FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Actu: Les marques suisses se lancent à l’assaut de la contrefaçon chinoise
- Ce sujet contient 38 réponses, 22 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
LunaTicTac, le il y a 8 années et 7 mois.
-
AuteurMessages
-
27 mars 2018 à 10h28 #420003553979
Fulgurochat
MembreLe problème dans la contrefaçon n’est pas tant que tu nuis à LVMH que de toutes façons Mme Michu n’aurait pas acheté. Le problème est que tu alimentes des réseaux criminels. Le genre de structures bien diversifiées, qui réinjectent dans la drogue les bénéfices de leur contrefaçons ou qui investissent dans des outils de production de contrefaçons avec l’argent de la prostitution. Je schématise, nul doute que les gens à la tête de ce genre de structure sont des gens bien sous tous rapports, loin de moi l’idée de les critiquer.
Il n’y a pas une contrefaçon moins grave et une contrefaçon plus grave. Tout finit dans les vases communicants.
Ceux qui te font les fausses Rolex dont tu te fous fabriquent aussi des faux médicaments anti tuberculeux
27 mars 2018 à 10h51 #420003553980Skyranger
MembreDésolé Fulgurochat, mais quitte à ce qu’on s’attaque aux réseaux criminels, autant que ce soit chez-nous avant de critiquer les chinois.
La drogue qui envahit les quartiers de Marseille ou d’ailleurs ne vient pas de Chine
Les vases communicants c’est une théorie aussi fumeuse que celle du battement d’aile du papillon ou de la culture des champignons hallucinogènes en Mongolie extérieure.
Je persiste: il y a une contre-façon grave et dangereuse, c’est à celle-là que la Suisse va s’attaquer? Non bien sûr…
Quand à l’idée même d’une internationale du crime avec un mélange des genres, ça me fait marrer!
Ca me rappelle quand je bossais dans les lubrifiants de découpage/emboutissage, les boites de coutellerie françaises de renom, pour gagner encore plus de pognon, ont fourni aux chinois les machines d’émouture et autres, histoire de produire moins cher qu’en payant des salariés français.
Et ensuite elles ont pleuré d’être concurrencées déloyalement par des couteaux aux yeux bridés, beaucoup moins chers.27 mars 2018 à 22h45 #420003553981LunaTicTac
Membre- Skyranger a écrit:
-
Mais une Rolex ça sert à rien, à part flatter l’égo de son proprio, ou dans de rares cas un choix assumé, technique et argumenté. (donc limité aux amateurs de montres, qui peuvent passer des milliers de messages sur des forums juste sur le sujet….)
La contrefaçon du luxe n’est pas un problème, que Mme Michu concierge à Nice s’achète un sac Hermès à Vintimille pour 2 francs six sous, ça ne fera pas vaciller LVMH, car Mame Michu de toutes façons le vrai sac, elle ne pourra jamais se l’offrir après une vie de labeur.
Les médicaments, les pièces techniques automobiles ou même d’avion etc…., là par-contre c’est un vrai sujet de société et surtout de sécurité, car on ne joue plus sur le paraître, mais l’être.
My two cents …
Je ne suis pas tout à fait d’accord…
Certes, l’industrie du luxe n’est pas aussi vitale que celle pharmaceutique ou automobile (surtout niveau sécurité pour cette dernière) mais le luxe créé tout de même des millers d’emplois en France ou en Suisse et ce n’est pas négligeable du tout !Alors je suis d’accord, que Mme Michu s’achète un faux sac Vuiton, ça ne va pas directement faire perdre du CA à LVMH vue qu’elle ne peut pas s’en offrir un vrai mais le problème est différent.
Pour reprendre l’article : «Les clients qui achètent des contrefaçons ne sont pas nécessairement ceux qui auraient acheté de vrais produits, explique Michel Arnoud. Mais quand tout le monde porte une fausse Rolex par exemple, cela abîme néanmoins son image de marque. Dans l’industrie horlogère, tout est basé sur l’émotion. La contrefaçon brise ce rapport avec la marque et peut dissuader des gens d’acheter des montres suisses.»Et c’est ça le soucis. Si tout le monde se promène avec un sac Louis Vuitton, des chaussures Louboutin, des lunettes Dior… et une Rolex au poignet, ce n’est plus du luxe. Et ces marques là perdront toute leur clientèle.
Tu me diras sûrement « ouais mais ma Rolex je la porte pour moi et pas pour les autres. Je m’en tape le coquillard que mon laveur de carreaux se promène avec une fake DateJust » et je serai d’accord avec toi
Mais ce raisonnement est marginal…28 mars 2018 à 6h52 #420003553982seiko007
Membre- LunaTicTac a écrit:
-
Et c’est ça le soucis. Si tout le monde se promène avec un sac Louis Vuitton, des chaussures Louboutin, des lunettes Dior… et une Rolex au poignet, ce n’est plus du luxe. Et ces marques là perdront toute leur clientèle.
Ben non justement puisque les contrefaçons de Rolex se comptent apparemment par millions depuis des lustres, et la marque demeure un symbole de luxe dans l’horlogerie, au-delà de la qualité de ses produits.
28 mars 2018 à 7h05 #420003553983olivier_genève
Membre- Pierre a écrit:
- Bon, ceci étant établi, cela veut dire que le pouvoir chinois connait le « problème », il faut donc que la Suisse fasse pression sur le Chine pour anéantir tout ça. Si la Chine refuse, il faudrait rappeler notre ambassadeur à Pékin, et si Pékin ne réagit toujours pas, il serait de bon ton que la Suisse envoie un missile balistique depuis l’un de ses porte-avion sur l’une de ces usines de contrefaçon, de nuit, histoire de ne pas faire de blessés
Excellent ! eh bien vous pensez qu’il plaisante ? non non on a bien un porte-avion sur le Lac Léman…vous le voyez pas ? normal il est stealth
28 mars 2018 à 7h38 #420003553984Rocca
Membre- Fulgurochat a écrit:
- Avez-vous vu une copie crédible de Voutilainen ?
Non, on n’en verra jamais, et d’ailleurs, qui achèterait une copie crédible de Voutilainen
Ce n’est pas du tout le marché de la contrefaçon qui nécessite des marques connues et du volume, comme tout commerce, quoi
Au passage, je n’aime pas beaucoup leurs cadrans trop « Breguet-like-surdimensionné » !28 mars 2018 à 8h50 #420003553985Stefou
Membre- Skyranger a écrit:
- Donc former les acheteurs de Rolex (qui n’est qu’une fabrication industrielle) pour arrêter de payer des milliers d’Euros des tocquantes qui ont un prix de revient proche d’un four à micro-ondes en grande surface….
Avec ou sans fonction grill le four ? le tournebroche ? la cuisson vapeur ?

La Chine c’est l’usine de la planète, mais il y a toujours autant de gens pensant qu’ils ne savent pas aussi bien faire que les européens …
Une machine est une machine. Une cote est une cote. Un process qualité est indépendant de la location ou de la personne qui applique.
(je ne parle pas ici des pièce de création de mécanisme pur)Le « Made in » ne veut rien dire, il faudrait avoir une vrai politique transparence :
- Fabrication Suisse:
-
« X% des pièces moulées en Suisse. Y% des pièces usinées en Suisse. Entièrement montée, réglée et vérifiée en Suisse »
Idem avec
- Conception Suisse:
-
« Conception faite par le bureau Innovation de EEEEEEE. Z% des pièces fabriquées sur des CNC. T% des pièces retouchées à la main »
Tant qu’il n’y aura pas un minimum d’ouverture sur ces données, il ne faudra pas se plaindre que les marques jouent avec le marketing, ou que les gens crachent sur des pièces pseudo suisse alors qu’elles sont Made in China (ce qui n’est pas un problème en terme de qualité , mais une tromperie sur la provenance)
28 mars 2018 à 9h39 #420003553986Skyranger
MembreOui Stefou, je suis d’accord, mais là on parle de contre-façon.
Et de son impact.
Donc je confirme (je soutiens toujours ce que j’avance, surtout quand je pisse)
(bon, oui, c’est moyen…..
)Reprenons le débat:
Pour moi 3 type de copies:
1/ Le luxe
Que ce soit les montres ou le très haut de gamme de produits suisses ou d’ailleurs, je persiste à dire que l’impact est quasi nul sur le marché concerné, jamais un acheteur du fake n’achètera la vraie.
L’impact sur l’image n’est pas avéré, car on copie ce qui est beau et cher, pas ce qui est moche et cheap.
Bref, je suspecte même que la copie sert l’image de la vraie montre. Idem pour la haute-couture, la joaillerie, les sacs ou godasses.
Donc ça ne détruit pas d’emplois, par contre ça en crée des milliers dans des pays ou la principale question c’est de savoir comment on va bouffer aujourd’hui….2/ Le classique
Donc la contre-façon notamment de vêtements, qui va des Lacoste aux Diesel en passant par mille autre fabricants, mais aussi des parfums, et tout un tas d’autres gammes.
Là c’est beaucoup plus problématique, car l’écart de prix est faible au regard du produit et de sa conformité, et donc le manque à gagner pour les marques est avéré, et dangereux pour l’emploi.
En bref, si ça en crée dans des pays dans le besoin, ça en détruit dans des pays bientôt dans le besoin.3/ le sécuritaire
Là ça devient autrement plus préoccupant.
Si tu dois écraser un groupe de gamins parce que les plaquettes de freins que tu as acheté sur le net sont des daubes, ou si une pièce d’avion est une copie, ou si le médicament que tu as acheté te tue plutôt que te guérir.
C’est évidemment à mon sens la priorité absolue dans la chasse à la contre-façon, puissance mille par rapport à la fausse Rolex!!!28 mars 2018 à 21h23 #420003553987LunaTicTac
Membre- Skyranger a écrit:
- 1/ Le luxe
Que ce soit les montres ou le très haut de gamme de produits suisses ou d’ailleurs, je persiste à dire que l’impact est quasi nul sur le marché concerné, jamais un acheteur du fake n’achètera la vraie.
L’impact sur l’image n’est pas avéré, car on copie ce qui est beau et cher, pas ce qui est moche et cheap.
Bref, je suspecte même que la copie sert l’image de la vraie montre. Idem pour la haute-couture, la joaillerie, les sacs ou godasses.
Donc ça ne détruit pas d’emplois, par contre ça en crée des milliers dans des pays ou la principale question c’est de savoir comment on va bouffer aujourd’hui….
Ah bon ?… Qu’est ce qui fait te dire ça ?
Prenons les articles de luxe pour ce qu’ils sont : de la marchandise destinée aux plus riches qui doit donc être exclusive de part sa qualité et/ou sa quantité et bien sûr son prix.
Je connais pas tous les consommateurs des marques de luxe mais je suppose qu’en grande majorité ce sont des personnes qui achètent ces produits pour afficher une certaine classe sociale, un symbole de réussite… Bref, ils souhaitent quelque chose qui leur fait sortir du lot.
Exemple avec le marché chinois où là bas les symboles de réussite ou de richesse sont très importants.Seulement voilà : Louis Vuitton losing sales in China
En Chine, les classes moyennes se saignent afin d’accéder au luxe. D’autres se tournent vers les contrefaçons.
Avoir un sac griffé, c’est acceder à un certain rang, montrer qu’on ne fait pas partie de la plèbe.
Seulement, les riches ne voient pas ça d’un très bon oeil:
«Louis Vuitton est devenu trop ordinaire. Tout le monde en a. Vous en voyez dans tous les restaurants de Pékin. Je préfère Chanel ou Bottega Veneta, désormais. Elles sont plus exclusives.»
«Je ne peux pas acheter de Vuitton, j’en ai trop vu, c’est une marque pour secrétaires.»
Et, encore pour citer l’article, « Le fait qu’il y ait autant de sac à main Louis Vuitton contrefaits en Chine et dans le monde n’a pas aidé »Autre article (en français cette fois) : Le monogramme Louis Vuitton, symbole du beauf et plus du luxe
Et je cite « Le monogramme LV, en quelque sorte, se serait trop démocratisé pour la clientèle du luxe haut de gamme –en d’autres termes, il serait devenu trop beauf pour une élite qui souhaite, en achetant des sacs à mains plusieurs milliers d’euros, se distinguer de la masse. »Donc égratigner l’image d’une marque de luxe (donc ses ventes, donc ses emplois) par sa trop grande présence, oui, je pense que c’est possible.
-
AuteurMessages
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.