FORUMAMONTRES › Forums › Forum de discussions sur les montres vintages et sujets techniques › Chronographe Breitling Premier 1946 venus 175 3 compteurs
- Ce sujet contient 24 réponses, 18 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
S-tête, le il y a 18 années et 1 mois.
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23 juin 2008 à 9h55 #420000449662
voxduc25
MembreFélicitations beau reportage
23 juin 2008 à 11h42 #420000449663jin-mei
Membrebelles performances !!!
c’est effectivement plus facile de remplacer quand il y du stock derrière … ! Bravo !
2 septembre 2008 à 18h50 #420000449664schangui
MembreBonjour Chronofolie,
J’ai trouvé le même chrono signé « Picard », mais la lame de ressort des poussoirs est rouillée et cassée. Savez-vous où trouver une lame de rechange ? J’ai d’autres chrono Breitling (Chronomat) qui attendent de repartir pour la même raison et je ne sais pas où trouver cette pièce. Merci d’avance pour le renseignement.
Horlogèrement vôtre,
Schangui.
2 septembre 2008 à 23h28 #420000449665isosta
MembreMerci pour ce topic super intéressant, comme à chaque fois.
La fabrication de ce Vénus a l’air vraiment de qualité
par rapport à un Valjoux 92 et 72, tu les classerais comment sur ce point ?
cdlt
Isosta
3 septembre 2008 à 9h40 #420000449666chronofolie
MembreIl est assez difficile d’établir une classification de ces 3 mouvements par ‘ qualité’ parce qu’il s’agit de mouvements relativement anciens, ayant subis des manipulations et rhabillages divers et par conséquent des usures différentes. En les prenant hypothétiquement en sortie de production, je dirais qu’ils sont tous les trois efficaces en terme de commandes, avec une remise à zéro plus simple (douce) pour le 92 et le 175 (EP, Lemania, venus 150/170 aussi) que pour le 72/22/23 etc (les UG aussi). Ayant depuis rhabillé pas mal d’autres mouvements de ce type dans des états parfois diamétralement opposés , je dois avouer que les deux mouvements chronographes sur lesquels je n’aime pas travailler sont le Venus 170 et le Valjoux 92 (ainsi que le 77), notamment parce que la constitution des ces deux calibres (pont rouage unique lequel fini par souffrir d’un point de fléchissement) , embrayage, système de pignons oscillants côté minuterie (que l’on retrouve aussi chez Excelsior Park)) est telle qu’avec les années et les manipulations horlogères (et autres), il est bien souvent difficile d’en obtenir un fonctionnement satisfaisant. En gros, ils sont plus fragiles qu’un valjoux 72 par exemple. Mais encore une fois l’état de ces mouvements dépend de la fréquence des rhabillages, usures, manipulations : dans un chrono deux compteurs (nonobstant l’usure probable au niveau du barillet (en général le ‘bouchon’ supérieur), le lit de la roue de couronne etc) les points faibles ou du moins à bien surveiller sont l’état des dents du mobile seconde ainsi que l’axe de celui-ci (une aiguille chassée à la sauvage aura raison de lui, parfois c’est le rubis qui trinque), le libre jeu du baladeur, la souplesse de l’embrayage et bien sûr l’état des ressorts. Ce que je reprocherais à l’architecture du venus présenté (identique en 178), c’est le système de commande et d’embrayage du compteur d’heure (lequel n’est pas latéral comme c’est le cas pour le 72 ou chez UG, j’ai retrouvé le même système d’embrayage sur le Landeron 39 3 compteurs). On ne retrouve pas cette ‘complexité’ dans les valjoux 71/72 (il n’y a pas de frein de mobile juste un ressort de friction) ni chez Lemania 321/861 qui dispose d’un embrayage par friction (celui ci dispose d’un frein assez fort (trop sans doute à en juger par le nombre de compteurs d’heures que l’on voit tourner seuls sur beau nombre de 321/861)). A contrario, la remise à zéro du compteur d’heure est beaucoup plus souple sur le valjoux 72 que sur les 321/861 (et dérivés) et sans une lubrification adéquate afin de réduire le frottement du plot du marteau qui vient dégager le frein, la remise à zéro s’avère parfois impossible ou à tout le moins tellement violente qu’il en résulte fréquemment une sortie pure et simple de l’aiguille du compteur hors de son axe. Ce frein finit par écraser partiellement les dents du mobile d’heure lequel poursuivra sa course sans déclenchement de l’embrayage
J’ai pas l’impression d’avoir été très clair
Tentons de résumé :
S’ils étaient neufs, à priori ces mouvements (175/92/72) seraient équivalents en terme d’efficacité (ce qu’on leur commande).
N’ayant pas vécu à cette époque, je situerais ‘ les faiblesses’ récurrentes comme suit :Valjoux 92 : minuterie et pont de rouages
Valjoux 72 : presque rien à lui reprocher si ce n’est la remise à zéro parfois problématique des mobiles secondes et minutes. Il est possible d’adoucir le point de rencontre entre le marteau le frein et le baladeur, cela évitera de faire violence au mobile d’heure (les deux remises à zéro étant actionnées par le même poussoir et par conséquent la résistance de remise à zéro seconde minute se traduira par un frappé plus brutal sur le coeur des heures)
Venus 175 : la précision de la commande du compteur des heures, le débrayage du mobile par le marteau
Omega 321/861 : principalement l’usure du mobile des heures due à d’incessantes remise à zéro de celui-ci couplé à une mauvaise lubrification du point de frottement marteau/freinEncore une fois, tout cela est relatif à l’histoire (usages, rhabillages, manipulations, bidouillages) de chaque mouvement.
Pas plus clair mais quel beau soleil ce matin
3 septembre 2008 à 14h44 #420000449667isosta
MembreMerci pour ces infos complètes et détaillées .
Ce que tu dis du compteur des heures du 321 m’intéresse car c’est le cas sur le mien .
ça ne me dérange pas, à condition que cela ne génère pas une usure supplémentaire.
c’est même assez séduisant comme système pour chronométrer les temps longs (trajet routier, avion etc.) sans faire tourner le chrono
si on veut revenir au chronométrage pour la cuisson des pâtes (
) il suffit de le remettre a zero et de lancer le chrono.ton avis sur l’usure éventuellement générée. Normalement aucune, ce serait même plutôt le contraire non ?
et la correction pour régler le problème est elle facile à faire par un « bricorloger » comme moi ?
cdlt
Isosta
3 septembre 2008 à 16h04 #420000449668chronofolie
MembreIl est possible de corriger partiellement le problème d’entrainement involontaire du mobile d’heure en travaillant sur l’excentrique située sur la commande intermédiaire encore que ce réglage soit plus efficace sur le dégagement du frein que sur son repos. Ceci dit, s’il y a usure effective des dents du mobile, la meilleur solution sera de remplacer celui-ci. On peut aussi jouer sur la friction du pignon sur le barillet mais là encore il s’agit d’être prudent. Vérifie le glissement des dents (ainsi que l’état de celle-ci) contre le frein à la loupe de contrôle, évite de toucher à l’excentrique lorsque la commande est montée…
4 septembre 2008 à 23h00 #420000449669isosta
MembreMerci,
va falloir un jour que je m’y replonge, j’étais très content d’avoir réussi à restaurer ce chrono et quand je m’en suis rendu compte , je n’ai vraiment pas eu le courage de redémonter surtout que la trotteuse continue fait des siennes par la faute d’un pivot très court(cassé ?) et d’une trotteuse à très long canon hyper difficile à caler en hauteur . soit elle ne tenait pas soit elle frottait. Bref quand j’ai eu terminé, « fier comme un bar tabac »,..trop dur d’y replonger, et puis j’ai découvert cette application.
Il faut croire que ça me plait parceque j’ai la même particularité sur un 7750
.cdlt
Isosta
6 septembre 2008 à 6h52 #420000449670georges zaslavsky
Membretrès belles breitling
merci du partage6 septembre 2008 à 9h14 #420000449671S-tête
MembreBonjour
Super reportage à la fois visuel par de très belles photos postées et les explications techniques d’un vrai pro.
Appelons un chat un chat
UN VRAI TALENT

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