FORUMAMONTRES › Forums › Forum ROLEX (Non officiel) › Conseils pour l’achat d’une DateJust vintage
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Rafabond, le il y a 6 années et 2 mois.
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5 mai 2020 à 1h25 #420004323876
ChristopheH
MembreVoila deux superbes mamies

La mention « SWISS » fut utilisée à deux reprises et au plus tôt pour les cadrans au Radium jusqu’en 1960.
Source : https://www.oysterinfo.de/leuchtmasse-luminous-material/
SWISS :
luminous material Radium
used until 1960
radiactive__________________________________
in girum imus nocte ecce et consumimur igni in girum imus nocte ecce et consumimur igni in girum imus nocte ecce et consumimur igni5 mai 2020 à 1h59 #420004323877OneWatcher
MembreDacc merci de la précision, pas facile de s’y retrouver.
5 mai 2020 à 3h38 #420004323866OneWatcher
MembreJ’ai trouvé sur Youtube une vidéo très instructive qui résume bien les différents points auxquels on doit être vigilant lorsqu’on souhaite acquérir une DJ vintage. Comme elle est en anglais, j’ai rassemblé ici les informations qui me semblaient intéressantes, cela pourra peut-être aider un futur acheteur du forum.
Ma démarche est encore toute récente, il est fort probable que j’ai omis des éléments importants ou écrit des bêtises, n’hésitez pas à corriger ou compléter ce qui suit svp.Le boitier :
Deux éléments principaux sont à prendre en compte pour le boitier : d’abord la référence de celui-ci ainsi que son numéro de série. Vous n’y aurez probablement pas accès car ils sont cachés au niveau des deux paires d’entrecornes par le bracelet et les montres sont presque toujours présentées avec ce dernier. Si vous y parvenez, vous pourrez jeter un coup d’œil sur ce site qui était également donné par le vidéaste anglophone d’Allemagne et ainsi vérifier la concordance du temps de la montre vendue et celui de son boitier.
https://www.oysterinfo.de/
La forme ensuite qui est visible sans opération particulière. Il s’agit de vérifier que la montre n’a pas subi trop de polissages en essayant de jauger sa symétrie, au niveau des cornes principalement et de l’arrondi du boitier lui-même également. On peut facilement la comparer avec des modèles dont on sait qu’ils n’ont pas été polis pour s’assurer de la forme originelle et pouvoir se faire une idée plus aisément.Le bracelet :
Outre des polissages trop nombreux qui auraient tendance à atténuer les reliefs des maillons du bracelet, comme pour ceux du boitier, il faut essayer d’évaluer le « stretch » du bracelet, c’est-à-dire son degré de tension, soit l’écart présent entre les différentes lignes de cinq maillons. Le stretch sera plus important lorsque les maillons seront très écartés, que le bracelet aura été, d’une certaine manière, étiré au fil des ports. Un bracelet avec peu de stretch reste dans l’axe de la montre lorsqu’on la tient par le boitier et ne s’affaisse pas sur lui-même. Un bracelet vintage s’il n’est pas entretenu, s’affaissera de plus en plus et les petites pièces (rivets ?) qui lient les maillons entre eux finiront par casser.
Il est également important de vérifier le numéro de référence du bracelet à l’intérieur de son système de fermeture ainsi que les différentes inscriptions qui doivent s’y trouver, comme la lettre située à droite du Rolex qui donnera l’indication de son année de production.La lunette :
Comme précisé plus haut par Alnomex, il existe trois types de lunettes différentes. Celles en or blanc sont cannelées et légèrement plus brillantes que celles en acier qui sont lisses ou guillochées. La valeur de la montre dépend moins de l’utilisation de l’or blanc dans la fabrication de sa lunette que de son état général, de la beauté et de la rareté de son cadran ainsi que des papiers, boite et facture qui l’accompagnent parfois.Le cadran :
L’inscription de provenance suisse située à 6h sur le cadran permet d’avoir une indication quant au matériau utilisé pour la luminescence appliquée au bout des indexes. Il en existerait au moins six différentes versions en fonction des époques et des évolutions du matériau luminescent utilisé.
Pour ce point-là, en cherchant un peu au-delà des informations données dans la vidéo j’ai trouvé des contradictions avec ce qui y est dit. Pour être honnête je m’y perds un peu car les dates que j’ai lues ne correspondent pas toujours à certaines montres qu’on voit sur le net, ces informations sont donc à vérifier en cas de doute.
Le vidéaste affirme que l’inscription « SWISS » serait synonyme de la présence de radium, particulièrement radioactif et utilisé jusque dans les années 60. Or il me semble plutôt que le radium n’a été utilisé que jusqu’en 1963 et en moins grande quantité à partir de 1957. L’inscription « SWISS » serait alors plutôt caractéristique du début de la période d’utilisation du tritium, moins radioactif et appliqué sur les cadrans jusqu’en 1998, date à laquelle le luminova a été fourni en Suisse.
Pour résumer les dates que l’on trouve sur le site http://www.rolexpassionreport.com et d’après ce que j’ai pigé, voici la chronologie :
1953 à 1963 : utilisation du radium
1963 à 1967 : utilisation du tritium et marquage « SWISS » mais entre 1964 et 1967, on trouve également les inscriptions « SWISS – T <25 » et « T-SWISS-T »
1967 à 1997 : utilisation du tritium toujours, mais avec des variantes car entre 1967 et 1983, on pourra trouver également des inscriptions comme « T Swiss T <25 » ou bien « T-Swiss-T σ »
1998 à 2000 : utilisation du luminova avec, me semble-t-il, uniquement le « SWISS MADE » puisque le tritium n’est plus utilisé
2000 à 2008 : utilisation du superluminova
2008 à nos jours : utilisation du Chroma Light, le nouveau superluminova de couleur bleu qui est utilisé depuis le brevet de Rolex
Il faudra bien sûr tenir compte de l’année de production de la montre qui présentera l’une ou l’autre inscription et non celle de son année de vente, même si c’est souvent cette dernière qui est indiquée lors de l’achat.Une rapide recherche de l’année de la montre dont vous souhaitez vérifier d’authenticité vous permettra de vérifier si les aiguilles, la lunette, le cadran ou toute autre particularité correspondent bien aux versions disponibles au moment où la montre est censé avoir été produite.
Il existe de très bons sites qui référencent absolument tout sur les montres de la marque à la couronne, il est donc relativement simple aujourd’hui de vérifier si la montre que l’on souhaite acquérir n’est pas une « Frankenwatch » ou même une fausse.
Je remets ici le lien vers le site italien très instructif qu’avait posté ChristopheH.
https://www.vetroplastica.it/rolex-datejust-22.htmlBien à vous,
5 mai 2020 à 4h29 #420004323867Stype71
MembreMerci pour ce résumé.
Très utile pour une personne comme moi qui débute dans le vintage.5 mai 2020 à 4h42 #420004323868ChristopheH
Membre- OneWatcher a écrit:
- J’ai trouvé sur Youtube une vidéo très instructive qui résume bien les différents points auxquels on doit être vigilant lorsqu’on souhaite acquérir une DJ vintage. Comme elle est en anglais, j’ai rassemblé ici les informations qui me semblaient intéressantes, cela pourra peut-être aider un futur acheteur du forum.
Ma démarche est encore toute récente, il est fort probable que j’ai omis des éléments importants ou écrit des bêtises, n’hésitez pas à corriger ou compléter ce qui suit svp.Le boitier :
Deux éléments principaux sont à prendre en compte pour le boitier : d’abord la référence de celui-ci ainsi que son numéro de série. Vous n’y aurez probablement pas accès car ils sont cachés au niveau des deux paires d’entrecornes par le bracelet et les montres sont presque toujours présentées avec ce dernier. Si vous y parvenez, vous pourrez jeter un coup d’œil sur ce site qui était également donné par le vidéaste anglophone d’Allemagne et ainsi vérifier la concordance du temps de la montre vendue et celui de son boitier.
https://www.oysterinfo.de/
La forme ensuite qui est visible sans opération particulière. Il s’agit de vérifier que la montre n’a pas subi trop de polissages en essayant de jauger sa symétrie, au niveau des cornes principalement et de l’arrondi du boitier lui-même également. On peut facilement la comparer avec des modèles dont on sait qu’ils n’ont pas été polis pour s’assurer de la forme originelle et pouvoir se faire une idée plus aisément.Le bracelet :
Outre des polissages trop nombreux qui auraient tendance à atténuer les reliefs des maillons du bracelet, comme pour ceux du boitier, il faut essayer d’évaluer le « stretch » du bracelet, c’est-à-dire son degré de tension, soit l’écart présent entre les différentes lignes de cinq maillons. Le stretch sera plus important lorsque les maillons seront très écartés, que le bracelet aura été, d’une certaine manière, étiré au fil des ports. Un bracelet avec peu de stretch reste dans l’axe de la montre lorsqu’on la tient par le boitier et ne s’affaisse pas sur lui-même. Un bracelet vintage s’il n’est pas entretenu, s’affaissera de plus en plus et les petites pièces (rivets ?) qui lient les maillons entre eux finiront par casser.
Il est également important de vérifier le numéro de référence du bracelet à l’intérieur de son système de fermeture ainsi que les différentes inscriptions qui doivent s’y trouver, comme la lettre située à droite du Rolex qui donnera l’indication de son année de production.La lunette :
Comme précisé plus haut par Alnomex, il existe trois types de lunettes différentes. Celles en or blanc sont cannelées et légèrement plus brillantes que celles en acier qui sont lisses ou guillochées. La valeur de la montre dépend moins de l’utilisation de l’or blanc dans la fabrication de sa lunette que de son état général, de la beauté et de la rareté de son cadran ainsi que des papiers, boite et facture qui l’accompagnent parfois.Le cadran :
L’inscription de provenance suisse située à 6h sur le cadran permet d’avoir une indication quant au matériau utilisé pour la luminescence appliquée au bout des indexes. Il en existerait au moins six différentes versions en fonction des époques et des évolutions du matériau luminescent utilisé.
Pour ce point-là, en cherchant un peu au-delà des informations données dans la vidéo j’ai trouvé des contradictions avec ce qui y est dit. Pour être honnête je m’y perds un peu car les dates que j’ai lues ne correspondent pas toujours à certaines montres qu’on voit sur le net, ces informations sont donc à vérifier en cas de doute.
Le vidéaste affirme que l’inscription « SWISS » serait synonyme de la présence de radium, particulièrement radioactif et utilisé jusque dans les années 60. Or il me semble plutôt que le radium n’a été utilisé que jusqu’en 1963 et en moins grande quantité à partir de 1957. L’inscription « SWISS » serait alors plutôt caractéristique du début de la période d’utilisation du tritium, moins radioactif et appliqué sur les cadrans jusqu’en 1998, date à laquelle le luminova a été fourni en Suisse.
Pour résumer les dates que l’on trouve sur le site http://www.rolexpassionreport.com et d’après ce que j’ai pigé, voici la chronologie :
1953 à 1963 : utilisation du radium
1963 à 1967 : utilisation du tritium et marquage « SWISS » mais entre 1964 et 1967, on trouve également les inscriptions « SWISS – T <25 » et « T-SWISS-T »
1967 à 1997 : utilisation du tritium toujours, mais avec des variantes car entre 1967 et 1983, on pourra trouver également des inscriptions comme « T Swiss T <25 » ou bien « T-Swiss-T σ »
1998 à 2000 : utilisation du luminova avec, me semble-t-il, uniquement le « SWISS MADE » puisque le tritium n’est plus utilisé
2000 à 2008 : utilisation du superluminova
2008 à nos jours : utilisation du Chroma Light, le nouveau superluminova de couleur bleu qui est utilisé depuis le brevet de Rolex
Il faudra bien sûr tenir compte de l’année de production de la montre qui présentera l’une ou l’autre inscription et non celle de son année de vente, même si c’est souvent cette dernière qui est indiquée lors de l’achat.Une rapide recherche de l’année de la montre dont vous souhaitez vérifier d’authenticité vous permettra de vérifier si les aiguilles, la lunette, le cadran ou toute autre particularité correspondent bien aux versions disponibles au moment où la montre est censé avoir été produite.
Il existe de très bons sites qui référencent absolument tout sur les montres de la marque à la couronne, il est donc relativement simple aujourd’hui de vérifier si la montre que l’on souhaite acquérir n’est pas une « Frankenwatch » ou même une fausse.
Je remets ici le lien vers le site italien très instructif qu’avait posté ChristopheH.
https://www.vetroplastica.it/rolex-datejust-22.htmlBien à vous,
Un grand bravo pour tes recherches
ainsi que la synthèse que tu nous sers sur un plateau
__________________________________
in girum imus nocte ecce et consumimur igni in girum imus nocte ecce et consumimur igni in girum imus nocte ecce et consumimur igni5 mai 2020 à 5h10 #420004323869OneWatcher
MembreContent que cela vous plaise
Je vais essayer de rédiger un guide complet avec le détail pour chacun des éléments à prendre en compte mais cela va me prendre un peu de temps, ce n’est pas pour tout de suite.
Quelle merveille cette petite DJ !
5 mai 2020 à 8h22 #420004323870Lambrusco_origan
MembreMerci pour le tuto, curieux de lire le guide complet, j’envisage de craquer pour une DJ
5 mai 2020 à 8h25 #420004323871KrissBZH
MembreHello,
Comme je l’avais promis à @OneWatcher (que je remercie d’ailleurs pour son travail de recherche), je montre les deux jubilés en ma possession.
Celui de droite est celui d’origine, clasp code « I », donc 1984, conforme à l’année de la montre.
Celui de gauche (sur la montre) est le nouveau de Janvier 2020.On remarque que globalement, en terme de brillance et de qualité perçu, le bracelet d’origine a très bien vieilli. Par contre, comme je l’indiquais, pas de miracle : au bout de 36 ans, le stretch est assez inévitable, ainsi que vous pouvez le constater visuellement. Ici le bracelet est arqué au maximum possible : pour être honnête, j’ai vu parfois bien bien bien pire 🙂 Ca me semble tout à fait raisonnable par rapport à l’année d’origine.
Et du coup, pour répondre à @OneWatcher qui s’interrogeait pour savoir si le nouveau pouvait sembler choquant sur la montre (aspect trop neuf), ben en fait non ! Celui d’origine, d’un point de vue éclat / brillance, est assez proche du nouveau.
A+
Stéph.
5 mai 2020 à 8h37 #420004323872ChristopheH
MembreMerci KissBzh de nourrir ainsi la discussion
Le bracelet de 2020 n’a aucun jeu au point de ne pas se cambrer davantage ?__________________________________
in girum imus nocte ecce et consumimur igni in girum imus nocte ecce et consumimur igni in girum imus nocte ecce et consumimur igni5 mai 2020 à 9h07 #420004323873KrissBZH
Membre- ChristopheH a écrit:
- Merci KissBzh de nourrir ainsi la discussion
Le bracelet de 2020 n’a aucun jeu au point de ne pas se cambrer davantage ?
Le nouveau bracelet étant sur la montre, je n’ai pas essayé de le cambrer 🙂 Mais globalement, j’ai très peu de jeu sur ce bracelet neuf. Juste ce qu’il faut pour qu’il s’articule avec élégance 🙂 C’est reparti pour 40 ans !
Stéph.
5 mai 2020 à 9h58 #420004323874OneWatcher
Membre- KrissBZH a écrit:
- Hello,
Comme je l’avais promis à @OneWatcher (que je remercie d’ailleurs pour son travail de recherche), je montre les deux jubilés en ma possession.
Celui de droite est celui d’origine, clasp code « I », donc 1984, conforme à l’année de la montre.
Celui de gauche (sur la montre) est le nouveau de Janvier 2020.On remarque que globalement, en terme de brillance et de qualité perçu, le bracelet d’origine a très bien vieilli. Par contre, comme je l’indiquais, pas de miracle : au bout de 36 ans, le stretch est assez inévitable, ainsi que vous pouvez le constater visuellement. Ici le bracelet est arqué au maximum possible : pour être honnête, j’ai vu parfois bien bien bien pire 🙂 Ca me semble tout à fait raisonnable par rapport à l’année d’origine.
Et du coup, pour répondre à @OneWatcher qui s’interrogeait pour savoir si le nouveau pouvait sembler choquant sur la montre (aspect trop neuf), ben en fait non ! Celui d’origine, d’un point de vue éclat / brillance, est assez proche du nouveau.
A+
Stéph.
Merci de la photo Stéph, oui effectivement la différence n’est pas gênante du tout, voir uniquement positive ! Ça fait réfléchir…
6 juin 2020 à 2h00 #420004323878steph9288
MembreOù peut on trouver la correspondance lettre-année de production pour les bracelets ? Merci d’avance
7 juin 2020 à 1h49 #420004323879KrissBZH
Membre- steph9288 a écrit:
- Où peut on trouver la correspondance lettre-année de production pour les bracelets ? Merci d’avance
Ici : https://www.oysterinfo.de/schliessencodes-clasp-codes/
Stéph.
7 juin 2020 à 1h57 #420004323880steph9288
Membre- KrissBZH a écrit:
-
Ici : https://www.oysterinfo.de/schliessencodes-clasp-codes/
Stéph.
Top merci beaucoup Kriss
20 juillet 2020 à 2h01 #420004323883steph9288
Membre- Bastien84 a écrit:
- Up
@OneWatcher
Tu as trouvé ton bonheur ? Si oui peux tu nous faire un petit bilan?
Je suis à la recherche également d’une année 84
full set.
Merci!
Ton année de naissance ? Quelle référence de datejust cherches tu ?
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