FORUMAMONTRES › Forums › Forum HAMILTON – Forum Officiel Francophone › Comment une montre Hamilton a sauvé 9 vies en 1934 !
- Ce sujet contient 11 réponses, 6 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
ZEN, le il y a 6 années et 5 mois.
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17 mai 2020 à 10h56 #420004333564
Invité
MembreSacrée histoire !
Merci pour ce post
17 mai 2020 à 10h58 #420004333565Bilboqueto
MembreComme quoi : toujours bien choisir sa montre avant d’embarquer ; et bien la régler.
Pour l’eau, il en restait peut-être un peu. Sans compter que des techniques de dessalement par distillation sont connues des marins depuis l’Antiquité.
17 mai 2020 à 11h53 #410000143891ZEN
MembreCa m’étonnerait que toute l’eau douce ait été emportée par la vague. Comment survivre à 8 et un chien 19 jours sans eau? (sachant qu’ils pouvaient peut etre recuperer un peu d’eau de pluie certains jours)
17 mai 2020 à 11h53 #420004333562ZEN
MembreComment une montre Hamilton a sauvé 9 vies en 1934 !L’histoire qui suit est tout ce qu’il y a d’authentique ! Elle n’est ni une invention, ni une légende …
On est en 1934 à bord d’une goélette, le Scaramouche », un bateau de 40 pieds de long. A bord cinq hommes et trois femmes et un pékinois participent à une course entre Los Angeles et Honolulu. L’heure à bord est assurée par un signal radio. La mer est déchainée, bien plus que les participants ne l’avaient imaginé. L’une des femmes est prise de malaises et les deux autres tentent de la rassurer bien qu’elles-mêmes soient terrorisées. Les hommes s’ils dissimulent leur crainte ne peuvent éviter de parler entre eux mais il faut tenir la barre et assurer à bord pour ne pas chavirer. Les femmes sont appelées à la rescousse et chacun assure de son propre poids l’équilibre d’un bateau presque incontrôlable.
Tout d’un coup une vague submerge le pont et l’eau s’engloutit dans la cabine, ruinant au passage les équipement électriques dont la radio. Le bateau ne peut plus ni appeler les secours, ni recevoir le moindre signal horaire. Il reste 2300 miles de course avant d’atteindre l’arrivée. L’équipage fait un bilan des dégâts. Il n’y pas eu de casse sévère mais la vague a emporté avec elle une bonne partie des provisions qui étaient à bord et la réserve d’eau douce s’est volatilisée.
L’équipage évalue le temps restant jusqu’à Honolulu à 19 jours de navigation si tout se passe bien. Faire demi-tour est envisagé mais c’est une mauvaise idée car les vents sont contraires et la dernière météo connues avant la tempête, faisait état de plusieurs jours de gros temps.
En outre, l’équipage craint qu’en cas d’accident, le bateau ne dévie de sa route rendant d’éventuelles recherches difficiles. Chacun a compris que si quelqu’un se retrouvait à l’eau, ses chances de survie seraient réduites. Il faut donc à tout prix rester sur la route prévue et ne pas en dévier. Le problème est que sans signal horaire, le calcul de la longitude devient aléatoire et le risque de dévier est d’autant plus fort.L’un des skippers, William Tomkins, n’a plus comme outil pour se repérer que sa montre, une montre de poche qui a plus de 25 ans ! Tompkins est un marin aguerri, la navigation au sextant et au compas ne lui pose aucune difficulté et il estime que sa montre reste le seul outil fiable pour continuer la course sans dévier de ce qui avait été prévu. La précision de celle-ci va être déterminante. Une dérive de quelques secondes peut au final représenter des dizaines de kilomètres avec des récifs et des zones dangereuses à éviter.
Tompkins fait donc ses relevés avec son sextant pour la latitude et sa montre pour calculer la longitude. Après 19 jours de navigation dans ces conditions, le Scaramouche arrive sur la côte d’Honolulu sans avoir dérivé d’un Mile. Sans la montre Hamilton de Tompkins, un modèle de poche de 1909, l’équipage et leur chien ne seraient sans doute jamais parvenus à s’en sortir. Tompkins avouera d’ailleurs que sans la montre, il n’aurait pas eu d’argument pour convaincre l’équipage de continuer. Toute tentative de faire demi-tour aurait échoué. Les autorités confirmèrent que la tempête qu’avait traversé le Scaramouche eut été ingérable dans l’autre sens de navigation. La précision de la montre de poche a indéniablement sauvé les 9 vies à bord et permis de garder le cap.
Hamilton, ému par cette aventure racontée dans la presse par Tompkins, en fit sa publicité ce qui permit à l’équipage de partir pour de nouvelles aventures avec en poche la montre fétiche du skipper.
Voici cette publicité parue en 1935 !
Droits réservés – Forumamontres – Joël Duval – Mai 2020
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).17 mai 2020 à 11h58 #420004333566ZEN
MembreL’équipage n’avait pas tout perdu heureusement et si la réserve principale d’eau avait été souillée, il restait des réserves secondaires. En outre, il y avait à bord d’autres boissons que l’eau… Eh oui, en 1934, on ne partait pas pour Honolulu sans quelques spiritueux.
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).17 mai 2020 à 12h03 #420004333563ZEN
Membre
J’ai inclus la vie du chien ce qui totalise à 9 et non 8 …__________________________________
Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).18 mai 2020 à 2h47 #420004333569ZEN
Membre- Sherclock a écrit:
- histoire intéressante digne d’un film !
Sait on quelle était exactement cette montre ?
Non pas précisément. Une montre de 25 ans en 1934 est forcément une montre de poche. Dans les années 30, il était encore courant d’en porter même pour un skipper apparemment !
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).18 mai 2020 à 5h30 #420004333570Faz
MembreQuid de l’étanchéité de cette montre de poche?
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fazfrench18 mai 2020 à 9h24 #420004333571ZEN
Membre- Faz a écrit:
- Quid de l’étanchéité de cette montre de poche?
Ah ! Vaste sujet. Les montres américaines étaient plutôt assez étanches, beaucoup des montres faites pour les chemins de fers avaient des fonds vissés donc bien étanche et des couronnes bien conçues pour résister à la poussière et l’eau. Les lunettes elles aussi vissées en général et avec des verres épais sécurisaient les calibres.
Bref, sur le plan étanchéité c’était plutôt mieux que ce que faisaient les Suisses.__________________________________
Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).18 mai 2020 à 12h09 #420004333567Invité
Membrehistoire intéressante digne d’un film !
Sait on quelle était exactement cette montre ?
18 mai 2020 à 12h31 #420004333568azulseco
MembreMagnifique histoire. Belle pub pour Hamilton en effet.
19 jours (au moins) de confinement à 8 sur un bateau de 12 m, avec une seule montre, et y en a qui se plaignent
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Chacun voit midi à sa montre21 mai 2020 à 8h59 #420004333572ZEN
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires). -
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