FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Actu : Les «déstockeurs» du luxe profitent de la crise
- Ce sujet contient 15 réponses, 12 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Fokker III, le il y a 16 années et 4 mois.
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6 juin 2010 à 10h12 #410000058782
ZEN
Membre- Citation :
- Le 01-06-2010
La croissance s’accélère pour Maurice Goldberger, qui écoule les invendus des grandes marques
«Depuis trois mois, les affaires sont plus difficiles en termes de rentabilité. La demande ne faiblit pas, mais la faiblesse de l’euro par rapport au dollar canadien, monnaie dans laquelle je paie mes frais, m’est clairement défavorable.» Mis à part ce tout récent problème, le «déstockeur» d’articles de luxe – notamment de montres suisses – Maurice Goldberger ne se plaint guère de la crise qui a frappé l’économie mondiale à partir de l’automne 2008. Au contraire. Depuis deux ans, les ventes de sa société Chiron, basée à Montréal, ont progressé plus fortement qu’au cours des années précédentes, a-t-il expliqué lundi au Temps lors d’une rencontre à Genève. Elles se sont élevées à 350 millions de dollars en 2009, avec une croissance annuelle moyenne de 25% depuis 2005.
Le fait est bien connu: nombre d’horlogers ont été pris de court lorsque le marché s’est retourné. Leur réseau de distribution – étranglé par la crise du crédit – n’arrivait plus à absorber leur production. Qui exactement? Motus et bouche cousue. Maurice Goldberger ne lèvera même pas un coin du voile: impossible de connaître le nom de ses clients ou de ses revendeurs. Il assure en revanche dans un sourire que de «nombreuses» grandes maisons horlogères helvétiques recourent à ses services pour se débarrasser de leurs invendus.
De gros rabais
«Attention, mon activité n’a rien à voir avec le marché gris, ajoute dans le même souffle le commerçant rencontré à Genève. Je garantis aux marques que j’écoule leurs produits dans la zone géographique qu’elles souhaitent. Elles peuvent d’ailleurs le constater elles-mêmes puisqu’elles livrent directement auprès des détaillants: je ne fournis aucune logistique et ne fais qu’organiser la mise en contact. Toutes les montres vendues par mon intermédiaire disposent donc d’une garantie directe du fabricant. J’organise le «second marché.»
Le prix de vente de ces garde-temps (l’horlogerie représente 30% du chiffre d’affaires de la société), et des autres articles de luxe, qui vont de la maroquinerie aux vêtements, en passant par les instruments d’écriture? «Entre 40 et 70% du prix officiel dans les magasins agréés par les marques», explique Maurice Goldberger, qui ne fournit que des discounters. Chiron place grosso modo la moitié de ses produits auprès de sites web de commerce électronique – principalement quatre, qui ne font aucune publicité et ne diffusent aucune photo de produit via Google – ainsi qu’auprès d’une quinzaine de chaînes de détaillants (qui comptent jusqu’à 300 boutiques). Aucun supermarché n’est servi.
Son rayon d’activité couvre «le monde entier». Suisse comprise? Maurice Goldberger garde encore le mystère. Quant à la marge de Chiron, société qui n’occupe qu’une vingtaine de collaborateurs entre son siège montréalais et ses bureaux genevois et vénitien, elle oscille entre 10 et 25%, en fonction du volume et des produits. Ces derniers se vendent entre 20 francs et plusieurs millions.
Philippe GumyLe Temps
6 juin 2010 à 10h26 #420001060227ZEN
Membre- Citation :
- De gros rabais
«Attention, mon activité n’a rien à voir avec le marché gris, ajoute dans le même souffle le commerçant rencontré à Genève. Je garantis aux marques que j’écoule leurs produits dans la zone géographique qu’elles souhaitent. Elles peuvent d’ailleurs le constater elles-mêmes puisqu’elles livrent directement auprès des détaillants: je ne fournis aucune logistique et ne fais qu’organiser la mise en contact. Toutes les montres vendues par mon intermédiaire disposent donc d’une garantie directe du fabricant. J’organise le «second marché.»
Ca si ce n’est pas de la langue de bois…
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).8 juin 2010 à 22h09 #420001060228ft1000mp
MembreC’est quoi un «second marché» si ce n’est pas un marché gris ?
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>> ICI << prochainement rédaction d’une signature géniale.8 juin 2010 à 22h18 #420001060229roloniaille
Membreun marché gris clair doc, un marché gris clair !
8 juin 2010 à 22h36 #420001060230ZEN
MembreLe second marché est un marché qui passe par des détaillants non concessionnaires officiels auxquels la marque livre des montres sans reconnaitre officiellement l’avoir fait mais tout en assurant une garantie sur les montres vendues par ce dernier.
Je sais , je sais c’est assez peu acceptable comme définition mais c’est celle donnée…
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).8 juin 2010 à 22h39 #420001060231ft1000mp
MembreOuaip! c’est la version "politiquement correcte" du marché gris…
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>> ICI << prochainement rédaction d’une signature géniale.8 juin 2010 à 22h47 #420001060232shaman
Membremoue c du marché gris un point c tout.
Certaines marques, si ce n’est pas toutes, font la chasse à ce genre de pratique, par exemple en rachetant leur propres montres pour remonter(via le num de serie) aux détaillant indélicat.
Le detaillant se trouveras blacklisté et ne travailleras plus avec la marque….
mais c’est peanuts comparé à l’ampleur du marché gris
8 juin 2010 à 23h09 #420001060233Brice Bling
MembreCe n’est pas aussi simple que cela…

Certains détaillants – qui possèdent déjà une clientèle fidèle – s’approvisionnent chez des AD pour fournir des montres à leurs clients.
Un contrat "de bonnes pratiques" est passé entre l’AD et le détaillant, et les papiers de la montre arborent les tampons de l’AD.
Ceci permet à l’AD d’élargir ses ventes, et aux fidèles clients du détaillant de faire de bonnes affaires.
Tout est donc en règle, et tout le monde y trouve son compte, non ?…8 juin 2010 à 23h41 #420001060234Invité
MembreC’est le juste retour de boomerang de la politique tarifaire pratiquée par les marques.
La seule chose qui m’interesse, c’est où sont les meilleures affaires ?9 juin 2010 à 3h04 #420001060235Philémon
MembreSur la baie, ça fait un moment que je suis étonné de voir des Maurice Lacroix à moitié prix.
C’est peut-être un exemple de ce qui est évoqué dans l’article.
Je me souviens aussi d’un lot, il y a quelques temps, de Frédérique Constant. La marque, qui était alors en pleine ascension avait peut-être eu les yeux plus gros que le ventre.9 juin 2010 à 4h32 #420001060236benmarie
Membre
Moi qui pensais que le second marché était le marché de l’occasion
Ca doit être le troisième marché alors ou le marché de seconde main ou…
J’y comprend plus grand chose…
9 juin 2010 à 4h38 #420001060237shaman
Membre- Citation :
- Toutes les montres vendues par mon intermédiaire disposent donc d’une garantie directe du fabricant. J’organise le «second marché.»
hum… en tous cas chez nous(et je pense que c’est la mm pour toutes les marques) la garantie court du jour ou le tampon est collé par le détaillant, et si pas de tampon, pas de garantie… donc si il fait tamponné les garanties a la date ou il achète ……. et qu’il vends 6 mois après, tu perds 6 mois de garantie…..
encore une bonne raison de fuir ce genre de chose
9 juin 2010 à 5h59 #420001060238bremus
Membre- Philémon a écrit:
- Sur la baie, ça fait un moment que je suis étonné de voir des Maurice Lacroix à moitié prix.
C’est peut-être un exemple de ce qui est évoqué dans l’article.
Je me souviens aussi d’un lot, il y a quelques temps, de Frédérique Constant. La marque, qui était alors en pleine ascension avait peut-être eu les yeux plus gros que le ventre.
Exact. Plusieurs modèles dont des quartz avec 20% de remise. Quelques Hamilton également avec de grosse reduc. Je pense qu’il s’agit aussi de l’effet internet. Enchère, achat immédiat, vendeurs étrangers (dollars/euros) etc.
9 juin 2010 à 8h17 #420001060239Julien2069
Membre- Citation :
- Chiron place grosso modo la moitié de ses produits auprès de sites web de commerce électronique – principalement quatre, qui ne font aucune publicité et ne diffusent aucune photo de produit via Google – ainsi qu’auprès d’une quinzaine de chaînes de détaillants (qui comptent jusqu’à 300 boutiques)
Quelqu’un les connait-il ?
9 juin 2010 à 8h25 #420001060240Invité
Membre- Julien2069 a écrit:
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- Citation :
- Chiron place grosso modo la moitié de ses produits auprès de sites web de commerce électronique – principalement quatre, qui ne font aucune publicité et ne diffusent aucune photo de produit via Google – ainsi qu’auprès d’une quinzaine de chaînes de détaillants (qui comptent jusqu’à 300 boutiques)
Quelqu’un les connait-il ?

suis preneur aussi

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