FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Actu: Les sept différences entre Richemont et Swatch Group
- Ce sujet contient 13 réponses, 10 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
DON, le il y a 10 années et 1 mois.
-
AuteurMessages
-
22 septembre 2016 à 6h10 #410000122211
ZEN
Membre- Citation :
- Les sept différences entre Richemont et Swatch Group
Ils ont en commun d’être suisses, de vendre des montres et de traverser une période difficile. Mais l’industriel biennois et le groupe de luxe genevois ont une vision et une culture d’entreprise fondamentalement opposées. La preuve par sept
Ils étaient nonante, tout au plus. Réunis la semaine dernière dans un palace genevois, les actionnaires de Richemont sont restés assis à écouter le président du groupe genevois, Johann Rupert, se désoler de la situation sur le marché du luxe. Il n’y a eu ni interruption, ni prise de parole. En cinquante-trois minutes, ils ont voté «oui» aux dix propositions qui figuraient à l’ordre du jour et sont ensuite allés croquer un canapé au saumon.
Les vingt membres du conseil d’administration – dont le Duc de Wellington ou l’ancien président de Glencore, Simon Murray – sont, eux, repartis dans leurs grosses berlines noires. Deux heures après le début de l’événement, il n’y avait plus personne.
Deux cultures d’entreprises fondamentalement différentes
Autre assemblée générale, autre univers. Le 11 mai, Swatch Group a organisé une véritable réunion de famille. Comme le veut la tradition, les 3275 actionnaires massés dans le vélodrome de Grange (SO) ont tous reçu une Swatch spécialement fabriquée pour l’occasion.
Nick Hayek et sa sœur Nayla, présidente du groupe, ont fait le show pendant plus de deux heures. Un actionnaire a réclamé une nouvelle fois le passage au vote électronique. Sa proposition a été balayée par la foule. «L’esprit de la Landsgemeinde l’a emporté de manière exceptionnelle», se souvient un cadre de Swatch Group. Une cafétéria géante avait été ouverte sur le parking pour nourrir tout le monde. Ambiance fête de village.
«Swatch, c’est populaire. Quand elle a été fondée, en pleine crise horlogère, c’est tout un pays qui a soutenu le projet SMH, se rappelle un vétéran de l’industrie. Il y a eu une sorte d’élan patriotique envers Hayek père, le sauveur. Tous les petits investisseurs suisses y sont allés de leur poche pour acheter cinq, dix actions.»
Lire la suite
https://www.letemps.ch/economie/2016/09/22/sept-differences-entre-richemont-swatch-group
22 septembre 2016 à 7h48 #420003376372Arnaud.A
MembreTrès intéressant, merci
22 septembre 2016 à 8h02 #420003376373LioZen
MembreTrès intéressant, mais qu’en conclure?
Qu’en achetant une vacheron constantin ou une cartier on engraisse de gros actionnaires totalement déconnectés de la réalité alors qu’en prenant une breguet ou une omega on récompense d’honnêtes et passionnés petits actionnaires suisses? Pas si simple mais clairement pas la même culture en effet.
Les deux groupes ont au moins en commun de n’avoir pas du tout anticipé la sérieuse baisse de régime actuelle.En tout cas cette AG du groupe Richemont a l’air d’avoir été surréaliste.
22 septembre 2016 à 8h31 #420003376374Leopal
MembreDans cet article et comparé à Richemont, SG devient presque sympathique… je préfère cette approche industrielle à l’approche financière.
22 septembre 2016 à 8h34 #420003376375Lomaing
MembreRichemont, c’est un groupe financier, des hommes d’affaires avant tout
22 septembre 2016 à 8h35 #420003376376Arnaud.A
MembreMoins enfin SG c’est pas des bisounours non plus…demande à Ballouard ce qu’il en pense
22 septembre 2016 à 9h19 #420003376377à brûler ou pendre selon les cas…
22 septembre 2016 à 11h32 #420003376378Leopal
Membre- Arnaud.A a écrit:
- Moins enfin SG c’est pas des bisounours non plus…
Certainement pas, mais le penchant à penser d’abord à son personnel avant les actionnaires ou les analystes financiers est assez rafraichissant. Ca devient rare…
22 septembre 2016 à 18h50 #420003376379fdm44
MembreTrès intéressant, merci Zen
.22 septembre 2016 à 18h59 #420003376380Arnaud.A
Membre- Leopal a écrit:
-
Certainement pas, mais le penchant à penser d’abord à son personnel avant les actionnaires ou les analystes financiers est assez rafraichissant. Ca devient rare…
Ca c’est clair
23 septembre 2016 à 7h39 #420003376381Lomaing
Membre- Leopal a écrit:
-
Certainement pas, mais le penchant à penser d’abord à son personnel avant les actionnaires ou les analystes financiers est assez rafraichissant. Ca devient rare…
Je n’ai pas lu qu’ils avaient rassemblé le personnel, mais bien les 3000 et quelques actionnaires….
23 septembre 2016 à 7h58 #420003376382Jonathan11
MembrePour ma part je préfère les marques appartenant à Richemont dans l’ensemble mais par contre je me sent plus proche idéologiquement de la démarche industrielle du SG que des investisseurs à la Richemont. L’industrie créé de la richesse quand les investissements créés simplement du capital
23 septembre 2016 à 8h27 #420003376383ZEN
MembreJe ne sais pas si l’on peut vraiment « préférer » une démarche à l’autre, si l’un est vertueux et pas l’autre… L’ambiance de travail au sein des marques semble discutable chez l’un comme chez l’autre, les salariés ne sont pas forcément mieux chez l’un ou l’autre, ni plus mal.
Chez Richemont, les CEO ont une marge de manœuvre, là où chez Swatch-Group, il n’en existe aucune. Les décisions appartiennent au patron (patronne en l’occurrence) de SG. Les présidents des marques de SG sont là pour décliner les décisions de la famille Hayek. Omega a très peu d’autonomie par exemple bien moins que JLC.
Après, l’approche industrielle de SG est maintenant en décalage et les décisions de Nicolas Hayek sont bien loin du quotidien du groupe. Si je devais acheter des actions de l’un ou de l’autre, je suis dubitatif sur lequel des deux je devrais choisir… En qui ai-je le plus confiance pour l’avenir ? Je sèche …
__________________________________
Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).24 septembre 2016 à 22h02 #420003376384DON
MembreUne étude de cas intéressante.
Je pense que nous sommes en présence de 2 groupes qui ont en commun des stratégies qui se révèlent de plus en plus obsolètes au regard de l’évolution structurelle du marché.
Les 2 entreprises ont un profil différent :
– Un mécano industriel avec un processus de prise de décision centralisé
– Un conglomérat présent dans le luxe et la mode (montres, joaillerie, accessoires de luxe : des sacs à main aux stylos…) avec une relative autonomie des marquesMAIS ils ont en commun (non précisé dans l’article) le fait d’avoir utilisé jusqu’à l’excès une stratégie basée massivement sur :
– Communication/Publicité/Sponsoring : l’importance énorme accordée au Marketing (qui n’est pas une science à mépriser mais il convient d’en observer les dérives) au détriment de l’innovation et/ou de la recherche d’une qualité-fiabilité supérieure
– Industrialisation poussée de la production pour réduire les coûts (avec délocalisations) et sans pour autant renoncer à l’augmentation des prix : là le problème n’est pas de rechercher l’optimisation de ses coûts de production ou d’augmenter ses prix mais de révéler un écart grandissant entre des marques qui veulent se positionner dans le luxe avec des produits très industrialisés et délocalisés et dont la perception de la qualité est de moins en moins en rapport avec le prix pratiqué (la valeur perçue, « perceived value », est une notion très importante : l’esbroufe et la débauche de moyens dans les fonctions support comme le Marketing ou dans l’augmentation du réseau de distribution via des belles boutiques décorées et positionnées avec soin ne suffisent plus à faire passer un produit industriel comme un produit de luxe surtout par rapport à une population qui a une meilleure connaissance de la réalité des produits « de luxe »)
Ce n’est que mon avis mais le vrai problème se situe là : ce n’est pas le fait d’augmenter le prix des montres chaque année de manière « indécente » qui est le vrai problème mais l’apparition d’un gap entre le prix officiel pratiqué par une marque et le prix « réel » (grosso modo, la valeur de revente d’une montre de seconde main ou le prix non officiel pratiqué par les AD après rabais) : à l’exception des marques qui ont su adopter les vrais codes du luxe (recherche d’une vraie qualité notoirement supérieure à celle de ses concurrents et d’une vraie désirabilité), ceux qui ont suivi le mouvement vers l’apparence du luxe pour conquérir des marchés (qui ne sont plus actuellement) en croissance stratosphérique vont bien souffrir et devoir se restructurer.
Je ne pense pas acquérir d’actions des 2 groupes pré-cités tant que je ne verrai pas de vrais efforts visibles pour une réorientation/restructuration stratégique…
__________________________________
« Le moyen d’avoir raison dans l’avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé«
Instagram : don_writer_w -
AuteurMessages
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.