FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Actu: L’heure est grave pour les sous-traitants suisses de l’horlogerie
- Ce sujet contient 6 réponses, 6 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
ChrisC75, le il y a 6 années et 1 mois.
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31 août 2020 à 10h15 #410000145183
ZEN
Membre- Citation :
- La situation de la branche horlogère est très inquiétante avec la crise économique qui s’annonce. Les sous-traitants sont particulièrement touchés et font face à une diminution alarmante des commandes.
La crise économique menace de frapper fort dans les montagnes neuchâteloises, berceau de l’horlogerie. Depuis le début de la pandémie, les commandes chez les sous-traitants se font de plus en plus rares.
C’est le cas notamment de Metalem, basé au Locle, qui fabrique des cadrans pour une quinzaine de marques. Actif dans l’horlogerie depuis les années 70, Alain Marietta, administrateur délégué de Metalem, n’a jamais vu une telle crise.
« Depuis fin février, on a rentré l’équivalent de trois semaines de travail sur cinq mois. Aujourd’hui, on vit clairement sur nos réserves. On a pas mal de clients qui nous on fait des reports sans annuler les commandes, ce qui nous permet de pouvoir travailler à 50 ou 60%. Mais fin octobre, on va sauter dans le vide », confie-t-il samedi dans le 19h30.
Dans le canton de Neuchâtel, 20% des emplois dépendent de l’horlogerie. La crise a déjà fait des dégâts, puisque deux entreprises ont fermé leurs portes cet été, et les perspectives ne sont pas réjouissantes.
« Encourager les circuits courts »
« A part l’Asie, qui semble avoir plutôt bien repris, les autres marchés sont quand même très à la peine. Quand on discute avec des fournisseurs de l’horlogerie ou avec certaines marques, on se rend compte qu’il n’y a pas grand-chose dans les carnets de commande pour les 6 mois à venir et même au-delà », s’inquiète Florian Nemeti, directeur de la chambre du commerce et de l’industrie de Neuchâtel.
Face à cette sinistrose, de nouvelles solutions sont imaginées pour la branche. Thierry Junod, directeur général de Metalem, insiste sur l’importance de la production locale: « Il faudrait encourager les circuits courts, comme on le fait pour l’agriculture. Travailler avec des savoir-faire de proximité comporte beaucoup d’avantages. »
« Ce n’est pas la première crise qu’on affronte »
Invité dans le 19h30, le conseiller d’Etat neuchâtelois en charge de l’Economie Jean-Nathanaël Karakash se veut rassurant: « Ce n’est pas la première crise qu’on affronte et il n’y a pas de raison de penser que la demande va disparaître à moyen ou long terme. Il faut conserver notre capacité de rebond et préserver nos entreprises et nos emplois en les aidant avec le chômage partiel, qui a par ailleurs été prolongé. »
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31 août 2020 à 10h42 #420004396822adneim
Membre» de nouvelles solutions sont envisagées…. Il faudrait encourager les circuits courts »
Eureka, mais quelle idée géniale et révolutionnaire !
Je sais que ce n’est pas propre à l’horlogerie mais c’est assez cocasse cette façon de réinventer la roue.
31 août 2020 à 10h48 #420004396823ChrisC75
MembreTout comme les AD qui ont changé leur discours : nous, nous privilégions avant tout notre clientèle locale …
(faute de mieux)
31 août 2020 à 10h54 #420004396824atamatik
MembreLa solution par l’obligation
31 août 2020 à 11h05 #420004396825Manivel
MembreJe pense qu’au contraire l’horlogerie se tourne plus encore vers l’Asie pour amortir le coût de la crise.
C’est un processus démarré il y a plusieurs années, déjà accéléré par le passage a 60/100 du swiss made, et qui vient donc de passer la deuxième…1 septembre 2020 à 13h50 #420004396826Leopal
MembrePas réjouissant. J’ai déjà vu Bouille fermer il y a quelques mois, vécu le départ définitif d’une employée qui était dans l’entreprise depuis longtemps, les larmes aux yeux, c’était triste à voir.
J’espère que mes partenaires vont tenir le coup, et les autres aussi d’ailleurs. Je crains que les employés français soient les premiers sacrifiés.
1 septembre 2020 à 14h19 #420004396827ChrisC75
MembreOui, les secteurs du luxe qu’on nous a longtemps dits épargnés par la délocalisation …
Un joli conte pour enfants … La finance autrefois était un moyen, aujourd’hui elle est l’objectif. -
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