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- Ce sujet contient 63 réponses, 13 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
isosta, le il y a 9 mois.
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5 janvier 2026 à 8h45 #420005062797
Chappaz
MembreOui, voilà une parole sage .
5 janvier 2026 à 11h46 #420005062798David DP
MembreBonjour,
Les calibres ultraplats seiko 2220, 60M, ou 68 (en tout cas tous ceux que j’ai vus) sortent par l’avant. Comme expliqué longuement par plus expert que moi, on enlève la tige par l’arrière comme déjà fait, la lunette, puis le verre (qui n’a pas de besoin de pince crabe du coup).
Seiko a d’ailleurs repris ce montage récemment sur la SJE073 qui a pourtant un mouvement moderne pour gagner en épaisseur.
5 janvier 2026 à 12h15 #420005062799Cadrature
MembreBonjour,
Pour les adeptes des chronographes des années 50-60, c’est un grand classique
cette façon de monter les mouvements.
Je trouve ça assez propre, le cadran et le mouvement sont bien en place et on ne perd pas de place
entre le fond et le mouvement. Le cadran peut être grand relativement à la carrure de la boite.
Reste que la drageoir et l’onglet d’une lunette c’est toujours assez délicat…J’ai cherché en vain des pages d’un manuel de rhabillage qui parlent des différents montages des boites, comment les ouvrir,
les fermer, les réparer…
C’est toujours très succin, alors qu’il existe beaucoup de façons et que je persiste à dire qu’ouvrir
ou fermer une boite de montre sans l’abîmer n’est pas toujours un acte facile; encore moins de les retoucher.
Vous en connaissez ?En tout cas, ce mouvement ne passait définitivement pas par le tube de pendant 😉
Bonne fin d’année, et il en reste !
Cadrature5 janvier 2026 à 13h51 #420005062800Torzio
Membre- David DP a écrit:
- Bonjour,
Les calibres ultraplats seiko 2220, 60M, ou 68 (en tout cas tous ceux que j’ai vus) sortent par l’avant. Comme expliqué longuement par plus expert que moi, on enlève la tige par l’arrière comme déjà fait, la lunette, puis le verre (qui n’a pas de besoin de pince crabe du coup).
Seiko a d’ailleurs repris ce montage récemment sur la SJE073 qui a pourtant un mouvement moderne pour gagner en épaisseur.
Bonjour,
Merci de m’expliquer pourquoi le boitier s’ouvre aussi par l’arrière, si l’emboîtage se fait par l’avant.
Mais pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué !
@+
JC5 janvier 2026 à 14h00 #420005062801Cadrature
MembreBonjour,
Je ne vois qu’une explication:
Deux vis tiennent le mouvement à l’arrière.
Le mouvement tient donc fermement dans la carrure entre ces vis et un épaulement
sans solliciter les pieds de cadran.Mais pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?
Car il vaut mieux pomper même s’il ne se passe rien que risquer qu’il se passe quelque chose de pire en ne pompant pas. (Jacques Rouxel 1968 – Les Schadoks)@+
Cadrature5 janvier 2026 à 14h31 #420005062802willbur
MembreCa permet surtout de régler la marche sans avoir à déboiter le mouvement.
Voici celle qui m’a laissé le plus perplexe quand à son ouverture :Tissot PR518
Verre minéral avec joint mais 0 prise.
Fond maintenu par un joint également.
Pas de tige brisée
Boitier d’un seul bloc.Alors comment sortir le mouvement ?
Et a quoi sert le petit rond à l’arrière ?5 janvier 2026 à 14h32 #420005062803Torzio
Membre- Cadrature a écrit:
- Bonjour,
Je ne vois qu’une explication:
Deux vis tiennent le mouvement à l’arrière.
Le mouvement tient donc fermement dans la carrure entre ces vis et un épaulement
sans solliciter les pieds de cadran.Mais pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?
Car il vaut mieux pomper même s’il ne se passe rien que risquer qu’il se passe quelque chose de pire en ne pompant pas. (Jacques Rouxel 1968 – Les Schadoks)@+
Cadrature
Normalement, si la boîte monocoque est bien faite, le mouvement prend appui sur la boitier et le verre bagué ou la lunette, empêche l’ensemble mouvement – cadran de bouger. La tige de remontoir empêche aussi à l’ensemble de tourner. Les Oméga et d’autres, ont un système de verrouillage à baïonnette, comme on le voit sur la vidéo ci après. Cette vidéo doit être réalisée par un amateur, car, pour enlever le verre bagué on utilise une petite pompe (comme les Schadocks) et pas le « crabe ». C’est un outil d’horlogerie, livré avec un petit levier, pour retirer la couronne, et non avec l’outil presto pour enlever les aiguilles. Cette petite pompe est livrée aussi avec des embouts en plastique, pour pouvoir s’adapter aux différents diamètres de tubes de remontoirs :
Je confirme qu’il s’agit d’un amateur. Un pro aurait poli le boîtier et changé le verre.
Il y a une vieille discussion amusante sur le sujet : [url=https://famontres.com/forums/topic/ouvrir-un-boitier-omega/#:~:text=On tire sur la couronne,par le cot%C3%A9 cadran …]https://famontres.com/forums/topic/ouvrir-un-boitier-omega/#:~:text=On%20tire%20sur%20la%20couronne,par%20le%20cot%C3%A9%20cadran%20…[/url]
@+
JC5 janvier 2026 à 14h53 #420005062804Cadrature
Membre- willbur a écrit:
- Voici celle qui m’a laissé le plus perplexe quand à son ouverture :Tissot PR518
Verre minéral avec joint mais 0 prise.
Fond maintenu par un joint également.
Pas de tige brisée
Boitier d’un seul bloc.Alors comment sortir le mouvement ?
Et a quoi sert le petit rond à l’arrière ?
Un nouveau jeu ! Chouette !
J’ai trouvé sur Internet (https://www.watchuseek.com)Le petit rond s’ouvre avec un simple tournevis ou une broche.
Il permet d’accéder à la raquette pour réglage.
Pour ouvrir la montre, passer un outil en forme de T dans ce trou (comme écrit sur le fond) et tirer le fond.Remarquez que c’est un drôle de montage. Peut-être certains constructeurs font en sorte que les
particuliers n’ouvrent pas les montres pour leur qualité.
Ou alors les bureaux d’étude étaient investis par les Shadoks ?Vous l’aviez ouverte ? Comment ? Comme ce que je viens de rapporter ?
Cadrature
5 janvier 2026 à 15h08 #420005062805Saturne
Membre- Torzio a écrit:
- Merci de m’expliquer pourquoi le boitier s’ouvre aussi par l’arrière, si l’emboîtage se fait par l’avant.
Tu n’as plus confiance en ton « amie » pour te donner la réponse?
- Torzio a écrit:
- Normalement, si la boîte monocoque est bien faite […]
Donc si je comprends bien, quand tu te trompes, tu as raison quand même car les concepteurs de la montre auraient dû faire autrement donc ce sont eux qui sont dans l’erreur?
Personnellement, je trouve l’explication assez simple. Si les boitiers monobloc ne sont pas la norme en horlogerie, c’est qu’ils sont plus chers à produire (usinage plus long) et qu’ils présentent entre autres les inconvénients cités par Cadrature et willbur :
– impossibilité de fixer le mouvement traditionnellement avec des vis d’emboîtage (donc nécessité de prévoir un système de baïonnette)
– difficulté supplémentaire d’accéder au mouvement pour toute intervention (retouche de réglage, changement de ressort, etc.)
– nécessité d’employer une tige briséeLes boîtiers monoblocs sont donc cantonnés au seul domaine où ils présentent des avantages (étanchéité, robustesse) supposés supérieur aux inconvénients cités : les montres sportives ou de plongée. Ce que n’est pas cette Seiko qui a l’air d’un modèle « habillé » ou « de ville ».
Dans le cas précis de cette Seiko on comprend bien que c’est le design extérieur qui a imposé cette solution technique :
– L’ouverture de cadran est très grande par rapport au boîtier et le profil de la montre est en « couteau » (largement biseauté) pour donner une impression de finesse à la carrure. Ces deux éléments interdisent une sortie par l’arrière (à moins de faire une boîte très fine et non étanche).
– Un boîtier monobloc aurait entraîné un surcoût de production et des inconvénients pour l’entretien, sans avantage réel.5 janvier 2026 à 16h24 #420005062806Torzio
Membre- Saturne a écrit:
- Tu n’as plus confiance en ton « amie » pour te donner la réponse?
Donc si je comprends bien, quand tu te trompes, tu as raison quand même car les concepteurs de la montre auraient dû faire autrement donc ce sont eux qui sont dans l’erreur?

J’ai très souvent raison, mais je m’incline devant votre immense science et votre bon sens inné, dont je m’abreuve avec délice ! Grand merci à vous de partager.
J’interroge souvent mon « amie. Toutefois, je ne la connais pas encore très bien et j’apprends tous les jours à mieux lui poser des questions. Je la soupçonne, des fois, à me répondre n’importe quoi pour me faire plaisir. En fait, j’avoue que j’ai plusieurs « amies », Chacune à ses spécialités, j’apprends chaque jour à mieux les connaître pour avoir plus de chances obtenir les bonnes réponses. J’ai été trop confiant lorsque je leur ai demandé me m’écrire du code python, ce qu’elles font à merveille !Pourriez vous m’expliquer pourquoi une montre monobloc serait plus compliquée à usiner, avec les machines actuelles, sachant qu’il y a une pièce en moins, donc un filetage ou un ajustement à faire en moins ? Serait ce la tige brisée qui reviendrait chère à fabriquer ?
En remerciement, je vous montre une photo de ma pompe à ouvrir les boîte monobloc (pas celle des Schadocks) :
En blanc, les deux embouts amovibles en plastique, en dessous, le petit levier pour arracher une partie la tige brisée et de la couronne. J’ai acheté cet outil dans les année 1970. A l’époque j’avais une boutique avec un atelier de réparation. Je faisais le SAV pour plusieurs boutiques, avec l’aide d’un ouvrier horloger. Pour être rentable, il fallait faire plus de 7 rhabillages, chacun, par jour. Il y avait beaucoup de travail. Les montres à quartz commençaient à poindre, mais elles étaient encore très chères.
@+
JC5 janvier 2026 à 18h01 #420005062807willbur
MembreDans le cas des Omega et c’est écrit sur le fond, il est préconisé d’utiliser le Tool 107 de compression moins risqué que la pince crabe. Les plexi ont également une nervure pour en faciliter la dépose.
Sinon, une grosse seringue fait aussi l’affaire pour faire sauter les plexi par pression.- Cadrature a écrit:
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Le petit rond s’ouvre avec un simple tournevis ou une broche.
Il permet d’accéder à la raquette pour réglage.
Pour ouvrir la montre, passer un outil en forme de T dans ce trou (comme écrit sur le fond) et tirer le fond.Remarquez que c’est un drôle de montage. Peut-être certains constructeurs font en sorte que les
particuliers n’ouvrent pas les montres pour leur qualité.
Ou alors les bureaux d’étude étaient investis par les Shadoks ?Vous l’aviez ouverte ? Comment ? Comme ce que je viens de rapporter ?
Cadrature
En fait, Tissot préconisait de pousser le tout par l’arrière après avoir retiré la tige.
Mais quand les joints sont un peu collés ca marche moins bien…. du coup ensuite j’ai utilisé la méthode de mise sous pression en maintenant le fond.5 janvier 2026 à 22h21 #420005062808Saturne
Membre- Torzio a écrit:
- Pourriez vous m’expliquer pourquoi une montre monobloc serait plus compliquée à usiner, avec les machines actuelles, sachant qu’il y a une pièce en moins, donc un filetage ou un ajustement à faire en moins ? Serait ce la tige brisée qui reviendrait chère à fabriquer ?
Je ne dis pas que c’est plus compliqué à usiner, je dis que c’est plus cher (à mon avis). Et dans un processus industriel, on cherche à économiser le moindre centime sur chaque opération car les centimes s’additionnent vite sur la production (pour Seiko on parle d’une production de plusieurs millions de pièces par an).
Les principales raisons qui me font dire que c’est plus cher :
– Contrairement à une carrure percée de part en part, le boîtier monobloc est je pense très difficile à étamper à la presse (trop de métal à déplacer au centre), ce qui est la méthode la moins chère pour de grandes sériés (voir à ce sujet : https://forum.chronomania.net/forum_entry.php?id=63972&page=0&category=0&order=last_answer&PHPSESSID=dd09e3dc32b554fdccca3f6de12e5692)
– Même en usinage « traditionnel », un perçage débouchant est plus rapidement effectué, et avec un outil moins cher (forêt), qu’un fraisage borgne comme dans un boîtier monobloc (qui lui doit être usiné à la fraise).
– Par ailleurs, la nécessité d’avoir un verrouillage « à baïonnette » du mouvement entraîne une géométrie plus complexe et impose de creuser une gorge interne à la carrure avec un outil de forme, alors que pour un boîtier normal il n’y a que des épaulements qui se font avec un burin normal.
– Et, oui, une tige brisée est plus chère qu’une tige classique. Là encore, pour une seule pièce la différence semble dérisoire, mais quand on multiplie par la production, ça n’est pas négligeable.Il y a en effet une pièce en plus (le fond) pour un boîtier « classique », mais ça reste une pièce peu chère, surtout dans le cas de cette montre à fond clipsé (donc un simple bout de tôle emboutie sans filetage).
5 janvier 2026 à 22h46 #420005062809willbur
Membreje ne penses pas que ce soit plus cher qu’un boitier dont le fond s’ouvre surtout lorsque l’on voit la complexité de certains boitiers « classique ».
J’ai d’ailleurs vu récemment le démontage d’une royal oak et niveau boitier c’est pas mal du tout niveau complexité.
Par contre, niveau réglage le monocoque rend les choses bien plus compliqué d’autant plus que dans mes souvenirs l’emboitage du mouvement induit une légère différence de marche.
Après c’est vrai que le tool 107 permet malgré tout une ouverture et une fermeture aisé du boîtier
6 janvier 2026 à 13h24 #420005062810isosta
Membre- Torzio a écrit:
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Bonjour,
Merci de m’expliquer pourquoi le boitier s’ouvre aussi par l’arrière, si l’emboîtage se fait par l’avant.
Mais pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué !
@+
JC
Ce type de montage est très courant.
On le rencontre sur la majorité des montres bracelet des années 40 par exemple
Cadran plus large que le mouvement en appui sur la carrure et deux vis à l’arrière qui le tiennent en place.
C’est un montage standard que l’on retrouve sur quasiment toutes les montres de poche et que tu dois bien connaître
Isosta
6 janvier 2026 à 15h59 #420005062811Torzio
Membre- isosta a écrit:
- Ce type de montage est très courant.
On le rencontre sur la majorité des montres bracelet des années 40 par exemple
Cadran plus large que le mouvement en appui sur la carrure et deux vis à l’arrière qui le tiennent en place.
C’est un montage standard que l’on retrouve sur quasiment toutes les montres de poche et que tu dois bien connaître
Isosta
On peut dire aussi que les cartels et neuchâteloises s’ouvrent par devant et par derrière !
Depuis les années 40, les machines et méthodes de fabrication ont bien évolué.
Pour notre ami, un couteau magique pour enlever la lunette sans griffer la boîte :
Cet outil mesure 6 à 7 cm. Voici la procédure pour l’utiliser correctement. On place, dans la main gauche, près du pouce (si l’on est droitier; pour mémoire, la main gauche c’est celle qui à le pouce à droite, si l’on met les mains à plat, sur une table
) la montre à ouvrir, avec le petit écart plus grand, à l’opposé du pouce. On place la lame du couteau magique dans cette partie plus écartée de la liaison boîte – lunette. on tient le couteau, dessous avec l’index et la majeur, et dessus, avec le pouce. La montre étant bien au fond du creux du pouce – index. On vérifie que le tranchant de la lame soit bien engagée dans entre la lunette et la boîte, dans la petite partie plus ouverte. Avec un petit marteau, on donne un petit coup sec sur le manche du couteau magique. Et hop, la lunette se libère ! Etonnant non ?Ce sera mon cadeau d’étrennes !
Peut-être que Cadrature nous concoctera, en 3D, un support plus simple à utiliser.
@+
JC -
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