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- Ce sujet contient 23 réponses, 10 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Fokker III, le il y a 14 années et 9 mois.
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20 janvier 2012 à 12h43 #410000079953
ZEN
Membre- Citation :
- Tag Heuer noue de nouveaux partenariats sur les composants horlogers
jeudi 19 janvier 2012 ZURICH, 19 janvier (Reuters) – Tag Heuer, la marque-phare de LVMH sur le segment de l’horlogerie, est en train de nouer un nouveau partenariat pour s’approvisionner en spiraux, à l’heure où Swatch Group ne souhaite plus lui livrer cette pièce incontournable à la fabrication de montres, a déclaré son directeur général.« Nous sommes en train de travailler avec la fondation Sandoz pour passer sur des spiraux d’Atokalpa », a dit Jean-Christophe Babin lors d’un entretien avec Reuters mercredi à l’occasion de l’événement organisé par la société en marge du salon de la haute horlogerie de Genève.
La fondation Sandoz, qui est active dans l’horlogerie à travers la marque de prestige Parmigiani Fleurier, est propriétaire depuis décembre 2000 d’Atokalpa, une des très rares sociétés capables de produire des spiraux.
Nivarox, une des filiales de production de Swatch Group, dispose d’un quasi-monopole en Suisse sur la fabrication de ce composant horloger, qui aussi essentiel à la fabrication de montres qu’un moteur pour l’automobile.
En juin, la commission de la concurrence (Comco) a ouvert une enquête sur les livraisons de composants horlogers à la demande de Swatch Group, l’autorisant provisoirement à réduire les livraisons de mouvements et d’assortiments à des tiers pendant la durée de ses investigations. (voir )
Nick Hayek, le directeur général de Swatch Group fustige, ce qu’il qualifie de « mentalité de supermarché » qui veut que ses concurrents viennent « se servir » dans son outil de production quand il assume seul le risque industriel.
Nivarox n’a toutefois pas souhaité renouveler son contrat avec Tag Heuer lorsque celui-ci est arrivé à écheance, a précisé Jean-Christophe Babin.
« Comme ça les choses sont claires. Nous sommes libres et affranchis », a-t-il souligné, en soulignant que la marque dispose de stocks pour assurer la transition.
Contacté par Reuters, Swatch Group n’était pas disponible pour un commentaire.
Tag Heuer, la marque de montres sportives qui a pour ambassadeur le coureur automobile britannique Lewis Hamilton, ne participe pas au salon international de la haute horlogerie (SIHH) mais organise un événement concurrent afin de profiter de la présence des détaillants à Genève. (Nathalie Olof-Ors, édité par Benoît Van Overstraeten)
http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL6E8CJ3QQ20120119
20 janvier 2012 à 12h48 #420001603854ZEN
MembreIl reste à savoir combien de temps une marque peut tenir sans Nivarox et si Atokalpa est en mesure de produire un spiral aussi fiable dans les volumes requis. Enfin quel est le plan B au cas où Atokalpa aurait un problème industriel ?
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).20 janvier 2012 à 12h49 #420001603855broncos
Membreje t’aime moi non plus…
je pense quand même que le SG ne les fait gratuits, ses spiraux. Alors dire que les concurrents viennent « se servir »…
20 janvier 2012 à 13h16 #420001603856ftikai
Membre- ZEN a écrit:
- Enfin quel est le plan B au cas où Atokalpa aurait un problème industriel ?
Le plan B? Acheter des spiraux japonais.
20 janvier 2012 à 13h29 #420001603857francis28
Membre- ftikai a écrit:
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- ZEN a écrit:
- Enfin quel est le plan B au cas où Atokalpa aurait un problème industriel ?
Le plan B? Acheter des spiraux japonais.
+1
20 janvier 2012 à 13h54 #420001603858Boogie
Membre- broncos a écrit:
- je t’aime moi non plus…
je pense quand même que le SG ne les fait gratuits, ses spiraux. Alors dire que les concurrents viennent « se servir »…
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+ 1 !!
De toute façon, je déteste l’arrogance, la suffisance, la morgue de Nick Hayek, qui a repris intégralement les us et coutumes de son père, qui se considérait comme le 8 ème ministre du gouvernement suisse ..
ces gens ont aussi profité de leurs clients pour étendre leur empire industriel, mais que feront-ils le jour où ils auront dégoûté suffisamment de leurs clients pour que des stocks invendus leur restent sur les bras…redimensionner l’outil pde production ?? licencier ?? je ne comprends pas cette logique.
je trouve que la meilleure des solutions eut été de facturer de tels prix aux marques concurrentes et clientes qu’elels n’auraient plus eu les moyens foutre de l’argent par les fenêtres en marlketing, salaires démesurés aux administrateurs, etc…20 janvier 2012 à 18h13 #420001603859ZEN
MembreD’un autre coté, un groupe qui fait la fortune de ses concurrents n’est pas dans une logique absolue d’économie moderne.
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).20 janvier 2012 à 20h25 #420001603860trinita
Membre- Boogie a écrit:
- je trouve que la meilleure des solutions eut été de facturer de tels prix aux marques concurrentes et clientes qu’elels n’auraient plus eu les moyens foutre de l’argent par les fenêtres en marlketing, salaires démesurés aux administrateurs, etc…
oui mais d’un autre coté le surplus d’argent dépensé pour acheter les spiraux nécessaires aurait penalisé le financement possible de nouveaux investissement…
- ZEN a écrit:
- D’un autre coté, un groupe qui fait la fortune de ses concurrents n’est pas dans une logique absolue d’économie moderne.
clairement d’accord, c’est du business avant tout, et puis sans compter que cela fait des années qu’ils sont prevenus….
Et puis que cela soit des omega ou des tag qui sot vendues ca reste suisse…20 janvier 2012 à 20h38 #420001603861pedro10
MembreUne question sûrement un peu bête:
Qu’est-ce qui rend techniquement si difficile la production de spiraux pour que la décision du SG ait autant d’impact ?
Cdlt,
21 janvier 2012 à 9h23 #420001603862Boogie
Membre- trinita a écrit:
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- Boogie a écrit:
- je trouve que la meilleure des solutions eut été de facturer de tels prix aux marques concurrentes et clientes qu’elels n’auraient plus eu les moyens foutre de l’argent par les fenêtres en marlketing, salaires démesurés aux administrateurs, etc…
oui mais d’un autre coté le surplus d’argent dépensé pour acheter les spiraux nécessaires aurait penalisé le financement possible de nouveaux investissement…
.
Tout dépend quelles sont les priorités de la marque en question : si c’est pour entretenir à grands coups de millions une équipe de stars du cinéma ou du sport, on peut faire de sacrées économies dans ce domaine, sans forcément pénaliser l’image de la marque.
Un bon produit, élaboré à partir de ce que l’on trouve de mieux sur le marché, vaut mieux pour moi que de savoir si di Caprio apprécie TAG-Heuer, surtout qu’à éa ville, à l’instar de Brad Pitt, il n’en porte pas forcément une.
Quand les marques auront toutes trouvé des solutions pour l’approvisionnement en composants horlogers, le SG vendra à qui ses spiraux ??21 janvier 2012 à 17h35 #420001603863ZEN
Membre- pedro10 a écrit:
- Une question sûrement un peu bête:
Qu’est-ce qui rend techniquement si difficile la production de spiraux pour que la décision du SG ait autant d’impact ?
Cdlt,
Matériaux, brevets etc … C’est un élément essentiel dans l’aptitude d’une montre à la précision.
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).21 janvier 2012 à 18h29 #420001603864Ced92
Membre- Citation :
- Horlogerie-Les fabricants de mouvements croulent sous la demande
vendredi 20 janvier 2012 18h32par Nathalie Olof-Ors et Victoria Bryan
ZURICH, 20 janvier (Reuters) – Trouver de nouveaux fournisseurs, payer plus cher ou produire soi-même: les marques horlogères suisses cherchent par tous les moyens à compenser la baisse des livraisons de mouvements et de composants de Swatch Group, que les autres fabricants peinent à compenser.
Plus connu pour ses montres bon marché, Swatch Group est également le premier fabricant de composants horlogers. Sa filiale ETA SA produit près de 80% des mouvements fabriqués en Suisse tandis que Nivarox, également propriété du groupe, se trouve en situation de monopole sur des pièces incontournables, telles que le spiral.
Mais depuis le 1er janvier, le groupe est autorisé à réduire les livraisons aux tiers, en attendant les conclusions d’une enquête ouverte en juin dernier par les autorités helvétiques de la concurrence.
Girard-Perregaux, une marque de prestige qui produit environ 10.000 montres par an, a immédiatement observé un bond de la demande de mouvements fabriqués par sa manufacture.
« Nous avons reçu beaucoup de demandes de gens qui viennent frapper à notre porte pour nous demander des mouvements. Mais la plupart du temps, voire dans presque tous les cas, nous sommes obligés de refuser », a indiqué à Reuters Stefano Macaluso, son directeur général, lors du salon horloger de Genève.
Contrôlée par PPR, cette manufacture, qui fournit Boucheron et Bottega Veneta, dépend elle-même de Nivarox pour ses approvisionnement en spiraux.
« Cela ne nous affecte pas beaucoup. Nous produisons un nombre limité de montres et avons une très bonne relation avec Nivarox », a-t-il ajouté.
UN MILLION DE MOUVEMENTS EN MOINS
Greubel Forsey, une marque de niche dans laquelle Richemont détient une participation de 20%, a également vu la demande exploser.
« Aujourd’hui nous avons cinq clients, et on en prendra peut-être un ou deux nouveaux cette année, mais pas plus. On ne peut pas augmenter la production d’un jour à l’autre, » a déclaré Emmanuel Vuille, qui dirige la société depuis 2009.
Cette marque, dont les montres se vendent entre 350.000 et 750.000 francs (290.000 à 620.000 euros), conçoit des mouvements très haut de gamme par le biais de sa filiale CompliTime, notamment pour le joaillier américain Harry Winston.
Selon Jon Cox, analyste chez Kepler capital Markets, les prix des calibres horlogers sont appelés à grimper.
« Les marges des fabricants de montres qui utilisaient les mouvements bon marché et fiables de Swatch Group vont baisser puisqu’ils devront soit s’approvisionner ailleurs en payant des prix plus proches de conditions d’un marché libre, soit investir dans leur propres capacités de production », estime-t-il.
D’après ses estimations, l’industrie horlogère devrait avoir besoin d’environ 8,2 millions de mouvements en 2012, mais Swatch Group pourrait réduire les livraisons d’environ un million.
Parmigiani Fleurier, une des très rares manufactures capables de produire des spiraux, est donc assaillie par les propositions de partenariats.
Cette maison indépendante, qui produit des mouvements pour Hermès et Richard Mille et s’apprête à fournir Bulgari, le joaillier italien racheté l’an passé par LVMH , fabrique également environ 20.000 spiraux par an.
RECHERCHE SPIRAL, DÉSESPÉRÉMENT
« Nos spiraux sont plus chers que ceux de Nivarox car nous avons besoin d’amortir nos investissements », a expliqué Jean-Marc Jacot, son directeur général, en soulignant que les clients sont aujourd’hui prêts à payer les prix demandés, faute d’alternative sur cette pièce.
Certaines marques commencent cependant à se lancer elle-même dans la fabrication de spiraux, à l’instar de Vacheron Constantin, une des marques de Richemont.
« Nous n’utilisons pas de mouvements ETA dans nos montres », a indiqué Juan-Carlos Torres, son directeur général. « Nous sommes en train d’internaliser les spiraux avec l’aide du groupe Richemont et de plusieurs marques »,
« Toute la question est de maîtriser la technologie », a poursuivi le directeur de cette marque de référence dans l’horlogerie suisse.
Richemont dispose du savoir-faire nécessaire au sein de son portefeuille de marques, notamment avec Roger Dubuis, qui produit ses propres spiraux.
« Nous ne dépendons d’aucune source extérieure », a souligné Jean-Marc Pontroué, qui prendra les commandes de la société le 1er février.
Alors que les marques du groupe Richemont tendent à mettre en avant leurs bonnes relations avec Swatch Group, l’approvisionnement en spiraux se pose avec plus d’urgence pour Tag Heuer, la marque la plus importante au sein du pôle horloger de LVMH.
Nivarox n’a en effet pas souhaité renouveler son contrat avec la société lorsque celui-ci est arrivé à terme, selon Jean-Christophe Babin, le directeur général de Tag Heuer.
« Nous sommes en train de travailler avec la fondation Sandoz pour passer sur des spiraux d’Atokalpa », a-t-il expliqué à Reuters, en précisant que la marque disposait de stocks pour assurer la transition. (avec Caroline Copley, édité par Marc Angrand)
http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL6E8CK25M20120120
21 janvier 2012 à 18h40 #420001603865ZEN
MembreSans aucun doute l’urgence est bien là à 2000 kilomètres de la haute fréquence ! Et si les marques se mettaient à envisager une autonomie industrielle ?
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).21 janvier 2012 à 18h47 #420001603866Fokker III
MembreFaudrait ré-industrialiser l’Europe ??!!!!???
Mais que va devenir la production horlogère chinoise sans les débouchés suisses ?
21 janvier 2012 à 19h06 #420001603867ftikai
Membre- pedro10 a écrit:
- Une question sûrement un peu bête:
Qu’est-ce qui rend techniquement si difficile la production de spiraux pour que la décision du SG ait autant d’impact ?
Cdlt,
Je me suis posé la même question.
Quand on voit comment les marques inventent chaque année de nouveaux matériaux (abcium, xyzium, magic-machin, etc), on se dit qu’elles devraient être capables d’inventer des super-spiraux-méga-géniaux le doigt dans le nez.
Mais non! Il semblerait que leur ingénieurs soient tous frappés de la même maladie: celle qui leur rend complètement incompétent après 3 mois de service, sav non compris.
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