FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › 50 ans, une étape, mais pas de rolex, mais alors quoi donc ?
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dante_be, le il y a 4 années.
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19 octobre 2022 à 11h05 #420004771018
Bilboqueto
Membre50 ans, il faut du sobre et du classe, voire un classique : une Reverso, par exemple ; une Tank ; une Portugaise ; ou une Calatrava, selon le budget.
Ou alors, une 44GS, si tu veux sortir un peu des sentiers battus, et quelque chose d’un peu plus sportif.
19 octobre 2022 à 11h12 #420004771019dante_be
Membre- Gary Coupeur a écrit:
- Et pourquoi pas une Pierre Lannier?
Par rapport à une Minase?
19 octobre 2022 à 11h57 #420004771020tartine.74
Membre- Gary Coupeur a écrit:
- Et pourquoi pas une Pierre Lannier?
Ah ah ah… Monsieur est taquin…
19 octobre 2022 à 12h08 #420004771021dante_be
Membre- Bilboqueto a écrit:
- 50 ans, il faut du sobre et du classe, voire un classique : une Reverso, par exemple ; une Tank ; une Portugaise ; ou une Calatrava, selon le budget.
Ou alors, une 44GS, si tu veux sortir un peu des sentiers battus, et quelque chose d’un peu plus sportif.
C’est une question d’appréhension et de définition du sobre, du classe, d’un classique, et des sentiers battus.
Pour moi les montres dites « habillées » dans le milieu des amateurs forumeurs (grosso modo une portugaise ou une calatrava ou une tank standard) sont des montres relevant d’un certain type de sobriété et de classe, qui n’est pas universel en soi.
Je peux reconnaître les codes de cette sobriété et de ce type de classe, les finalités et, même admettre qu’ils parlent à certains qui les trouvent séduisants et valorisants et fascinants et que sais je.
Tout en les trouvant pour ma part profondément ennuyeuses et peu attractives.
Et globalement, d’un point de vue image, très très « prout prout madame » et « ça c’est de la montre de connaisseur qui sait voir, dans la fascinante simplicité, l’absence d’évolution depuis mathusalem, la « fragilité visuelle » interdite aux prolos qui s’activent, et l’étiquette qui crève le plafond, autant d’éléments qui crient la classe inhérente de l’objet ».
Avec mention spéciale pour la Calatrava (et ses amies) de ce point de vue.
Au demeurant, ceci est sans doute dû à mes origines modestes au départ et à mon goût très limité depuis pour les valeurs bourgeoises j’imagine, et pour le luxe et la « classe understatement » qui s’y rattache suppposément, j’ai une classe bien bien plus « plouc » (je dirais « moderne », mais c’est évidemment très personnel).
Donc non à 50 ans, il ne « faut pas » nécessairement acquérir une montre relevant de « ce type de « sobre classe », cela peut être une option pour ceux qui (très mystérieusement pour moi) y sont sensibles.
(Je peux avoir un goût (financièrement non assumable) pour des montres avec plein de complications et de trucs sur le cadran, mais cela relève plus de l’art et parfois du baroque que de la classe personnellement, ou alors on retombe dans le problème plus haut).
Ensuite, la notion de classique me pose souvent problème: pour moi, aimer un classique universellement reconnu comme tel dans un milieu étendu relève finalement assez globalement d’une absence de goût personnel.
On aime telle montre parce que c’est un classique et que donc elle est désirable et qu’il faut en avoir une et tout le monde la veut. Je dois avoir l’esprit de contradiction mais ça marche très très peu pour ma part.
Enfin, il y a aussi d’ailleurs une question d’ethos: les montres suisses renvoient quelque chose d’intrinséquement quoi que subtilement différent des montres japonaises, et c’est tout aussi vrai dans la catégorie « chic » ou « sport chic » ou toolwatch ou ce qu’on veut.
Une posture, l’affirmation de quelque chose de plutôt différent culturellement parlant, qui fait aussi que globalement j’ai plus de montres japonaises (essentiellement seiko mais aussi Citizen depuis peu, et donc prochainement Minase) que de suissesses dans ma collection (et aucun cas de plusieurs modèles d’une même marque suisse, même si j’aurais volontiers plusieur UN, mais c’est une marque très à part … ).
Du coup, pour revenir aux GS seiko, ce sont des montres qui relèvent d’un « sobre et classe et sans doute classique » qui me parlent dans l’ensemble, sachant que la 44GS est pile dans ce que je mets personnellement dans les « sentiers battus », avec un léger souci « d’ethos japonais dilué ».
Depuis pas mal d’années, je tourne autour des GS, je les hume, je leur trouve plein de qualités, mais je ne sais pas, c’est comme si Grand Seiko n’arrivait pas à « faire du chic luxe cérébralement uniquement japonais », quoi que cela puisse être, le sentier battu est trop « wordwild », quelque chose s’est inséré dans l’adn et ça me plait pas.
(De ce point de vue, leur gamme Ananta était un paradigme d’ethos japonais, j’en ai deux, et je reste toujours fasciné par les boitiers).
Bref voilà, mon goût mélé de sport chic et d’ethos japonais (fantasmé mais c’est vrai pour les « garde temps intemporels suisses ») fait que j’hésitais entre ce que je considère être des « non classiques instantanées », la citizen the citizen 0200 et la Minase Divido. Sans arriver à trancher sur la simple question du désir.
J’ai opté pour la seconde parce qu’elle est achetable sur le marché européen, ce qui me permettra d’attendre que l’autre arrive pour l’acquérir aussi probablement, si mes finances le permettent.
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