Actu: «La crise horlogère n’est pas une crise économique»

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  • Ce sujet contient 19 réponses, 9 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Boc21, le il y a 10 années.
5 sujets de 16 à 20 (sur un total de 20)
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  • #420003390017
    Boc21
    Membre

    Oui effectivement ton raisonnement est juste Wink
    Toutefois, celui de Gregory Pons l’est tout autant :
    Pendant un bref moment, la Livre s’est effondrée, et à ce moment là, pour des clients payant en €, les stocks existant aux UK ont réellement bénéficié d’un effet d’aubaine.
    Et vu la quantité de ce qui s’est vendu pendant un bref moment, les marques ont pu constater comme nous l’effet d’une baisse des prix de « seulement » 20 % sur les ventes.
    Une opportunité s’ouvrait pour les marques horlogères, non pas de laisser la mécanique des changes faire remonter les prix aux UK, mais au contraire de se servir de cette expérience pour faire baisser partout les prix d’environ 20 %.
    Toutefois, la stratégie des horlogers est tout à fait à l’opposé de ce raisonnement.
    Contrairement à Gregory Pons, je ne suis pas certain que cette stratégie soit mauvaise, je me borne à la trouver hautement risquée et à constater qu’elle élimine du marché une grande partie de la demande potentielle, c’est tout.
    Mais après tout que le luxe redevienne du luxe, à savoir uniquement pour une marge de plus en plus congrue de la population, cela ne manque ni de sens ni de logique : on retrouvera l’horlogerie du XIXième siècle transcendant complètement le revenu des p’tites gens point barre.

    #420003390018
    Naif
    Membre

    Et oui nous pensons que la voie de la raison et de consentir à une baisse de prix pour garder une clientèle diversifiée, mais les entreprises sont rarement le fruit de la raison. Il faut parfois des Hayek pour leur rappeler la réalité.

    #420003390019
    blastula
    Membre
    Nouch30 a écrit:
    Et dès que l’offre dépasse la demande, le marché s’effondre…

    y’a guère qu’avec les jolies filles smurfin enfin euh… Actu: «La crise horlogère n’est pas une crise économique» Kap2si

    Nouch30 a écrit:
    Ce brave GP prend le problème à l’envers…

    Bon ben y’a des exceptions… Wink

    et ce n’est pas la faute des CHF si la £ s’est un peu cassé la figure et que le marché local a du répercuter la hausse en £ pour resteren prix constant en CHF.
    On nous fait la même chose avec le pétrole et le $, quand à Patek, il y a eu une sacrée valse des étiquettes pour remettre les prix à peu près d’équerre par rapport au tarif sortie usine payé en CHF

    #420003390020
    Nouch30
    Membre

    A voir si l’effet d’aubaine a eu lieu chez les AD en direct ou chez les revendeur gris…

    Je vois mal l’européen faire un AR exprès pour s’acheter une montre.

    Le gars de passage, si, éventuellement.

    Maintenant quelle entreprise peut se permettre du jour au lendemain de baisser ses tarifs de 20% ?

    Parce ce que c’est ce que proposait GP si j’ai bien compris: baisser les prix partout pour ne pas avoir à répercuter la baisse de la livre sur les prix en GB.

    La plupart ne doit pas avoir ça comme marge nette… (je dirais même aucune).

    Avant de pouvoir se le permettre, il faut tailler à la hache dans les dépenses…

    #420003390021
    Boc21
    Membre
    Nouch30 a écrit:

    Je vois mal l’européen faire un AR exprès pour s’acheter une montre.

    Le gars de passage, si, éventuellement.

    Ben disons que même moi j’ai pensé à le faire donc beaucoup l’ont certainement fait par opportunisme : c’était pile poil pendant les vacances…
    Alors pourquoi ne pas profiter de l’occasion pour un petit week-end familial anglais, visite de Londres, avec remise de 20 % vu la baisse de la devise post brexit ?
    Rien que la remise de 20 % sur une montre « payait » le voyage Incompréhensible

    Nouch30 a écrit:
    Maintenant quelle entreprise peut se permettre du jour au lendemain de baisser ses tarifs de 20% ?

    Parce ce que c’est ce que proposait GP si j’ai bien compris: baisser les prix partout pour ne pas avoir à répercuter la baisse de la livre sur les prix en GB.

    La plupart ne doit pas avoir ça comme marge nette… (je dirais même aucune).

    Avant de pouvoir se le permettre, il faut tailler à la hache dans les dépenses…

    Franchement je crois que racheter les stocks au lieu de les « solder » à seulement -20 % aurait été moins couteux. Ensuite, je crois (mais je n’y connais rien à ce sujet) que les marges des manufactures horlogères auraient permis une baisse de 20 % durable des prix sans trop de casse en se rattrappant sur les volumes.
    Mais bon là on est dans un domaine de l’économie que je ne connais pas, celle du luxe, je ne peux qu’emmetre des suppositions hasardeuses.
    N’importe qui, dans n’importe quel autre secteur de l’économie te dira que le prix de vente est sans importance, que l’important reste les volumes (tant que tu ne produis pas à perte bien entendu…si pour garder des volumes important tu dois aller jusqu’à produire à perte et si tu ne peux pas adapter ton appareil de production pour baisser les couts tu fermes et tu passes à autre chose point barre).
    L’esprit du luxe est différent, historiquement différent…totalement différent voire opposé.
    Là le but semble réellement de perdre définitivement un maximum de clientèle, lancer le secteur entier dans une concurence par l’ammaigrissement (ventes durablement en baisse, entreprises du secteur qui ferment ou sont rachetées par celles qui sont plus florissantes et espérer être un des derniers acteurs sur la place dans quelques années pour fournir l’élite mondialisée avec des marges de dingues).
    Le raisonnement ne me semble pas mauvais, sachant que la classe moyenne, partout sur la planète, est de toutes manière partie en plein déclassement…en tous cas peu parmis ses membres sont susceptibles capables de s’acheter des montres au dessus de 5K.
    Aujourd’hui -20 % pour tenir les volumes et demain combien quand les gens commenceront à devoir choisir entre alimentation, chauffage, santé, études des gosses et loisirs quid 2
    Autant trancher dès aujourd’hui et s’adapter aux volumes de demain.
    Ainsi cet horloger qui prétend que la crise horlogère n’est pas une crise économique détourne un peu la réalité : ses mesures sont bien faites pour s’adapter à une crise économique structurelle.
    Mais bon mes amis me disent souvent que je me fourvoie en prétant à mes interlocuteurs des raisonnements et stratégies bien trop complexes, qu’ils sont loin d’être en état d’élaborer.
    Si ça se trouve ils sont juste bêtes à manger du foin compress
    Néanmoins, je reconnais à l’horlogerie une constance extraordinaire, bien réelle : alors que l’économie réelle mondiale est en déflation depuis des années, le prix des montres ne cesse pour sa part de grimper, faisant de la montre de poignet de luxe un phare inflationiste au milieu de cette tempête déflationiste mondiale, conférant à la montre de poignet de luxe un rôle de stockage de la valeur que même l’or ne remplit plus (il suffit qu’un banquier central soupire « hausse des taux » comme il y a 3 jours pour le cours de l’or s’effondre).
    Donc dans un sens l’horloger cité par Zen a raison : il n’y a pas encore de crise économique déflationiste dans le secteur horloger.

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