A propos du remontage

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  • Ce sujet contient 74 réponses, 18 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par nam, le il y a 15 années.
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  • #420001412831
    Ledzeptom
    Membre
    Arno a écrit:
    Ledzeptom a écrit:
    ahh zut pour moi le rochet c’est le cercle qui tourne au dessus du barrillet et qui ressere le ressort du barrillet…
    et cette partie tourne completement, j’ai bien regarde !

    mais alors si la cage exterieure ne tourne comment l’energie est elle delivree a la roue de centre , et pourquoi y mettre des dents sur le bord exterieur…???

    bon bah ya plus qu’a attendre le retour de ta montre !! Mr. Green

    Le rochet de barillet est effectivement une roue libre entrainée par le pignon de remontage, en prise directe avec l’arbre du barillet, qui lui même va bander le ressort dans son barillet.
    Le ressort entraine le barillet qui délivre l’énergie à l’ensemble des roues et pignons.
    Sur le post précédent, la photo montre le cliquet anti retour et son ressort d’appui.

    c’est ce que je pensais mais il reste le doute commun sur la cage exterieure du barrillet qui tourne ou pas !

    #420001412832
    nam
    Membre

    Salut,

    Après quelques recherches et réflexions, je crois que le truc est clair (au moins dans mon esprit What the fuck ?!? ) … reste à savoir si je vais arriver à l’expliquer … peut-être qu’entre « newbies en horlogerie » on peut se comprendre A propos du remontage - Page 3 Aeh_gif .

    Le barillet est une cage qui contient le ressort source d’énergie. Ce barillet est effectivement coiffé par un rochet. L’astuce c’est qu’en fait l’ensemble est donc constitué de 2 engrenages (http://www.horlogerie-suisse.com/Images/detailrouage.png) :
    – un engrenage pour le rochet qui effectue la charge (depuis la couronne ou le système de remontage auto), la rotation du rochet permet de charger le ressort en le faisant pivoter sur lui-même à partir de son centre (le rochet est fixé sur l’axe/arbre du ressort)
    – un engrenage pour le barillet qui effectue la décharge : le crochet anti-retour immobilisant le rochet, le ressort se décharge par son autre extrémité, en l’occurrence par la partie fixée sur la paroi périphérique intérieure du barillet.

    En bref :
    – lors de la charge : le rochet seul tourne
    – lors de la décharge : le barillet seul tourne.
    Pour s’imaginer le truc en 3d : en blanc le rochet en doré le barillet

    En conclusion et pour répondre à ta question :
    – si, via ton fond transparent ou autre, tu ne vois que le rochet : lorsque la montre fonctionne (mode « j’indique l’heure ») celui-ci ne tourne pas !
    – si par contre tu vois le barrillet : celui-ci tourne bien.

    J’espère avoir été clair car si je suis à peu prêt certain de mon analyse sur le plan strictement mécanique, je suis bien moins sur de mon coup sur le plan vocabulaire horloger et dimension pédagogique.

    Qu’en dis-tu ? Parce que si c’est OK et pendant qu’on y est on passe à l’étape d’après « comment fonctionne un indicateur de réserve de marche ? » Mr. Green

    #420001412833
    Ledzeptom
    Membre

    merci beaucoup !!

    c’est ce que je pensais aussi mais je n’avais pas de confirmation… !!

    donc le barrillet doit tourner tres doucement alors…!!!

    quant a l’indicateur de reserve de marche , je t’avoue de ne pas y avoir pense , mais apres tout….!! Mr. Green

    encore merci !!

    PS: mais cela voudrait dire que lorsque le ressort est recharge via le rochet comment peut il continuer a donner de l’energie car il faudrait qu’au meme moment il se desserre ?? je chipote , je chipote ……!!!!!

    #420001412834
    Arno
    Membre
    Ledzeptom a écrit:

    PS: mais cela voudrait dire que lorsque le ressort est recharge via le rochet comment peut il continuer a donner de l’energie car il faudrait qu’au meme moment il se desserre ?? je chipote , je chipote ……!!!!!

    Ca existe, et ça s’appelle un remontoir d’égalité, ou de compensation.
    Mais c’est un autre problème, et absolument rare en horlogerie de poignet.
    Peu courante, voir rare en montre de poche.
    Mais souvent employé dans les régulateurs de parquets, ou un ressort est incorporé à l’intérieur du barillet de remontage du poids.
    Ce qui permet au barillet de prendre la relève, via son ressort interne, quand on remonte le poids, donc quand la force de ce même poids n’entraine plus le train de rouages.

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    « Je ne sais pas comment sera la troisième guerre mondiale, mais ce dont je suis sûr, c´est que la quatrième guerre mondiale se résoudra à coups de bâtons et de silex » A. Einstein

    #420001412835
    Midipile
    Membre

    Salut. Je dois me coltiner une fois par semaine une réunion de service d’environ deux heures. Certains des intervenants sont de vrais boulets qui pensent que leurs banalités sont d’un intérêt supérieur. Autant vous dire que ça gribouille sec sur les agendas, ou ça SMS en douce. Moi, je contemple le mouvement régulier de la trotteuse de mon Omega. Mais j’aime bien regarder à distance le chrono Tissot du R.H, un type sympa d’une cinquantaine d’années. Sincèrement, sa montre à du style, assez sport et néanmoins habillée.

    Et je confirme que par le passé, Tissot était une marque sinon prestigieuse du moins cotée. Je me souviens aussi de la réédition d’une de leur montre des années ’60, vraiment très réussie.

    Par contre, les couleurs flashy de la Kawette, hou là là, ce que ça vieillit mal, le style des années ’80….

    #420001412836
    Ledzeptom
    Membre
    Arno a écrit:
    Ledzeptom a écrit:

    PS: mais cela voudrait dire que lorsque le ressort est recharge via le rochet comment peut il continuer a donner de l’energie car il faudrait qu’au meme moment il se desserre ?? je chipote , je chipote ……!!!!!

    Ca existe, et ça s’appelle un remontoir d’égalité, ou de compensation.
    Mais c’est un autre problème, et absolument rare en horlogerie de poignet.
    Peu courante, voir rare en montre de poche.
    Mais souvent employé dans les régulateurs de parquets, ou un ressort est incorporé à l’intérieur du barillet de remontage du poids.
    Ce qui permet au barillet de prendre la relève, via son ressort interne, quand on remonte le poids, donc quand la force de ce même poids n’entraine plus le train de rouages.

    alors comment cela marche sur une montre de poignet… ?

    #420001412837
    Arno
    Membre
    Ledzeptom a écrit:

    alors comment cela marche sur une montre de poignet… ?

    Laissons la parole à F.P.JOURNE avec son Tourbillon à remontoir d’égalité et seconde morte :

    Le remontoir d’égalité
    «Depuis les temps les plus anciens, l’homme n’a cessé de vouloir mesurer le temps, en le découpant en fractions égales: il invente la notion d’isochronisme! Il faudra attendre les
    premières horloges mécaniques pour que l’on commence à chercher un moyen d’égaliser la force qui arrive à l’échappement. Le ressort spiral n’existe pas encore et le balancier appelé
    foliot, possède un battement irrégulier dû à l’arrivée d’une force allant au gré des imperfections du ressort et des engrenages. A cette époque, les horloges ne comportent qu’une
    aiguille faisant un tour en douze heures; en effet leur imprécision ne permet pas encore de mesurer la minute. Après l’invention du ressort moteur qui permettra la construction des
    horloges de tables, un horloger du 16e siècle, Jobst Bürgi, va imaginer d’ajouter à l’engrenage traditionnel, un système indépendant remonté en courtes périodes par le ressort
    principal. L’échappement assure ainsi un débit plus constant et permet une autonomie de plusieurs mois. C’est l’invention du premier remontoir d’égalité!
    Plus tard, au 17e siècle, l’horloger hollandais Christiaan Huygens invente le ressort spiral et le pendule. Ces innovations vont apporter aux montres et aux pendules, une précision
    chronométrique inégalée à cette époque. L’aiguille des minutes se généralise et le remontoir d’égalité est alors oublié durant près d’un siècle. Avec l’arrivée du 18e siècle, dit des
    Lumières, les exigences liées aux observations astronomiques et au calcul de la longitude pour la navigation en mer, demandent de plus en plus de précision. L’aiguille indiquant
    les secondes va alors se généraliser au gré des perfectionnements horlogers. En Angleterre, l’horloger Thomas Mudge invente un remontoir d’égalité pour le chronomètre de marine
    H.3 alors qu’en France, le célèbre Robert Robin – Horloger du Roy – en invente un aussi, pour ses régulateurs de précision. Mais c’est paradoxalement au 19e siècle, que le remontoir
    d’égalité va se généraliser pour la construction des horloges d’édifices, non pas pour pallier aux défauts des ressorts (car toutes ces horloges fonctionnaient avec des poids moteurs)
    mais pour isoler le mécanisme horaire des aiguilles extérieures. En effet, celles-ci exposées aux vents pouvaient provoquer un dérèglement du mécanisme.
    La fabrication d’un remontoir d’égalité étant complexe et fastidieux, il est à nouveau abandonné presque totalement au 20e siècle, à quelques exceptions près: l’horloger anglais Georges
    Daniels l’utilisera dans une montre de poche à tourbillon, son contemporain Anthony Randall pour la construction d’une pendulette inspirée du principe du H.4 de John Harrison
    et moi-même, dans trois montres de poche à tourbillon, une pendule dite sympathique, et récemment pour la première fois dans une montre-bracelet avec le premier modèle de
    la collection F.P.Journe – Invenit et Fecit –, le Tourbillon Souverain.
    Ce qui est fascinant dans le principe du remontoir d’égalité, c’est que chacun des horlogers s’étant attelé à sa
    construction, apporte sa propre interprétation: seule l’idée de base reste commune.»

    François-Paul Journe

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    « Je ne sais pas comment sera la troisième guerre mondiale, mais ce dont je suis sûr, c´est que la quatrième guerre mondiale se résoudra à coups de bâtons et de silex » A. Einstein

    #420001412838
    nam
    Membre

    Sympa cette petite discussion à 2 Ledzeptom avec la relecture attentive d’Arno A propos du remontage - Page 3 915324 et de temps en temps le témoignage d’heureux possesseurs (ou pas) de montres Tissot A propos du remontage - Page 3 Merlot.

    Pour en revenir à ta nouvelle question : don’t worry. Tu ne vois pas le barillet tourner à l’oeil nu mais si ta montre fonctionne c’est qu’il tourne ! => si vraiment tu tiens à le constater de tes yeux vus : marques le côté de la cage d’un coup de stylo ou d’une griffure cherry pour que sa surface devienne irrégulière et que tu ai un point de repère visuel.

    Par ailleurs concernant le comportement du ressort lors du remontage : l’axe étant solidaire du rochet et le rochet ne faisant qu’avancer (il y a le crochet anti-retour donc au pire il recule d’une dent), le ressort possède bien tout le temps un point sur lequel s’appuyer pour se détendre même si effectivement ce point bouge lors du remontage (c’est à dire souvent dans le cas d’un mouvement automatique).

    Si je comprend bien le système dont Arno parle est « indispensable » sur les pendules de salon puisque lors du remontage le poids (qui fournit l’énergie en remplacement du ressort d’une montre de poignet) ne tire plus. Sans ce mécanisme pendant le remontage des poids … l’horloger s’arrête.

    En tout cas on est en plein dans un sujet technique sur le forum générale A propos du remontage - Page 3 339123.

    #420001412839
    Arno
    Membre
    nam a écrit:
    Si je comprend bien le système dont Arno parle est « indispensable » sur les pendules de salon puisque lors du remontage le poids (qui fournit l’énergie en remplacement du ressort d’une montre de poignet) ne tire plus. Sans ce mécanisme pendant le remontage des poids … l’horloger s’arrête.

    En tout cas on est en plein dans un sujet technique sur le forum générale A propos du remontage - Page 3 339123.

    Si une pendule possède un remontoir d’égalité, ce sera alors un régulateur de bureau, dont s’est inspiré Journe avec ceux d’Antide Janvier, que ce soit pour son chrono à résonance ( dans les pendules d’ audience de A.Janvier ) ou son Souverain avec le remontoir d’égalité.
    Une pendule de parquet, sera le plus souvent ( dans 99% des cas ) sans ce dispositif de remontoir annexe.
    Ils sont destinés aux régulateurs de parquets ou aux régulateurs techniques à accrocher.
    Nommés aussi régulateurs d’ateliers, car ils servaient aux horlogers de « références » pour le réglage de l’heure.
    La plupart de ces régulateurs sont équipés d’un échappement à chevilles et de la seconde centrale.

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    #420001412840
    Ledzeptom
    Membre

    interessant !

    concernant la rayure , JAMAIS!!!! Mr. Green

    sinon pour le comportement du ressort , je t’avoue que je ne comprends pas bien, je ne vois toujours pas comment le ressort se detend et se ressere en meme temps…!

    #420001412841
    Arno
    Membre
    Ledzeptom a écrit:

    sinon pour le comportement du ressort , je t’avoue que je ne comprends pas bien, je ne vois toujours pas comment le ressort se detend et se ressere en meme temps…!

    Le ressort moderne est en forme de « S », ayant deux courbes inversées.
    Quand il se retrouve à mi course, cette inversion permet à un ressort moderne de garder une constance dans son couple, afin que l’amplitude soit aux normes, du moins aux alentours des 70/80%.
    Cette inversion à remplacer la Croix de Malte dans les montres de poches.
    Dans ce cas, le ressort était remonté de 3 tours, puis bloqué par la CDM.
    C’est à dire, que même totalement débandé, la montre gardait son amplitude ( à peu prés ) jusqu’à la fin, étant donné que le ressort se se déroulait pas totalement dans son barillet.

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    #420001412842
    nam
    Membre
    Arno a écrit:
    Le ressort moderne est en forme de « S », ayant deux courbes inversées.
    Quand il se retrouve à mi course, cette inversion permet à un ressort moderne de garder une constance dans son couple, afin que l’amplitude soit aux normes, du moins aux alentours des 70/80%.

    Merci Arno pour cette précision, c’est donc une sorte de « pré-contrainte » du ressort comme on peut le voir ici A propos du remontage - Page 3 IMG_3464
    D’ailleurs ça pourrait répondre à la question initiale de Ledzeptom : sa montre est peut-être équipée d’un ressort « vintage » du coup la montre ralenti en fin de course A propos du remontage - Page 3 Merlot .

    Ledzeptom a écrit:
    sinon pour le comportement du ressort , je t’avoue que je ne comprends pas bien, je ne vois toujours pas comment le ressort se detend et se ressere en meme temps…!

    C’est pourtant pas dur à comprendre Mr. Green : tant que le ressort est roulé il a de l’énergie donc en même temps que tu le bandes il se desserre … simple, non ?

    Au passage cette discussion m’a permis d’approfondir le système de « bride glissante », système propre aux montres automatiques (c’est le principe de fixation du ressort sur la paroi du barillet, tout les détails ici – ce qui nous intéresse est plutôt à partir de la page 9 : http://watchcollector.free.fr/hebergement/steyr/barrillet.pdf ).

    #420001412843
    Ledzeptom
    Membre

    ok merci beaucoup !

    me parle de bride glissante, vais encore me poser des questions… Twisted Evil

    donc apparemment en fin de  » vie  » le ressort ne developpe + que 70/80 % de son energie…

    de toute facon je remonte ma montre ts les jours au lieu de le faire ts les deux jours !

    #420001412844
    Arno
    Membre
    nam a écrit:
    Au passage cette discussion m’a permis d’approfondir le système de « bride glissante », système propre aux montres automatiques (c’est le principe de fixation du ressort sur la paroi du barillet,

    Un ressort à bride glissante, en aucun cas il y a une fixation sur la « paroi du barillet ».
    La bride est soumise à une courbe, à une épaisseur et une longueur qui est définie par le couple total du ressort.
    Quand ce couple est atteint, la bride fait glisser le ressort, et ainsi de suite au gré du remontage via le rotor ou le bumper.

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    #420001412845
    nam
    Membre
    Arno a écrit:
    Un ressort à bride glissante, en aucun cas il y a une fixation sur la « paroi du barillet ».
    La bride est soumise à une courbe, à une épaisseur et une longueur qui est définie par le couple total du ressort.
    Quand ce couple est atteint, la bride fait glisser le ressort, et ainsi de suite au gré du remontage via le rotor ou le bumper.

    Exacte je ne me suis pas bien exprimé mais j’ai bien compris le truc. Le principe de la bride glissante c’est que parfois il y a solidarité entre barillet et bride (~ fixation du ressort) et parfois il y a glissement (~donc pas de fixation) => avec l’horlogerie on redécouvre des principes de mécanique vieux comme le monde comme le système de fixation « gras » entre les aiguilles et les canons Wink .

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