FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Actu: La conjoncture reste compliquée pour l’horlogerie suisse
- Ce sujet contient 13 réponses, 13 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Rocca, le il y a 10 années.
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21 juin 2016 à 8h15 #410000120496
ZEN
Membre- Citation :
- La conjoncture reste compliquée pour l’horlogerie suisse
(AOF) – Le secteur du luxe marche à l’envers aujourd’hui à la Bourse de Zurich. Swatch Group cède 1,79% à 291,40 francs suisses tandis que Richemont abandonne 1,26% à 58,85 francs suisses. Les investisseurs s’inquiètent du marasme persistant dans lequel est plongée depuis plus de deux ans l’industrie horlogère suisse. Alors que certains entrevoyaient la lumière dans le courant de l’année 2016, le ciel est resté sombre pour le secteur au mois de mai. La faute en grande partie à une demande toujours atone à Hong Kong.
La baisse s’est poursuivie le mois dernier pour les exportations horlogères suisses. Leur valeur a perdu 9,7% par rapport à l’année passée, pour s’établir à 1,6 milliard de francs suisses. Sur les cinq premiers mois de l’année, le niveau est inférieur à celui de 2012.
Le résultat du mois de mai a été principalement pénalisé par les montres en métaux précieux, dont la baisse a dépassé 20%. Les autres catégories ont affiché des reculs plus modérés. En nombre de pièces, les garde-temps en acier ont tiré le niveau vers le bas.
Tous les segments de prix se sont inscrits en baisse, mais de manière inégale. Comme ces derniers mois, la gamme 500-3 000 francs (prix export) est restée la moins affectée par la tendance générale. Bien qu’en baisse sensible, les montres de moins de 200 francs ont également un peu mieux résisté. La contraction a été particulièrement marquée entre 200 et 500 francs, tandis que les garde-temps de plus de 3 000 francs affichaient aussi un recul à deux chiffres.
Hong Kong a enregistré la même forte diminution qu’en avril, toutefois moins prononcée que sur les douze derniers mois. Aux Etats-Unis, les résultats récents se sont montrés hésitants, tout en s’inscrivant dans une tendance clairement négative. Le Japon a enregistré son troisième mois consécutif de baisse, malgré un effet de base plutôt favorable. L’Europe, qui représentait la dernière poche de croissance, a vu sa situation se détériorer nettement ces trois derniers mois. En mai, l’Italie, la France et l’Allemagne ont affiché de forts replis. Le Royaume-Uni a moins souffert, en raison d’une inhabituelle exportation de produits de gros volume (horloges, pendules, réveils) d’une valeur élevée.
21 juin 2016 à 18h44 #420003291899Chirouille
Membre- ZEN a écrit:
- Le Royaume-Uni a moins souffert, en raison d’une inhabituelle exportation de produits de gros volume (horloges, pendules, réveils) d’une valeur élevée.
Peur du Brexit?
23 juin 2016 à 19h26 #420003291900Chirouille
MembreLe résultat est tombé, le brexit l’a emporté et la livre sterling se casse la figure.
Visiblement pas de mal de monde avait anticipé cela et fait des achats.
C’est maintenant qu’il faut acheter en UK, quand la livre baisse et qu’ils ne sont pas encore sorti officiellement de l’Europe (pas de droit de douane)23 juin 2016 à 21h36 #420003291901broncos
MembreLes droits de douanes sont insignifiants sur l’horlogerie et le resteront sans aucun doute…
23 juin 2016 à 22h07 #420003291902Nouch30
Membre- Chirouille a écrit:
- Le résultat est tombé, le brexit l’a emporté et la livre sterling se casse la figure.
Visiblement pas de mal de monde avait anticipé cela et fait des achats.
C’est maintenant qu’il faut acheter en UK, quand la livre baisse et qu’ils ne sont pas encore sorti officiellement de l’Europe (pas de droit de douane)
Surtout avant que les prix en livres ne soient réajustés à la hausse
23 juin 2016 à 22h33 #420003291903Sonyc
MembreAlors je vous invite a jeter un oeil rapide sur C24 pour vous rendre compte que les prix sont toujours aussi chers.
En plus de proposer, dans la tranche basse, uniquement des modeles polies a la meule.23 juin 2016 à 23h01 #420003291904Zorkseb
MembreNe pas oublier que l’Euro va baisser aussi donc la différence avec la Livre va rester assez faible au final
24 juin 2016 à 1h23 #420003291905Manivel
MembrePar contre le chf…
24 juin 2016 à 1h40 #420003291906km’rol
MembreDes petites variations insignifiantes pour une industrie avec de telles marges , les frontaliers français vont refaire leurs cv et roule …
24 juin 2016 à 6h10 #420003291907ZEN
MembreIl va falloir quelques jours pour constater que le cours de la livre nous sera favorable. J’ai beaucoup plus de doute sur le franc suisse qui de fait va devenir trop fort … C’est très mauvais encore pour l’horlogerie.
Les baisses constatées sont considérables pour le premier semestre.
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).6 juillet 2016 à 4h44 #420003291908zidelu
MembreSource Boursorama
Dans la même veine et en prime de jolies bêtises que je vous laisse découvrir ; une piste … Apple / montre /Luxe
.« Il y a près de deux ans, on se demandait déjà si la Suisse devait craindre un boom des montres connectées. À l’époque, certains acteurs de l’horlogerie se montraient confiants, arguant du fait que ces deux produits ne visaient pas les mêmes publics, quand d’autres se préparaient déjà à une transformation du marché. Aujourd’hui, on peut affirmer que ce sont ces derniers qui avaient raison.
Comme nous le soulignions en octobre 2014, la plupart des horlogers suisses ont sciemment choisi de ne pas suivre les évolutions technologiques et générationnelles du secteur. Un choix qu’ils paient au prix fort aujourd’hui. Depuis un an, les exportations horlogères suisses dégringolent. Mais tout n’est pas perdu pour autant. Si l’horlogerie helvète a connu de nombreuses crises, à l’image de celle causée par les montres à quartz dans les années 1970, elle a toujours su relever la tête. Pour cela, il va falloir qu’elle change de stratégie en proposant des montres adaptées à la demande de la clientèle, plus accessibles et plus créatives.
Une crise aux causes multiplesSi certains patrons de grandes marques préfèrent opter pour la politique de l’autruche, en minimisant le problème, les statistiques sont formelles : l’horlogerie suisse est en crise. Elle a enregistré en 2015 sa première baisse depuis 2009. Selon la Fédération de l’Industrie horlogère suisse (FH), la valeur des exportations horlogères se chiffrait à 21,5 milliards de francs suisses l’an dernier, soit moins de 20 milliards d’euros. Cela représente un recul de 3,3% par rapport à 2014, avec un résultat comparable à celui de 2012.
Les raisons de cette crise sont multiples, et parmi elles figure bien évidemment la démocratisation des montres connectées. À lui seul, le géant de l’électronique Apple vend actuellement la moitié de ce qu’écoulent toutes les marques horlogères suisses réunies grâce à son Apple Watch. D’ailleurs, cette dernière n’a rien à envier aux garde-temps suisses question luxe : les modèles de la gamme Edition dotés d’un boîtier en or rose ou jaune 18 carats sont proposés à des tarifs oscillant entre 11 000 et 18 000 euros. Si l’on prend en compte tous les modèles de smartwatches, on se rend compte qu’il s’en est vendu plus que des montres suisses depuis le dernier trimestre de l’année 2015.
Les montres connectées ne sont pas les seules responsables de cette récession de l’horlogerie helvète. La crise entre l’Ukraine et la Russie, la présence de Daesh au Moyen-Orient, ou encore la chute du prix du pétrole ont rendu certains acheteurs plus réticents à investir dans les garde-temps de luxe. De leur côté, les réservoirs de croissance que constituent la Chine ou l’Amérique Latine n’ont pas répondu aux attentes… la faute au ralentissement de leurs économies respectives. Globalement, on observe une baisse des exportations aux quatre coins du monde : en France, aux États-Unis, au Japon, en Italie…
Répondre aux exigences d’une nouvelle clientèleParmi les facteurs expliquant la crise actuelle de l’horlogerie suisse, il ne faut pas oublier l’évolution des attentes parmi les nouvelles générations d’amateurs de montres. Ces consommateurs n’ont pas forcément les mêmes goûts que leurs aînés. Ils ne recherchent pas les mêmes montres, ni au même prix. Pour réussir à séduire cette nouvelle clientèle, les marques horlogères vont devoir proposer des modèles plus accessibles, des garde-temps plus créatifs ou discrets, voire des modèles connectés. Plusieurs marques helvètes se sont d’ailleurs déjà converties aux smartwatches. C’est Frédérique Constant qui a dégainé la première, avec son Horological Smartwatch sortie début 2015. La maison a prouvé à tout le monde que tradition suisse et nouvelles technologies pouvaient cohabiter au sein d’un même boîtier. Depuis, certains poids lourds lui ont emboîté le pas, comme Tag Heuer ou Breitling.
Si l’on peut être sûr d’une chose, c’est que l’horlogerie survivra à cette crise comme elle a su le faire par le passé, notamment dans les années 1970 avec l’arrivée de montres à quartz japonaises. À l’époque, c’est Swatch qui avait sauvé l’horlogerie suisse en imaginant une montre en plastique à bas coût. Cette fois, le salut passera par une démocratisation de l’horlogerie de luxe, un phénomène que l’on peut déjà observer depuis quelques temps. Comme nous venons de l’évoquer des marques comme Frédérique Constant, mais aussi Tudor, Mido ou Tissot, parviennent à tirer leur épingle du jeu en misant sur des modèles de qualité mais abordables. D’autres jeunes marques comme MB&F, HYT ou Romain Jerome s’en sortent en misant sur la créativité, en bousculant les codes de l’horlogerie traditionnelle. Il existe donc plusieurs voies pour que l’horlogerie suisse sorte de la crise… à condition que les maisons les plus réticentes se décident enfin à voir la réalité en face et à prendre les mesures nécessaires pour s’adapter aux évolutions du marché.
6 juillet 2016 à 7h02 #420003291909Invité
MembreToutes les analyses sont bonnes, la montre est un accessoire pas indispensable dont l’achat peut être repousser à plus tard, alors qu’on doit parfois renouveler plus vite comme pour une auto, pour des raisons incontournables, un vrai besoin. Tout le superflu peine en ce moment, ça entraine un cercle vicieux, tout le monde attend la super remise, et quand la super remise est proposée, ça ne fait pas vendre plus que ça vu que ça dévalorise le produit, ça tue l’émotion et donc l’envie, finalement ça réagit comme n’importe quel marché.
Je pense que pour les montres, ça reviendra, il leur faudra un peu plus d’imagination qu’ils en ont en ce moment pour donner de l’envie. Nicolas Hayek est mort, Biver n’est plus un jeune, quand le successeur de ces génies ?10 octobre 2016 à 4h25 #420003291910Burgunder1962
MembreHello, je n’ai pas voulu créer de topic spécial mais voici la dernière étude de Deloitte Suisse sur l’industrie horlogère. Je ne l’ai pas encore lue mais il y a certainement de quoi alimenter le débat.
Bonne lecture 😉https://www2.deloitte.com/ch/etudehorlogere
10 octobre 2016 à 9h41 #420003291911Rocca
MembreOn dirait que les informations contradictoires se suivent à grande vitesse, un jour c’est la catastrophe, le lendemain ça va mieux et ainsi de suite…
Il faudrait se calmer un peu et voir sur le plus long terme.
Le nez dans le guidon on voit mal le paysage autour.
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