. Les Rolex, Omega, Tag, Cartier…, bonant malant, restent toujours et encore les marques qui comptent, et ce sont les marques qui jouent sur ce registre qu’on dit dépassé. Hublot sur-performe avec un marketing hyper agressif. Breitling, souffre, certes, mais pas par manque ou excès de communication, mais par une communication qui ne parle plus aux clients.
Au contraire, la crise impacte majoritairement ces marques qu’on dit "vertueuses", celles qui proposent du "contenu" à prix "justifié", les Pequignet et autres Vulcain.
Pendant ce temps le marques qui sont le summum du statutaire, les Rolex, les Patek, voient leur position renforcée et plus inexpugnable que jamais.
je pense que de nombreux amateurs comprennent (voire partagent) la vision idéaliste d’Adco86… mais constatent comme Eric67 que sur la clientèle la plus large seul le registre de l’image fonctionne réellement et que les marques dominent encore (et pour longtemps je pense) un secteur qui pour l’essentiel répond à une quête de paraître.
Pour la plupart, une montre représente un accessoire vestimentaire plus ou moins luxueux selon l’appartenance sociale,
le niveau d’aisance conduit certains à s’offrir de plus onéreux objets que les autres, comme dans tous les domaines de la consommation.Les amateurs d’horlogerie et collectionneurs représentent une infime minorité, pour qui le discours à la pôpa est décalé…
mais sur la majorité, dont seule une petite fraction attache de l’importance à cet accessoire, il suffit de leur vendre une image idéalisée de leur statut social, la montre n’est rien de plus qu’un passeport socio culturel.
il suffit d’observer la frénésie de la clientèle asiatique: qui peut croire qu’elle était mue par la passion horlogère ?
12 novembre 2017 à 1h31 #420003726404fredpariz
Membre- foversta a écrit:
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une chose est certaine: tous les clients, les connaisseurs, le grand public etc… veulent de la sincérité.
depuis quand le monde de la communication est-il fondé sur la sincérité ?
je veux bien croire que les mentalités évoluent à la marge, c’est peut être un mouvement de fond, mais de l’eau coulera sous les ponts avant que la majorité du grand public ne se comporte en consommateur éclairé et exigeant…
La concentration des leviers de pouvoir (fortune, position dominante, accès aux médias…) s’accroît d’année en année et la fixation des prix n’est fondée que sur des concepts marketing bien éloignés de la valeur réelle du produit, il faudrait peut être commencer par remettre en cause ce postulat avant de parler de sincérité…je me demande si tu n’es pas encore plus idéaliste qu’Adco87

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