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- Ce sujet contient 7 réponses, 6 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Time to Time, le il y a 19 années et 7 mois.
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21 mars 2007 à 16h35 #410000013515
ZEN
MembreComment les marques peuvent-elles rebondir avec l’arrêt de livraison d’évbauches terminées puis de pièces détachées par Swatch group ?
Comment vont-elles assurer les SAV dans 10 ou 15 ans ? En un mot que deviendrons nos montres après l’arrêt des livraisons ?21 mars 2007 à 16h40 #420000143626Ratkiller
MembreNe plus livrer d’ébauches ne veut pas nécessairement pas dire ne plus livrer de pièces détachées ?
Ah, bien sûr, quelques chagrins pourraient penser que la maison ETA fournira aux prix où elle voudra condescendre à vendre.
Et je ne sais pas pourquoi, je reste sur mon idée d’un possible retournement de position de la part du Swatch Group. Avant ou après que d’autres aient fait les investissements colossaux pour une fabrication et distribution en masse, histoire de se payer d’autres manufactures "à pas cher" ou de déblayer le terrain d’une concurrence malsaine ?21 mars 2007 à 16h41 #420000143627ZEN
MembreJustement , les pièces détachées sont de plus en plus longues à obtenir.Manifestement ça freine des 4 fers…
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).21 mars 2007 à 16h41 #420000143628simplicity
Membreon prendra des pièces détachées fabriquées en Chine , à l’identique !
21 mars 2007 à 16h50 #420000143629Ratkiller
Membre- ZEN a écrit:
- Justement , les pièces détachées sont de plus en plus longues à obtenir.Manifestement ça freine des 4 fers…
Il faudrait être dans le secret des dieux, mais créer une pénurie a toujours fait grimper les cours. Sinon, je ne vois absolument pas l’intérêt pour ETA de diminuer ses volumes de livraisons et, partant, son chiffre d’affaires.
21 mars 2007 à 16h55 #420000143630Invité
Membre- Ratkiller a écrit:
- Il faudrait être dans le secret des dieux, mais créer une pénurie a toujours fait grimper les cours. Sinon, je ne vois absolument pas l’intérêt pour ETA de diminuer ses volumes de livraisons et, partant, son chiffre d’affaires.
Tu l’évoquais juste au-dessus.
Tendre le marché, augmenter les tarifs, engranger du trésor de guerre, inciter fortement les concurrents à engager des capacités industrielles coûteuses, retourner le marché en inondant à bas prix, attendre les morts, racheter avec le trésor de guerre, récupérer ou éliminer.
Mais, ETA a peut-être aussi du nouveau en dev… qui sait ?
Å
21 mars 2007 à 17h04 #420000143631Ratkiller
Membre- mnementh a écrit:
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- Ratkiller a écrit:
- Il faudrait être dans le secret des dieux, mais créer une pénurie a toujours fait grimper les cours. Sinon, je ne vois absolument pas l’intérêt pour ETA de diminuer ses volumes de livraisons et, partant, son chiffre d’affaires.
Tu l’évoquais juste au-dessus.
Tendre le marché, augmenter les tarifs, engranger du trésor de guerre, inciter fortement les concurrents à engager des capacités industrielles coûteuses, retourner le marché en inondant à bas prix, attendre les morts, racheter avec le trésor de guerre, récupérer ou éliminer.
Mais, ETA a peut-être aussi du nouveau en dev… qui sait ?
Å
Mais je n’ai pas changé d’avis, je développais !
Développons plus ma pensée : le Swatch Group prépare un coup tordu, voila, c’est dit :
1) On annonce l’arrêt des fournitures d’ébauches
2) On augmente les délais de livraison, créant une pénurie
3) De ce qui précède, outre le fait que ça râle de partout pour avoir des mouvements et des pièces détachées, des entreprises et/ou des groupes se lancent dans la recherche, conception,mise au point d’ébauches et de calibres.
4) Les mêmes entreprises investissent massivement dans l’outil de production et de distribution
5) Quand tout est prêt, le Swatch Group fait marche arrière et annonce continuer ses fournitures : les clients emblématique de la marque renouent leurs liens et dénoncent les accords presque conclus avec les nouveaux.
6) Pendant ce temps, ETA avait engrangé effectivement un trésor de guerre, les nouveaux plongent et sont, soit liquidés, soit rachetés à vil prix par le Swatch Group, qui acquiert au passage tous les nouveaux développements et technologies déployées par les "nouveaux".C’est un raisonnement tordu, je sais, et je ne suis pas un financier, très loin de là. Mais les affaires sont les affaires, et conforter une position quasi monopolistique à la Bill Gates rendrait de toutes façons le groupe absolument intouchable.
Voila mon idée. Comme tous les mecs originaires de l’Est de la France, je suis tordu. Mais droit quand même
21 mars 2007 à 17h54 #420000143632Time to Time
MembrePas mal vu, Ratkiller, pour le coup tordu possible d’ETA : ce serait de bonne guerre commerciale.
Le Swatch Group a toujours eu envie de rester en situation de monopole et a toujours tout fait pour liquider les autres manufactures de mouvements.Plusieurs éléments de réflexion…
– ETA n’a pas annoncé la fin de la livraison des mouvements, mais seulement celle des ébauches que les marques personnalisaient. Donc, ETA continuera à livrer des mouvements finis, plus chers évidemment. Pour le SAV, on peut effectivement se poser des questions…
– On remarquera que, dans le même temps, le Swatch Group (propriétaire d’ETA), Rolex et Richemont ont comploté au sein de la Fédération horlogère suisse pour changer les règles du "Swiss Made" (80 % de composants et de valeur ajoutée suisse au lieu de 50 %), ce qui va obliger de nombreuses marques à se servir chez ETA au lieu de passer par les sous-traitants chinois de mouvements ou de composants "ETA compatibles".
Le fait que le Swatch Group, qui s’y était toujours refusé, ait accepté de faire évoluer le "Swiss Made" est révélateur d’une orientation stratégique : ETA continuera de fait à irriguer l’industrie suisse de ses mouvements, mais ils seront seulement plus chers, et ce sera ça ou du "China Made"…– Le fait que les marques concurrentes du Swatch Group développent des mouvements in-house haut de gamme est cependant dangereux : à terme, cela risque de faire passer les mouvements ETA de base pour "bas de gamme" et réservés aux marques de second rang qui n’ont pas les moyens de développer des calibres maison.
Voir à ce sujet l’analyse de Grégory Pons dans "Business Montres" :
http://www.businessmontres.com/breve_152.htm
Personne n’aime passer pour nécessiteux, et surtout pas les horlogers qui n’ont que le mot de "luxe" en bouche…– Les résultats du Swatch Group publiés hier prouvent que le groupe tire aujourd’hui l’essentiel de ses revenus de ses marques haut de gamme (Breguet, Omega, etc.), et quasiment plus de son entrée de gamme (Swatch, Tissot) et à peine plus de son industrie (ETA). En ne livrant plus que des mouvements complets, plus chers et moins complexes à gérer que les ébauches, le groupe rationalise et optimise son centre de profit industriel, mais ce n’est vraiment plus important pour lui, sinon pour maintenir en bon état le tuyau d’alimentation en mouvements de ses propres marques. Côté industrie, les développements internes en micro-mécanique et en électronique (EM Marin) sont bien plus prometteurs pour un Hayek qui rêve toujours de sa Swatchmobile…
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