Actu: François-Henry Bennahmias: «La montre d’occasion a de l’avenir»

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  • #410000136102
    ZEN
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    Citation :
    François-Henry Bennahmias: «La montre d’occasion a de l’avenir»

    INTERVIEW – Le président d’Audemars Piguet, est convaincu que le marché de la seconde main est le prochain grand sujet de l’industrie horlogère. Il a ouvert quelques points de vente en test dans cinq pays différents. Explications.

    Cet ancien professionnel du golf ne déteste pas avoir un coup d’avance. En l’occurrence, il est un des premiers à avoir abordé publiquement le sujet des montres vintage, et à poser aujourd’hui des jalons. La marque qu’il préside a le vent dans le dos, avec une croissance de 12 % qui fait pâlir ses voisins, et cela pousse à l’audace. «La désirabilité de la marque est la clé du marché d’occasion», explique le patron d’Audemars Piguet, maison indépendante créée en 1875, qui vend 40 000 pièces (neuves) par an et réalise un chiffre d’affaires annuel proche du milliard de francs suisses.

    Pourquoi les griffes horlogères doivent-elles se préoccuper du marché de la revente?

    L’horlogerie est très en retard. Il y a longtemps par exemple que le secteur automobile s’est organisé. Le marché de l’occasion a été totalement laissé entre les mains de tiers, sans garantie, ni qualité constante… C’est un problème pour les marques horlogères qui devraient être responsables de leurs produits de A à Z.

    Est-ce une manne importante?

    On estime le marché de l’occasion 5 à 10 fois supérieur à celui du neuf… C’est le prochain grand mouvement de l’industrie horlogère qui va changer la donne, et attirer de nouveaux clients.

    Comment s’y prendre?

    A mon avis, la première chose à faire est de ne pas mélanger les deux offres, l’occasion et le neuf, car elles s’adressent à deux clientèles différentes. Ensuite, le vrai défi est de pouvoir bien chiffrer le produit. Quand quelqu’un entre avec une montre, il faut tout de suite pouvoir lui dire combien elle vaut. Cela demande donc de surveiller le marché attentivement et avoir une connaissance précise et rapide. On vend et on achète, c’est un nouveau métier à intégrer. C’est la raison pour laquelle d’ailleurs le groupe Richemont vient de racheter Watchfinder, un des premiers spécialistes des montres d’occasion.

    Vous avez fait un premier pas?

    Nous sommes en test dans cinq grandes villes, dans les pays les plus matures et les plus gros: Tokyo, Singapour, Hongkong, Genève et New York. C’est une toute première étape, car nous faisons cela dans nos boutiques, et sans racheter. Pour l’instant, nous ne faisons que vendre notre propre stock. Ce sont donc des petites quantités, mais cela permet de défricher, d’observer et de se préparer pour la suite. Il faut prendre son temps pour bien faire les choses.

    Elodie Baerd

    http://www.lefigaro.fr/horlogerie/2018/12/14/30006-20181214ARTFIG00040-francois-henry-bennahmias-la-montre-d-occasion-a-de-l-avenir.php

    #420004001176
    ZEN
    Membre

    Très intéressante interview d’Elodie Baerd qui multiplie les bonnes interviews

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    Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).

    #420004001177
    Leopal
    Membre

    Dire que le marché d’occasion a de l’avenir, ça tient un peu d’enfoncer une porte grande ouverte… Smile

    Quant à dire que ce sont deux clientèles différentes, c’est peut-être vrai pour la clientèle asiatique par exemple, mais surement pas pour la clientèle occidentale. Qui est peut-être devenue quantité négligeable, il est vrai, à force d’augmenter les prix…

    #420004001178
    Rocca
    Membre

    Beaucoup d’avenir, surtout quand l’occasion est plus chère que le neuf !

    #420004001179
    Doudou-GTi
    Membre

    Les cas où les occasions sont plus chères que le neuf sont globalement rares.
    Les Prix du neuf augmentant beaucoup de clients potentiels partent en occasion, et du coup « échappent » au réseau officiel, ils ont raison de s’y intéresser et ainsi gérer au plus possible toute la chaîne, amha.

    #420004001180
    Basyl177
    Membre

    Ce qui est plutôt une mauvaise nouvelle, car ça veut dire qu’ils vont arriver à obtenir l’exclusivité sur le SAV, obligation de passer par les grands groupes, raréfaction des pièces etc… La mort des horlogers indépendants pour aller un peu vite en besogne…

    #420004001181
    dali
    Membre
    Citation :
    Nous sommes en test dans cinq grandes villes, dans les pays les plus matures et les plus gros: Tokyo, Singapour, Hongkong, Genève et New York. C’est une toute première étape, car nous faisons cela dans nos boutiques, et sans racheter. Pour l’instant, nous ne faisons que vendre notre propre stock.

    scratch scratch

    Des montres d’occasion neuves donc, issues de la marque et vendues par la marque elle même… visionnaire !

    Ou alors ils vendent les montres « retournées » par les clients durant un « échange standard » ? Moi pas bien comprendre.
    Plus simplement, essayeraient-ils ainsi de refourguer les nanars des anciennes collections ?

    #420004001182
    fabricio
    Membre

    Quand quelqu’un entre avec une montre, il faut tout de suite pouvoir lui dire combien elle vaut. ……

    Amha certaines marques vont avoir un problème d’estimation ….. on est mal, très mal… pour paraphraser la pub… Incompréhensible

    #420004001183
    SEBOU
    Membre

    C’est bien normal…..

    Comme dans l’automobile les marques se rendent compte que les occasions peuvent aussi rapporter de l’argent et donc que l’activité ne doit plus être subie / leur échapper….

    Le consommateur pourra acheter, faire reprendre etc…..et aura toujours le choix de revendre tout seul de son côté.

    S.

    #420004001184
    Kerangaro
    Membre

    En effet surprenant que le secteur ne se soit pas tourné vers le marché de la reprise (si courant dans l’automobile).
    L’argument d’une révision / garantie constructeur serait en effet un vrai plus par rapport à des enseignes d’occasion souvent peu scrupuleuses.

    #420004001185

    Certains concessionnaires automobiles ont compris que le créneau de la "seconde main", trop longtemps laissé aux "indépendants", était une source de revenus non négligeables et de captation d’une clientèle qui n’achètera pas du "neuf".

    Si les grandes maisons horlogères comprennent enfin que le marché de la seconde main horlogère est porteur, cela veut dire qu’elles ouvrent un peu les yeux sur la réalité du marché horloger, et ici je me garderai bien de parler du "marché gris".

    La hausse perpétuelle, et souvent injustifiée, du tarif des montres neuves, orchestrée par les maisons horlogères, est probablement à l’origine de la bonne santé du marché de seconde main, et je n’en rajouterai pas une couche en continuant d’évoquer le "marché gris" où un modèle 100% neuf avec sa garantie se trouve à -50% par rapport au prix boutique de l’AD.

    #420004001186
    Ganesh
    Membre

    Ca fait quand même plus de 20 ans que certains ont investi le marché de l’occasion horlogère
    Je cite par exemple cresus à Lyon qui a très bien réussi, mais il y en a d’autres qui au début des années 2000 ont ouvert des boutiques dédiées à l’occasion.
    Bref, je ne vois pas ce qui est nouveau

    #420004001187
    SEBOU
    Membre
    Ganesh a écrit:
    Ca fait quand même plus de 20 ans que certains ont investi le marché de l’occasion horlogère
    Je cite par exemple cresus à Lyon qui a très bien réussi, mais il y en a d’autres qui au début des années 2000 ont ouvert des boutiques dédiées à l’occasion.
    Bref, je ne vois pas ce qui est nouveau

    Ce qui pourrait être vraiment nouveau c’est que les marques elles mêmes feraient naître leur propre label pour l’occasion.

    #420004001188
    arbigoud
    Membre

    C’est peut-être intéressant qu’il le dise en tant que patron d’une grande marque, mais il ne dit finalement rien de bouleversant. C’est surtout une occasion pour lui de communiquer sur ce tournant qui est somme toute majeur dans cette industrie

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