Chronomètre… Billet

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  • Ce sujet contient 7 réponses, 8 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par PE, le il y a 17 années.
8 sujets de 1 à 8 (sur un total de 8)
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  • #410000048753
    ZEN
    Membre

    Le monopole en Suisse du mot chronomètre sur les cadrans appartient au COSC. la suisse pendant bien longtemps a délivré via les Technicum ( écoles d’horlogerie) et les observatoires ( Notamment Neuchatel et Genève ) des bulletins de marche certifiant la précision des montres controlées.
    Quand un observatoire ne suivait plus le rythme de la fabrication pour délivrer les bulletins, ce sont les technicum qui prenaient le relais…

    De très bonne montres anciennes, non vérifiées par le COSC ont des certificats et une réelle valeur chronomètrique. d’autres hélas, ont cette mention sur le cadran qui ne correspond à …rien.

    Le COSC a donc permis de "Verrouiller" les attributions abusives mais de fait, il prend en compte des normes (-4 et +6 secondes ) qui sont désuétes et largement dépassées par la capacité de l’industrie.
    Certes les trois plus gros clients à savoir Rolex, Omega et Breitling ne sont pas génés mais il est largement temps de passer à la précision supérieure.

    JLC, Fleurier, Patek et d’autres ont créé leur batterie de tests qui ne sont en rien moins fiables que ceux fait par le COSC et l’observatoire de Besançon auquel on reprochera de l’autre coté de la frontière de se situer en France permet de tester des montres terminées quand le COSC ne teste que des mouvement avant assemblage des plateaux de complication et pose des cadran et emboitage.

    Le COSC fait comme si rien ne pouvait altérer la bonne marche du mouvement après controle du calibre de base dans les laboratoires. C’est évidemment illusoire.

    La réalité économique et l’attente des amateurs et de pouvoir disposer de ce mot de vocabulaire et qu’il ait un sens qualitatif plus poussé que celui sous-tendu aujourd’hui.

    Il est vraiment temps de moderniser la notion de chronomètre…

    #420000824363
    ZEN
    Membre

    Un petit up …

    Etes-vous pour ou contre le monopole du COSC pour délivrer la certification de chronomètre ?

    _________________

    _________________
    Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).

    #420000824364

    Je ne suis pas un grand prêtre de la précision…..suisse.
    Je ne suis jamais à 5 minutes dans mon travail Mr. Green

    Je pense que faire sauter le verrou COSC poserait des problèmes à Rolex ou Breitling qui ont fait de ce "coscage" un gage de qualité.

    #420000824365
    Tokage
    Membre

    Déjà, il faudrait distinguer les poiçons et autres labels de bienfacture, genre poinçon de Genève, PP ou Qualité-Fleurier, de ceux qui s’attardent sur les performances chronométrique de la montre. Or, les marques qui ne passent pas par le COSC ont tendance à un peu mélanger les deux dans leur com’.

    Ceci acquis, il faudrait mettre un peu d’ordre dans l’ensemble : qu’elle est la performance chronométrique digne d’un garde-temps moderne ? -4/+6 ? -1/+5 ? etc. Et sur base de quels tests ? Ce serait bien que les marques et le COSC se mettent d’accord pour que l’on puisse comparer les performances de chacun. Mais c’est sans doute plus confortable pour certains comme cela…

    Enfin, il faut arrêter l’hypocrisie des tests sur des mouvements sans complication et non emboités. C’est toujours ça de pris, bien sûr, mais les opérations subséquentes pouvant mettre à mal la performance du mouvement, quel véritable intérêt a encore cette certification ? C’est un petit plus mais pas une garantie.

    Ceci acquis, que le COSC garde ou pas le monopole du mot "chronomètre" me laisse froid. La plupart confondent de toute façon avec chronographe et ce mot n’a plus beaucoup de valeur en tant que tel – sauf dans une perspective historique quand les concours d’observatoire existaient encore. On parle d’ailleurs de mouvement coscé, pas de chronomètre. Ce qui compte, c’est la performance intrinsèque de la montre : tient-elle ou pas le seconde sur 24h et dans quelles conditions ? Et là, comme je l’ai écrit, il y encore des progrès à faire dans l’uniformisation de la mesure.

    En conclusion : une vraie remise à plat de la notion et de ce qu’elle sous-entend serait une bonne chose. Je pense cependant que les marques n’y voient pas trop l’intérêt tant les fondements de leur business ne sont plus vraiment basés sur la précision. A moins que…

    Nicolas

    #420000824366
    Invité
    Membre

    On parle d’un label suisse, ou de la chronométrie en général ?

    Dans le second cas, il y a des normes, nationales et internationales, il "suffit" de mettre en place une procédure de test y répondant.

    C’est ce qu’a fait Wempe, ses montres sont testées selon la norme DIN 8319 par un observatoire saxon, et portent la mention "chronomètre".

    Une montre suisse testée à Besançon suivant le process de la norme ISO3159 ne pourrait peut être pas porter la mention "officialy certified" si celle-ci est protégée ou priotégeable (j’ai quelques doutes à ce sujet) mais devrait pouvoir porter la mention "chronomètre".

    Au cas contraire, je pense que la Suisse s’exposerait à quelques rétorsions CE…

    Pour ce qui est enfin de la situation interne suisse, c’est à eux de voir… on critique le COSC mais quid du poinçon de genève :

    http://www.ge.ch/legislation/rsg/f/s/rsg_I1_25P04.html

    Citation :
    2 Les pièces poinçonnées à l’état d’ébauche sont facturées sans attendre l’attribution d’un numéro de mouvement. Ce numéro sera communiqué au bureau du poinçon dans un délai d’une année au maximum.
    #420000824367
    Spock
    Membre
    ZEN a écrit:
    Etes-vous pour ou contre le monopole du COSC pour délivrer la certification de chronomètre ?

    A partir du moment où la norme de contrôle est scrupuleusement respecté par un organisme quelconque, il n’y a pas de raison que seul le COSC puisse se prévaloir de délivrer la sainte canonisation horlogère.

    Le tout est de savoir si, en dehors des observatoires de Besançon et Glashütte, récemment réactivés mais très limité en capacité, il existe dans le monde des organismes capables d’assumer ces contrôles avec une rigueur au moins égal au COSC ? Si ce n’est pas le cas, je préfère un monopole correctement appliqué à une diversité laxiste.

    Cdlt

    #420000824368
    pleh57
    Membre

    AMHA, afficher "superlative chronometer officially certified" pour promettre -4/+6 pour un mouvement nu, alors que de nombreux possesseurs ici témoignent de performances bien supérieures, ça me paraît légèrement pipeau.
    Le COSC roupille donc un peu, probablement sous l’influence de ses grands clients.

    Mais ça fait partie du charme désuet de l’horlogerie suisse, non ?

    Personnellement, je trouve néanmoins ce monopole un peu abusif…et je pense qu’une certification plus restrictive sur des montres terminées ferait du sens.

    #420000824369
    PE
    Membre

    le monopole du COSC ? m’en contrefiche royalement
    ça ne m’empêche pas de m’acheter des montres neuves non COSCées, des mamies non COSCées…

    le "label" COSC est de moins en moins important je trouve, du moins pour moi et pour de nombreuses personnes ici qui s’achètent de la speed, de la pannie historique…. plusieurs marques livrent leurs montres suffisamment bien réglées alors de là à penser que le COSC s’est justement tiré une balle dans le pied en voulant affirmer de trop son monopole? Incompréhensible

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