FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Actu: “C’est la misère”: les travailleurs frontaliers confrontés à l’état d’urge
- Ce sujet contient 28 réponses, 15 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Manivel, le il y a 6 années et 7 mois.
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17 mars 2020 à 7h21 #410000142823
ZEN
Membre- Citation :
- “C’est la misère”: les travailleurs frontaliers confrontés à l’état d’urgence en Suisse à cause du coronavirus covid-19
Le rétablissement des contrôles aux frontières franco-suisses complique la circulation des quelque 35.000 travailleurs frontaliers vivant en Franche-Comté.
Richard, qui vit dans l’agglomération de Besançon, part tous les matins en Suisse, où il travaille dans une entreprise d’horlogerie.
Ce mardi, le trajet qu’il partage avec plusieurs covoitureurs, a été plus long que prévu.
« C’est la misère, nous raconte-t-il au téléphone lors de sa pause-café. On était bloqué à partir de Morteau. » Soit une douzaine de kilomètres avant la frontière, qu’il franchit d’ordinaire au Locle.
Finalement, Richard et ses collègues sont passés par Les Brenets, une douane secondaire, censée être fermée: « Il n’y avait personne, cela nous a permis d’éviter le bouchon. On était peut-être amendable, on ne sait pas trop ».
Des milliers de frontaliers, eux, n’ont pu éviter les bouchons. Certains ont mis quatre heures ce matin pour parcourir la vingtaine de kilomètres entre Pontarlier et Vallorbe. D’ordinaire, c’est une demi-heure tout au plus.
Permis de travail obligatoire pour les 35.000 frontaliers de Franche-Comté
Ces bouchons sont causés par le rétablissement des contrôles aux postes-frontières. Ce matin, les douaniers suisses exigeaient un permis de travail pour ceux qui franchissent la frontière. En Franche-Comté, ils sont 35.000 environ, sur 175.000 Français travaillant en Suisse.Pour endiguer la pandémie de coronavirus, le gouvernement fédéral suisse a décidé lundi de rétablir le soir même, à minuit, les contrôles aux frontières françaises, allemandes et autrichiennes. La frontière italienne était déjà contrôlée depuis vendredi. L’entrée en Suisse n’est plus possible que pour les citoyens suisses et les étrangers ayant un permis de séjour ou un permis de travail.
« Pour l’instant, on ne nous a rien donné », affirme Richard. Ici, nous appliquons les consignes de sécurité: les réunions sont annulées, on travaille à distance les uns des autres. On est confiné au bureau pour ainsi dire ».
Fabriquer des montres de luxe, ça n’a rien d’urgent
« Vu la grosse baisse d’activité, il serait plus raisonnable de fermer les usines, estime de son côté Guy Vandel, administrateur de l’Amicale des Frontaliers. Dans l’horlogerie, c’est un salarié par mètre carré. Ca ne sert à rien de travailler pour choper ce virus. De toute façon les ventes s’écroulent. Fabriquer des montres de luxe, ça n’a rien d’urgent. Ce n’est pas un produit de première nécessité ».Dans la Vallée de Joux, une manufacture au moins a mis ses salariés en chômage partiel. Rolex a officialisé ce mardi la fermeture de ses sites de production de Genève, Bienne et Crissier.
« Il y a une telle baisse d’activité qu’ils ne peuvent pas faire autrement », réagit Guy Vandel. Les salariés en chômage partiel seront indemnisés à hauteur de 80% de leur salaire ».
Des contrôles aussi côté français
Richard, lui, continue à travailler. Pour combien de temps ? Il ne sait pas. Un de ses collègues, malade, est rentré chez lui. Toute l’équipe attend les résultats du test covid-19.Ralenti par les contrôles suisses ce matin, il ne sait pas non plus combien de temps il mettra à revenir à son domicile ce soir. En fin de journée, la police aux frontières française pourrait prendre le relais des douaniers suisses. « Ne rentreront en France que les personnes qui ont un motif légitime, dont professionnel, nous précise la préfecture du Doubs ce mardi. On ne peut plus venir en France pour se balader ou pour le tourisme »
La crise liée au coronavirus bouleverse en tout cas le quotidien des travailleurs frontaliers, qui chaque jour circulent désormais d’un pays confiné à un autre en état d’urgence.
17 mars 2020 à 8h42 #420004286468Leopal
MembreJe suis en ce moment près de Morteau, suis passé par Le Locle à l’aller et au retour aujourd’hui sans trop de soucis, mais j’ai évité les heures de grande affluence, bien m’en a pris.
Je pense que ça va se résoudre les prochains jours, beaucoup de boites ferment, et celles qui restent encore ouvertes ont nettement allégé les effectifs.
17 mars 2020 à 10h01 #420004286469Le temps retrouvé
MembreMisère , misère … n’exagérons pas .
Ces inconvénients sont fâcheux . mais provisoires .
Ma belle-famille est en Haute-Savoie , tout près de Genève , et je me souviens encore de ces frontaliers qui se frottaient les mains , hilares , en comparant leurs excellents salaires en CHF aux petits salaires rikiki des français travaillant en France …
18 mars 2020 à 8h38 #420004286470jaeger92
Membrebah c’est les inconvénients de travailler dans un pays étranger et de passer des frontières. s’ils le veulent vraiment, pour s’affranchir de cette « misère » et bein ils peuvent s’installer en Suisse.
moi ceux que je plains vraiment ce sont les personnels de santé qui travaillent pour la communauté et qui se trouvent coincés dans la file. liberons leur une voie d’accés prioritaire..
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Instagram: Helvetic_tac18 mars 2020 à 8h40 #420004286471Manivel
MembreTu en parleras aux frontaliers de la Balme de Sillingy qui se sont fait virer.
Ainsi qu’a ceux qui bossaient dans des boites qui ont du mettre la clef sous la porte.La Suisse paie, mais les modalités de licenciement sont bien plus radicales qu’en France.
Ils peuvent te virer pour un oui ou pour un non.Nous sommes la variable d’ajustement.
18 mars 2020 à 8h45 #420004286472jaeger92
Membreça fait partie du deal depuis le début, non ?
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Instagram: Helvetic_tac18 mars 2020 à 8h59 #420004286473Manivel
MembreJe répondais au temps retrouvé, pardon.

Effectivement, environ une moitié des amis frontaliers que je me suis fait au boulot vivent désormais en Suisse et ne sont pas près de revenir a gypsyland.
Si je n’habitais pas la maison de famille, a laquelle je suis bien trop attaché, je serais également parti vivre en Suisse.
La perte de pouvoir d’achat est certaine, environ 30/100, mais la qualité de vie y est toute autre.Pour en revenir a la frontière, effectivement, des collègues ont mis 4 heures pour la passer hier.
Moi je suis en télétravail pour l’instant.
18 mars 2020 à 9h16 #420004286474jaeger92
Membremais oui, tu as raison, les temps sont durs et ce n’est pas une situation enviable. bon courage et j’espère que tout rentrera dans l’ordre assez vite.
et que les personnels de santé ne perdront pas plus de temps et d’energie à faire la queue aux frontières__________________________________

Instagram: Helvetic_tac19 mars 2020 à 4h48 #420004286475Blackbird
MembreC’est une sale situation, et certainement beaucoup plus crade que ce que l’on pense.
D’un côté, en Suisse comme d’habitude cela a commencé à tirer en premier sur les frontaliers. Surtout, ce sera et ce sont les premiers virés. Tout en n’apparaissant pas dans les statistiques du chômage suisse, c’est facile d’avoir le plein emploi quand on peut virer 20% des effectifs et refiler ses chômeurs à un autre pays, à la fois pour les stats et les indemnités…
D’un autre côté, même si on aime bien virer et emmerder les frontaliers, on a bien besoin: au CHUV, à Lausanne, 14% du personnel est frontalier alors qu’on est assez loin de la frontière. J’ose pas imaginer la proportion aux HUG à Genève… Frontières fermées, les hôpitaux ne tournent plus!
Actuellement ils parlent de mettre en place des voies spécifiques pour les personnels de santé aux douanes, pour qu’ils n’aient pas à attendre 2-3 heures pour passer. À voir, il y a aussi le risque d’une réquisition par les états voisin des personnels de santé (dont ils ont payé la formation, donc ce serait fair enough…).19 mars 2020 à 5h11 #420004286476O’Conner
MembreIl y a aussi l’armée pour ça en Suisse… 8000 militaires vont être mis à disposition des cantons. 3000 mobilisés depuis lundi, dont les soldats de quatre bataillons hospitaliers et cinq compagnies sanitaires.
La plus grosse mobilisation depuis la WW219 mars 2020 à 6h20 #420004286477Invité
Membre- Nalika a écrit:
- Il y a aussi l’armée pour ça en Suisse… 8000 militaires vont être mis à disposition des cantons. 3000 mobilisés depuis lundi, dont les soldats de quatre bataillons hospitaliers et cinq compagnies sanitaires.
La plus grosse mobilisation depuis la WW2
8000 militaires, soit deux brigades pour 8 millions d’habitants à la louche. Tu parles d’une mobilisation..

Heureusement qu’il ne s’agit pas d’arrêter les divisions blindées soviétiques.
A titre indicatif, hors coronavirus, ça fait 5 ans qu’on a plus de 10 000 militaires mobilisés en permanence pour Sentinelle, sans compter Police et Gendarmerie (plus de 240 000 au total).
19 mars 2020 à 6h41 #420004286478Flector
MembreBonsoir, article qui date de mars 2019, ils ne sont pas près de se passer des frontaliers !
Départ en retraite
19 mars 2020 à 6h50 #420004286479O’Conner
Membre- watchaddict76 a écrit:
- Heureusement qu’il ne s’agit pas d’arrêter les divisions blindées soviétiques.
A titre indicatif, hors coronavirus, ça fait 5 ans qu’on a plus de 10 000 militaires mobilisés en permanence pour Sentinelle, sans compter Police et Gendarmerie (plus de 240 000 au total).
C’est super tout ça… mais quel rapport entre les T 62, santinelle et le coronavirus ?
La discussion portait sur comment palier au manque de mains d’œuvres dans les hôpitaux, il me semble…19 mars 2020 à 7h40 #420004286480Invité
Membre- Nalika a écrit:
-
C’est super tout ça… mais quel rapport entre les T 62, santinelle et le coronavirus ?
La discussion portait sur comment palier au manque de mains d’œuvres dans les hôpitaux, il me semble…
Le rapport c’est que tu as l’air de présenter la mobilisation de 8000 militaires dans un pays de 8 millions d’habitants comme l’effort du siècle… Tout simplement.
19 mars 2020 à 8h57 #420004286481oam
Membre- Manivel a écrit:
- Effectivement, environ une moitié des amis frontaliers que je me suis fait au boulot vivent désormais en Suisse et ne sont pas près de revenir a gypsyland.
Tu ne parles pas de mon pays là ?
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