FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Actu: Silence, on licencie dans l’horlogerie!
- Ce sujet contient 8 réponses, 7 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Manivel, le il y a 10 années et 4 mois.
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13 juin 2016 à 7h56 #410000120320
ZEN
Membre- Citation :
- Une pensée pour ces usines inconnues du grand public qui se réunissent à partir de demain à Palexpo. Les sous-traitants sont les amortisseurs silencieux des secousses subies par les grandes marques. Ainsi en va-t-il dans l’horlogerie, comme dans le reste de l’industrie. Licencier? Vendre? Leurs patrons sont acculés à des décisions difficiles alors que la tendance ne bouge pas: après une année 2015 marquée par le premier de recul des exportations depuis 2009, la chute se poursuit à la vitesse de –10% par an. Ces dernières semaines, la centaine de postes biffés au sein du géant Richemont a, certes, agi comme un révélateur. Mais la stabilité affichée dans la foulée par l’empire Swatch, qui fournit près d’un emploi sur trois – «la réduction du personnel n’est pas à l’ordre du jour», dixit sa présidente – a estompé les craintes. Faisant oublier ce qui se passe dans la sous-traitance.
Dans le métier, on ne parle pas. Et puis, quatre licenciements dans un atelier jurassien vers lequel convergent à l’aube des véhicules venant du département français du Doubs n’ont jamais fait les gros titres. Que disent les chiffres? A la fin de mars, 63 000 personnes travaillaient dans la «fabrication de produits électroniques et l’horlogerie» selon l’Office fédéral de la statistique. Soit 1200 de moins que l’automne dernier. Ce qui, pour l’instant, n’a fait que raboter le miracle horloger. Fort de 64 200 employés à la fin d’octobre, le secteur n’avait jamais fait travailler autant de personnes depuis les années 70. Autre angle de vision: en l’espace de vingt ans, l’horlogerie a créé 17 000 emplois – autant qu’un nouveau Swatch Group.
Pourtant les rares voix à se faire entendre ne trompent pas. «On fait face à un marché très difficile», relate François Billig, président de la galaxie de sous-traitants Acrotec. «De plus en plus de gens arrivent ici en lambeaux», alertait, il y a déjà trois mois, la permanence du syndicat Unia au Locle. Dans les ateliers, la tension est désormais palpable (TDG)
(Créé: 12.06.2016, 21h51)
http://www.tdg.ch/editorial/silence-licencie-horlogerie/story/27022629
13 juin 2016 à 8h50 #420003283473Leopal
MembreSituation difficile, et comme souvent les petites payent pour les errements des grands. Trop d’augmentations, pas assez d’innovations, et une partie de la clientèle se lasse.
La mise en place d’une réglementation sévère concernant la « suissité » des montres aurait pu inverser cette tendance à la destruction d’emplois, cependant ce n’est pas à l’ordre du jour, ils ont raté ce coche.
13 juin 2016 à 9h22 #420003283474Manivel
MembreA vendre son âme sur le continent asiatique (surproduction, modèles au goût douteux, marketing propagande, prix astronomiques, dédain de la clientèle historique, SAV abandonné…), l’horlogerie suisse et tout ce qui en découle va perdre bien plus qu’un simple retour a la normale.
On ne peut même pas dire que c’est tout ce que méritent les actionnaires qui sont la cause de cette situation, puisque eux s’en tireront avec un parachute doré fait des cendres de leurs usines, et iront exercer leur talent de capitaine de Titanique dans d’autres domaines… pendant que la misère gagnera tous ceux qui en dépendaient.
Enfin avant la mise a mort de la sous traitance il y aura bien sur la torture pour en soutirer les dernière gouttes de sang.
Finalement les actionnaires suisses sont aussi cyniques que les actionnaires français.
13 juin 2016 à 10h32 #420003283475voxduc25
Membre- Manivel a écrit:
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Finalement les actionnaires suisses sont aussi cyniques que les actionnaires français.
Se sont souvent les mêmes
13 juin 2016 à 11h37 #420003283476Manivel
Membre- voxduc25 a écrit:
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Se sont souvent les mêmes
Oui, c’est vrai que c’est une espèce en voie de régulation… de moins en moins mais de plus en plus riches.
De fait, il est probable que quelques uns retournent tout de même augmenter la masse prolétaire.13 juin 2016 à 13h39 #420003283477DON
MembreJe retiens de cet article l’absence de remise en cause et de vrais efforts structurels dans le secteur pour lutter face à ce qui semble une nouvelle crise, cf. réponse du groupe Swatch, est-ce qu’elle sera longue et rude ou ne sera-t-elle qu’un court et mauvais moment à passer ? Dans tous les cas, la tactique du coup de rabot n’est qu’un pis-aller temporaire.
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« Le moyen d’avoir raison dans l’avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé«
Instagram : don_writer_w13 juin 2016 à 18h11 #420003283478Invité
MembreIls ne font pas le choix d’adapter l’offre, tant sur les produits que sur les prix, donc pas de sortie en crise, à mon avis, mis à part quelques marques, ça sent un peu le roussi pour le secteur horloger, c’est bien dommage.
13 juin 2016 à 18h34 #420003283479zidelu
MembreOutre la crise horlogère dont nous connaissons les tenants , les 20% pris par le CHF y sont aussi pour quelque chose non?
13 juin 2016 à 21h34 #420003283480Manivel
Membre10/100… Et les prix continuent d’augmenter selon ce même pourcentage.
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