Comment fonctionnent les premières montres du XIV-XV siècle

FORUMAMONTRES › Forums › Forum de discussions sur les montres vintages et sujets techniques › Comment fonctionnent les premières montres du XIV-XV siècle

2 sujets de 16 à 17 (sur un total de 17)
  • Auteur
    Messages
  • #420004443709
    brunod
    Membre

    Le balancier spiral, c’est Huygens.
    Avant, en voyant ses travaux, on trouve des « spiraux » dans leur fonction mais qui n’ont pas la forme de spirale, plutôt serpentin ou autres. Le balancier à foliot n’était pas circulaire non plus. Le système d’échappement à recul, à verge, apparemment parfois sans ressort (spiral ou autre) de résonance.
    Les tout premiers garde-temps portatifs (/portables?) étaient réalisé en métaux ferreux et auraient ainsi disparu au fil du temps. On parle souvent d’une origine allemande, mais en creusant le sujet de l’horlogerie, on retrouve aussi d’autres perspectives.
    Je cite deux sources différentes, les plus anciennes que j’ai pu croiser, dont la seconde concerne les montres :
    Ung petit traictie pour faire horoleiges: A little treatise for making clocks in the fourteenth century
    by William Linnard, John A. Robey and Michael T. Wright, (pages 182 à 198)
    Summary: This article describes a treatise on clockmaking compiled by an unknown clockmaker in about 1380. It is the earliest known practical clockmaking manual in Europe, and accordingly is of great importance for the history and development of horology. A transcript of the original Old French manuscript is reproduced, a literal translation of the complete text in English is here presented for the first time, and the difficult and often obscure text is explained in a detailed commentary, together with the illustrated reconstructions proposed for some of the various mechanisms. From this old treatise we may infer that the second half of the fourteenth century was a period of intense activity and experimentation in clockmaking in France, that several alternative designs of clock mechanisms had already been developed and were known among clockmakers, and that a relatively large number of artisans were engaged in the new craft of clockmaking.

    Enrico Morpurgo : L’origine dell’orologio tascabile (Edition : La Clessidra, Rome, 1954). Le texte italien est intégralement traduit en français sous le titre : L’origine de la montre de poche. Ce petit livre intelligemment illustré est de nature à intéresser les horlogers curieux de l’histoire de leur profession.
    D’après M. Morpurgo, des horloges portatives – c’est-à-dire des montres – sont apparues en Italie au cours du XVe siècle sous la forme de tambourins ou de petites boîtes à parfum de forme à peu près sphérique pour lesquelles l’auteur emploie le terme de « civette ».
    Une telle affirmation doit être prouvée ; les témoins peuvent être de plusieurs sortes des contemporains ou des objets, ici des montres.
    L’auteur cite à la barre Comino da Pontevico, architecte, chapelain, employé à la cour, évêque et horloger à Mantoue qui, en 1482, dans une lettre au margrave de Mantoue décrit un « horologio » avec ressort et fusée et parle des maîtres qui fabriquent des horloges sans poids construites de la même façon. Il résulte de cette lettre que les horloges sans poids étaient bien connues à Mantoue à cette époque.
    Cette date de 1482 est précieuse aussi parce qu’elle atteste la présence de la fusée. Il semble que Mantoue a eu, au XVe siècle, un certain nombre d’ateliers où se fabriquaient sans doute des horloges de tour ou d’appartement.
    En 1462, Bartolomeo Manfredi, mathématicien, astronome et horloger, écrit au margrave Louis Gonzague : « … Je communique ensuite à Votre Seigneurie que je lui ai parlé et que j’ai obtenu des indications sûres au sujet de la petite montre (arloietto) semblable à celle du duc de Modène ; je me propose de l’arranger comme je l’exposerai à votre Seigneurie… ». Morpurgo traduit « arloietto » par « petite montre », ce qui nous semble bien risqué ; ne vaudrait-il pas mieux dire : petite horloge. Mais alors on ne saurait pas s’il s’agit d’une horloge de table ou d’une montre. D’où le danger de se servir de mots rigoureusement définis !

    Je cherche d’ailleurs un exemplaire/ une copie de ce dernier ouvrage de Morpurgo Wink
    BD

    #420004443710
    Saturne
    Membre

    Les réponses et les liens qui t’ont été donnés devraient t’apporter toutes les informations nécessaires.

    Toutefois, pour simplifier ta compréhension voici une vidéo d’une montre primitive en fonctionnement (ce qui est assez rare) :

    Pour résumer les premières horloges mécaniques et les premières montres avaient le même mode de régulation : un échappement à verge (aussi dit « à roue de rencontre ») et un foliot en forme de T ou parfois en forme de balancier annulaire comme dans cette vidéo.

    Il faut bien comprendre que l’échappement à roue de rencontre peut fonctionner avec ou sans spiral. Quand celui-ci a été inventé par Huygens, il a suffi d’ajouter un spiral aux mécanismes existants sans autre modification de l’échappement.

2 sujets de 16 à 17 (sur un total de 17)
  • Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.