FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Actu : L’horlogerie exige un taux de « swissness » de 60% minimum
- Ce sujet contient 9 réponses, 8 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
TICTALCOOLIQUE, le il y a 14 années et 8 mois.
-
AuteurMessages
-
17 février 2012 à 13h21 #410000080779
ZEN
Membre- Citation :
- L’horlogerie exige un taux de « swissness » de 60% minimum
Berne (awp/ats) – Le secteur horloger helvétique monte aux barricades pour défendre sa réputation de qualité et d’authenticité. La Fédération de l’industrie horlogère suisse (FH) veut que pour mériter le label « Swiss Made », les montres présentent un taux minimum de 60% de « Swissness », soit de valeur suisse.
La législation horlogère actuelle, qui remonte à 1971, ne fixe pas de seuil minimum de plus-value suisse, a rappelé jeudi en conférence de presse à Berne Jean-Daniel Pasche, président de la FH. Une carence qui profite à des fabricants étrangers, chinois surtout mais pas seulement, et leur permet de vendre des montres « suisses » où la part de valeur helvétique atteint à peine 20%.
Le Conseil national devra se prononcer le 15 mars prochain sur cette question. Sa commission préparatoire comme le Conseil fédéral proposent un taux de Swissness minimum de 60% pour les produits industriels. A leur grande majorité (85%), les membres de la FH soutiennent le projet, qui n’a toutefois pas l’heur de plaire à tous, et en particulier à l’Union suisse des arts et métiers (USAM).
PRÉCIEUSE CRÉDIBILITÉ
Pour l’horlogerie suisse, il en va de sa crédibilité, a souligné Philippe Merk, directeur général (CEO) d’Audemars Piguet. Il s’agit de protéger et faire fructifier « les connaissances uniques, l’ingéniosité et le savoir-faire artisanal développés au fil des années », a plaidé le patron de la prestigieuse entreprise indépendante du Brassus, dans la Vallée de Joux (VD).
Le terme « Suisse » est un synonyme de qualité, de fiabilité et de confiance, a renchéri Hanspeter Rentsch, membre de la direction du numéro un mondial de l’horlogerie Swatch Group. Si la part suisse dans un produit est trop infime, « le rapport à la Suisse est faux et trompeur », à commencer pour le consommateur toujours friand de qualité authentique.
CRÉATIONS D’EMPLOIS
La crainte qu’un renforcement des exigences pour le Swiss Made entraîne des licenciements est pour sa part « totalement infondée », selon M. Rentsch. Au contraire, « si la part de plus-value suisse exigée augmente, les opérations industrielles partiellement délocalisées en Asie devront être rapatriées » et affinées pour concurrencer les coûts de production asiatiques, avec à la clé des emplois d’un haut niveau qualitatif.
Un scénario qui touche aussi les fournisseurs et sous-traitants, à l’exemple de la firme W. Blösch de Granges (SO), spécialisée dans les revêtements de très haute technologie utilisés pour les pièces de montres. Des procédés mis au point en symbiose avec le monde horloger, mais qui s’appliquent aussi à d’autres marchés comme les techniques médicales, les télécoms ou l’astronautique, a relevé son patron Peter Blösch.
La revendication d’un Swissness d’au moins 60% est aussi soutenue par Unia. Pour le conseiller national Corrado Pardini (PS/BE), membre de la direction du syndicat, ce projet « est essentiel pour la place économique suisse » et servira à « soutenir durablement les investissements et ainsi l’emploi » dans l’industrie du pays.
UNE BRANCHE CAPITALE
L’horlogerie est la troisième industrie suisse d’exportation, rappelle la FH, derrière la pharma/chimie et les machines. Au contraire des autres branches, qui ont à lutter avec le franc fort couplé à une conjoncture économique mondiale à la peine, elle a montré l’an dernier une santé presque insolente.
Les exportations horlogères ont atteint un plus haut historique de 19,3 milliards de francs (+19,2% sur un an), et le nombre de montres exportées 29,8 millions (+13,8%). Le secteur emploie près de 50’000 personnes (33’000 en 1991), dont les trois quarts pour la seule production.
17 février 2012 à 13h34 #420001630941Boogie
MembreLe truc que j’ai entendu, c’est que les suisses voulaient augmenter le taux de suissitude dans les montres, mais que l’UE s’y opposait, pour cause de protectionnisme, vrai ou faux, je ne sais pas
17 février 2012 à 13h45 #420001630942WaMou
MembreJe veux pas dire de bétise, mais depuis quand la Suisse doit rendre des comptes à l’europe concernant ses politiques commerciale ?
17 février 2012 à 13h48 #420001630943etiennedelav
Membre« swissness », « swissitude », d’origine suisse plutôt, non ?
Etienne
17 février 2012 à 13h51 #420001630944Boogie
Membre- WaMou a écrit:
- Je veux pas dire de bétise, mais depuis quand la Suisse doit rendre des comptes à l’europe concernant ses politiques commerciale ?
.
nous ne sommes pas dans l’UE, mais dans les faits, c’est tout comme, nous avons signé des accords bilatéraux qui réglent nos rapports, commerciaux entre autres, avec Bruxelles17 février 2012 à 13h54 #420001630945Trainskill
MembreEn 2007:
- Citation :
- Vers un renforcement de la loi sur l’utilisation du Swiss Made?
La réforme de la réglementation pour l’utilisation du label Swiss Made pour les
montres est depuis cette année en cours de discussion. La FH (Fédération horlogère
suisse) a engagé une réflexion afin de renforcer la valeur du Swiss Made basé sur
l’ordonnance de 1971, révisée en 1992, et jugée trop laxiste par les milieux
professionnels de l’horlogerie.
Le projet de la FH prévoit d’introduire une différentiation entre la montre mécanique
et la montre à quartz, ainsi qu’un critère de valeur dans la nouvelle réglementation.
« Serait ainsi considérée comme montre mécanique suisse la montre dont 80% au
moins du coût de fabrication est imputable à des opérations effectuées en Suisse.
Pour les autres montres, en particulier électroniques, ce taux serait de 60%. La
construction technique et le prototypage devraient de plus être effectués en Suisse.
Seraient exclus du coût de fabrication la matière première, les pierres précieuses et
la pile.
Le mouvement suisse, dans l’ordonnance actuelle, connaît déjà un critère de
valeur, à savoir le taux de 50%. Estimant là aussi qu’il convient de renforcer cette
définition, le projet modifie ces critères de valeur. Par conséquent, pour les
mouvements mécaniques, le taux serait de 80% au moins de la valeur de toutes les
pièces constitutives. Pour les autres mouvements, notamment les mouvements
électroniques, ce taux serait de 60%. Est également prévue dans ce cas l’exigence
de la construction technique et du prototypage en Suisse.
Le projet stipule également d’autres dispositions concernant la définition de la pièce
constitutive suisse et celle de l’assemblage en Suisse.»
Source: http://www.mih.ch/mih/presse/pdf/Dossier%20de%20presse%20SWISS_MADE.pdf
On se relâche !
17 février 2012 à 14h32 #420001630946WaMou
Membre- Boogie a écrit:
-
- WaMou a écrit:
- Je veux pas dire de bétise, mais depuis quand la Suisse doit rendre des comptes à l’europe concernant ses politiques commerciale ?
.
nous ne sommes pas dans l’UE, mais dans les faits, c’est tout comme, nous avons signé des accords bilatéraux qui réglent nos rapports, commerciaux entre autres, avec Bruxelles
D’accord ! Donc bétise j’ai dit !
17 février 2012 à 18h59 #420001630947colinsuper7
Membresalut boogie
interessant ce que tu racontes, mais je ne vois pas en quoi une AOC ‘swiss made’ porterait atteinte au libre echange..C’est simplement un element d’information pour rassurer les consommateurs – vous allez payer votre produit 5 fois le prix, mais rassurez vous, c’est produit chez nous ;-)..17 février 2012 à 22h48 #420001630948ZEN
MembreComment va-t-on comparer des heures de main d’oeuvre de polissage, des composants, de la valeur ajoutée, etc … Par exemple, 3 heures de contrôle entreront-elles dans les 60% et comment ?
__________________________________
Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).18 février 2012 à 0h58 #420001630949TICTALCOOLIQUE
Membre
un taux minimum de 60% de « Swissness », soit de valeur suisse
c’est quoi cette article qui explique rien en fait !
-
AuteurMessages
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.